mercredi 30 avril 2008
délocalisations
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Le samedi 22 mars 2008, lors de l’escale de Ouagadougou, la compagnie Air Burkina demande aux passagers qui ont embarqué une heure plus tôt à Bamako de présenter leurs pièces d’identité aux agents de sécurité d'une société privée, qui viennent de monter dans l’avion. Trois d'entre eux scrutent attentivement les passeports des passagers africains. Des passagers protestent contre ce contrôle inopiné.
Le responsable du contrôle met en doute l’authenticité de la carte de résident d’un commerçant sarakole. Le ton monte. Le commerçant dit qu’avec de telles méthodes, la compagnie n’aura plus un client d’ici deux ans. L’agent de sécurité lui répond que pour tout passager non admis sur le territoire à l’arrivée par la police aux frontières, la France facture 5000 euros à la compagnie. Selon lui, les autorités maliennes sont trop laxistes sur les contrôles à l’embarquement à Bamako et laissent embarquer des personnes avec des faux passeports.
Air Burkina préfère débarquer les personnes pour qui elle a un doute quitte à leur repayer ultérieurement un billet pour Paris si jamais les passeports s'avèrent authentiques.
(...) L’ANAFE et RESF s’inquiètent de ce phénomène d'externalisation de la politique répressive de pays comme la France, confiée au bon vouloir de personnels qui ne devraient pas pouvoir se substituer à eux pour exercer des missions de police.
communiqué anafé et resf