dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
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dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

lundi 10 novembre 2008

si vous passez par là...

samedi 18 octobre 2008

c'était pire demain


C'etait pire demain

contre la politique d'immigration de hortefeux/sarkozy


signer l'appel de Place Aux Droits

lundi 15 septembre 2008

la honte, en mots


jeanne moreau dit les migrations

dimanche 31 août 2008

ensemble (sans les pauvres, les rmistes, les malades, les handicapés...) tout devient possible

Alors que la prochaine taxe du gouvernement sur les mutuelles pour financer la "Sécu" est d'ores et déjà actée, la question de l'accès aux complémentaires s'annonce d'autant plus délicate que de nombreux Français renoncent déjà à des soins pour des raisons financières.

Cela a ainsi été le cas en 2006 pour "24 % des plus pauvres et 32 % des assurés sans assurance complémentaire", souligne Prescrire. Dans son numéro de septembre, la revue rappelle qu'environ 5 millions de personnes ne disposent d'aucune assurance complémentaire santé et ce malgré l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé et l'existence d'une couverture médicale universelle complémentaire.

"Les soins concernés ne sont pas des soins de confort, mais des soins pour lesquels le "reste à charge" pour l'assuré est le plus élevé : soins dentaires (63 %), lunettes (25%), consultations spécialistes (16%) et généralistes (9%). "Patients et soignants ont tout intérêt à peser pour un accès aux soins équitables pour tous, pour des raisons sanitaires aussi bien qu'éthiques", conclut la revue.

via univadis

mercredi 20 août 2008

et pendant la farce olympique...

Un an de séjour dans un camp de « rééducation par le travail » pour avoir voulu manifester légalement pendant les Jeux olympiques de Pékin: Wu Dianyuan et Wang Xiuying font la cruelle expérience du cynisme des autorités chinoises, et de la passivité du Comité international olympique (CIO).

Le gouvernement chinois avait annoncé le 23 juillet, à deux semaines de l’ouverture des JO, une mesure exceptionnelle: la désignation de trois parcs de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d’en faire la demande cinq jours à l’avance. Un progrès considérable dans un pays où ce type de protestations est en principe impossible, salué comme tel par le CIO soulagé(...)

Wu et Wang, respectivement 77 et 79 ans, ont été expulsées de leurs logements à Pékin en 2001 - l’année de l’attribution des Jeux olympiques à la capitale chinoise. Depuis, elles tentent en vain d’obtenir réparation.

Entre le 5 et le 18 août, elles se sont rendues cinq fois au Bureau pour la sécurité de Pékin afin de demander le droit de manifester. La première fois, elles ont été détenues et interrogées pendant dix heures.

Puis, dimanche, elles ont reçu chacune notification de leur condamnation (avec sursis - NDD) à un an de « rééducation par le travail », une décision administrative, sans procès, sans avocat, sans appel. La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalement, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…

Cela n’a pas empêché mardi le « China Daily » de publier un article incroyable présentant comme un grand succès l’absence de manifestation malgré 77 demandes concernant pour la plupart, selon le quotidien, des questions sociales, médicales, ou de vie quotidienne.

Selon le porte-parole du Bureau pour la sécurité, 74 demandes ont été retirées « après accord à l’amiable entre les parties concernées et les autorités », deux autres ont été suspendues en raison de procédures incomplètes, et une a été refusée car elle impliquait la participation d’enfants, « ce qui est contraire à la loi chinoise ».

Si l’on en croit cette annonce, Wu et Wang entreraient dans la catégorie des « accords à l’amiable ».

Cynique ou abusé, un chercheur en droit de l’Université du peuple de Pékin, Mo Yuchuan, est cité par le journal, soulignant que ce droit à manifester « est en conformité avec la promesse de Pékin d’adhérer aux traditions olympiques »(...)

in rue89.com

Tout citoyen chinois peut légalement être envoyé en camp de ré-éducation pour une durée pouvant aller jusqu'à 4 années par la police sans avoir été condamné par une cour de justice.

in bbc.co.uk

mardi 12 août 2008

prison et circences

in salzburger nachrichten (autriche)
(dans les cordes : "human rights")

lundi 23 juin 2008

réveil de mauvais souvenirs

Un des porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a critiqué ce matin, au lendemain de l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes, l’action de collectifs comme RESF : « Il n’est pas tolérable que des "collectifs", type RESF (Réseau Education Sans Frontières) viennent faire des provocations aux abords de ces centres au risque de mettre en danger des étrangers retenus. L’UMP demande que dans l’affaire de Vincennes toutes les conséquences soient tirées, y compris au plan judiciaire, si la responsabilité de membres de collectifs comme RESF était avérée».



«L’UMP demande la plus grande fermeté contre les collectifs qui se livrent à ce type d’actions à proximité de lieux où ils n’ont absolument rien à faire», a-t-il dit. «Des associations humanitaires ont accès quand elles le veulent à toutes les étapes de la politique de reconduite des étrangers, la CIMADE dans les centres, la Croix Rouge à Roissy», a fait valoir Frédéric Lefebvre.

Selon lui, «la plus grande transparence étant pratiquée dans notre pays, raison de plus pour ne pas tolérer que des associations comme RESF viennent semer le désordre au risque de déclencher des émeutes et des actes irréparables».

un soutien à resf est toujours le bienvenu...

via libération

Témoignage de la vie au camp de rétention de Vincennes. Détenus affamés, violentés, terrorisés, ... ça ne vous rappelle rien ?

23 mai, CRA 2

(...) Brigade canine toute la nuit, les chiens aboient tout le temps, ils empêchent ceux qui ont les chambres de ce coté de dormir. Les projecteurs sont braqués sur les gens en permanence, dans le réfectoire et les chambres. Ils sont tellement puissants qu’ils traversent les vitres teintées. La lumière est trop forte pour regarder la télé.

Les lits superposés craquent à chaque mouvement. Ça pousse à la crise de nerf, la perte de contrôle, les gens s’en prennent à leur cohabitants. Ma chambre est contigüe aux toilettes. Quand on touche au robinet du lavabo ça fait du bruit, comme un gros boum boum qui dure. Les douches sont bouchées, les toilettes n’ont jamais été désinfectées, depuis un mois que je suis là. Elles sont pleines à craquer, à tel point qu’il faut parfois les vider dehors.

Si on mange un repas équilibré à midi il faut attendre le lendemain soir pour avoir un autre repas complet. Certains ne mangent que du pain et du lait et du fromage. Il y a eu du riz blanc et du couscous sans sauce. Les musulmans sont obligés de renvoyer leur barquette et de se contenter de pain et de yaourt.

Quand je suis arrivé je pesais 70kg, maintenant 55kg. Un ami est passé de 80kg à 60. La plupart perdent un tiers de leur poids.

Les chiens sont comme un CD qui tourne. Cris de chiens ininterrompus toute la journée mais je les vois jamais en face. Les être humains sont utilisés comme des sujets d’expérimentation par l’école de police (qui est contigüe au centre).

Un retenu se fait trainer jusqu’à sa chambre pour vérifier sa carte alors que ça fait 20 jours qu’il est là, qu’il donne son nom matin et soir, et les agents ne sont pas capables de le reconnaître. (...)

En ce moment il y a des travaux, suite à la visite de deux eurodéputés (dont Harlem Désir) puis de cinq médecins de la préfecture, ils sont en train de remplacer les installations des extincteurs qui auraient pu servir à se pendre. Avant la visite, ils ont fait un grand nettoyage notamment le jardin. Les médecins de la préfecture ne nous ont pas adressé la parole, on leur a quand même dit ce qu’il se passait ici et ils ne nous ont pas écouté.

(...)

20 mai, CRA 1

J’essaye de parler avec les gens pour qu’ils refusent le vol, pour qu’il y ait un cumul de refus de vols chez les sans papiers expulsables.

Il y trop de bruit, ils nous réveillent a 2h du matin, pour expulser les gens à 4h.

Les expulsions, convocations au tribunal, et les audiences avec les consuls sont affichées sur un tableau.

C’est le même produit qui fait bain de bouche et qui désinfecte les plaies. C’est interdit de ramener des médicaments dans le centre, donc ceux qui sont malades ne peuvent pas le faire. Un diabétique a été amené menotté à l’hôpital. Tout le monde a des boutons sur le corps, des allergies à cause de la nourriture. Les haricots sont déconditionnés de leur boites de conserve et reconditionnés dans des barquettes plastique pour falsifier le date de péremption.

Les appels au haut parleur commencent à 6h du matin pour appeler les gens, ce qui réveille tout le monde.

(...)

via hns infos

jeudi 12 juin 2008

les chiffres avant tout (2)

Nous constatons depuis quelques semaines, une augmentation marquée des pressions exercées sur les Médecins Inspecteurs de Santé Publique (MISP) et les contractuels en charge des dossiers d'"Etrangers Malades". Elles s’inscrivent dans une démarche globale d’intimidation retransmise par certains directeurs, eux-mêmes pressés par leurs préfets, qui ont été récemment convoqués pour des chiffres de reconduite à la frontière considérés comme insuffisants.

Nous avons donc écrit à notre ministre de tutelle :

  • pour lui rappeler que l’avis rendu par le MISP est un acte médical auquel s’appliquent toutes les règles professionnelles (voir les avis récents du Conseil National de l’Ordre des Médecins et du Conseil d’Etat),
  • pour lui demander de faire cesser ces pressions qui constituent une violation de notre déontologie médicale inscrite dans le Code de la Santé Publique, qu’elle doit avoir à cœur en tant que professionnel de santé de faire respecter et dont elle constitue en tant que Ministre de la Santé le plus sur garant.

Deux de nos collègues, amenés à émettre ces avis viennent d’être mis en cause dans une affaire d’« aide au séjour irrégulier en bande organisée » en cours d’instruction à Marseille. A l’issue des auditions qui ont duré près de 20 heures, aucune charge n’a été retenue contre eux.

Des entorses, voire des violations du secret médical sont régulièrement signalées par des collègues MISP dans différentes régions et des pressions continuent à s’exercer plus ou moins directement pour que leurs avis soient modifiés.

Syndicat des Médecins Inspecteurs de Santé Publique - 5 mai 2008

les chiffres avant tout (1)

L’introduction dans la loi du droit au séjour pour raison médicale consacre, en 1998, la primauté des principes de solidarité, de respect des droits fondamentaux de la personne humaine et des enjeux de santé publique : la mise en place d’une véritable protection juridique avec droit au travail, a prévalu sur les régularisations discrétionnaires auparavant soumises au bon vouloir des préfets ou ministres, et aux aléas contentieux.

L’esprit de la régularisation pour raison de santé n’est pas, comme le présentent trop souvent ses détracteurs, un moyen de venir se faire soigner en France. C’est le droit d’avoir un titre de séjour pour les étrangers, résidant en France, lorsqu’ils sont atteints d’une pathologie grave (découverte dans 94% des cas en France) sans possibilité de prise en charge dans leur pays d’origine. C’est à un médecin inspecteur de santé publique (MISP), qu’il revient de se prononcer, sur la base d’un rapport médical complet transmis par un médecin agréé ou hospitalier, sur la gravité de la pathologie et la nécessité d’être soigné en France.

La décision finale revient toutefois au préfet. Pourtant, progressivement, ce droit au séjour pour raison médicale est devenu, à l’instar du droit d’asile, une variable d’ajustement de la maîtrise des flux migratoires et de la gestion comptable et économique de l’immigration. Au mépris du droit à la santé, en dépit des textes internationaux ratifiés par la France, il a fait, et continue de faire, l’objet d’attaques répétées. Attaques politiques d’abord. Le rapport de l’inspection générale de l’administration de novembre 2002 (rapport Escoffier) plante le décor en s’appuyant sur le fantasme du « faux malade ». Les tentatives successives d’amputer par la loi le droit au séjour pour les malades ont finalement avorté grâce à la mobilisation des professionnels de santé et des associations.

Mais, les pouvoirs publics ont trouvé d’autres canaux, moins publics, moins visibles et tout aussi délétères : circulaires et outil en intranet (« fiches-pays » réduisant la notion de l’accessibilité effective à un suivi médical à la seule existence dans un pays d’une possibilité de soins). Entraves dans la mise en application, ensuite. Les dysfonctionnements rencontrés par les étrangers en préfecture sont légions : des conditions d’accueil déplorables à l’exigence de pièces non prévues par la loi ou de paiement de taxes abusives, de la violation du secret médical aux délais d’instruction improbables, les obstacles se multiplient pour accéder effectivement au titre de séjour prévu par la loi(...)

On assiste aujourd’hui à une véritable épidémie de refus de renouvellement des titres de séjour pour raison médicale à des personnes dont l’état de santé est loin de s’être amélioré, à des placements en rétention, voire à des expulsions de malades.

in rapport de l'observatoire du droit à la santé des étrangers du 3 juin 2008

vendredi 30 mai 2008

en effet ça fout la honte...

Le 18 juin 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.

En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.

En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

in directivedelahonte.org

mardi 13 mai 2008

mauvais joueur

ll se prénomme Viktor et était dans le parti d’opposition à Loukachenko, en Biélorussie. Les risques qu’il court sont évidents. La Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) rejette deux fois son dossier. Il est donc arrêté pour expulsion. La Cour Européenne des Droits de l’Homme alertée d’urgence, interdit l’expulsion. Bien qu’informées de l’interdiction d’expulsion, les forces de l’ordre tentent de l’embarquer de force dans un avion. Il s’ouvre le ventre avec une lame de rasoir pour ne pas embarquer. Quelques semaines plus tard, la CNDA reconnaît le bien fondé de sa demande et lui accorde le statut de réfugié politique.

in resf.org

vendredi 2 mai 2008

Cimade et sans-papiers

(...)Une bénévole et une salariée de l’association, Nicole Matthieu et Johanna Reyer parlent de leur quotidien et de leur appréhension de la politique du chiffre menée par la Préfecture, pour répondre aux exigences du Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire de M. Brice Hortefeux(...) Faire du chiffre à n’importe quel prix, jusqu’à l’absurde.

in latelelibre.fr

jeudi 3 avril 2008

pendant ce temps à calais...

17 heures 30, je me dirige vers la heighteen hour place. De longues rues rectilignes à parcourir. Une voiture klaxonne en passant près de moi, c’est Mamy qui arrive en sens inverse. Elle – La police est au bout de la rue, ils en ont attrapé cinq, monte avec moi on va prévenir les autres.

De retour sur la fourteen hour place. Mamy prévient ceux qui sont là. Quelques minutes plus tard, un car de CRS entre sur la place, tous les réfugiés se regroupent autour de Mamy et de sa voiture. Une centaine de personnes qui accourent. Une dizaine de réfugiés se sont entassé dans la voiture. Le car fait le tour du parking, trois CRS dedans, des regards de prédateur. Le car s’arrête. – S’ils sortent et qu’ils mettent leurs gants c’est foutu.

Mamy sort sont téléphone portable et son appareil photo.

– Qu’est-ce que je fous moi toute seule. S’ils sortent et qu’ils mettent leurs gants … Les CRS ne sortent pas, ils voulaient juste se montrer, une petite piqûre de rappel.

– Ok les gars, vous faites un seul groupe et tous ensemble on va à la heighteen hour place pour manger. Vous faites un gros groupe compact, ils ne sont que trois, ils ne feront rien. Moi je vais vous suivre en voiture. Sur le trajet, le car fera deux fois son apparition, roulant au ralentis ; le groupe reste compact.

photos et texte in anthonyberthaud.com et purpose.fr

racaille chinoise

Trois ans et demi de prison pour le dissident chinois Hu Jia. Il avait été arrêté en décembre pour avoir dénoncé sur le Net le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l’homme. Les Etats-Unis et l'Union européenne protestent.

in liberation.fr

lundi 31 mars 2008

agenda

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