vendredi 14 novembre 2008
bonjour, alors aujourd'hui tous ensemble nous allons fabriquer un ennemi.
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Des spécialistes surarmés
Sur TF1, on détaille les techniques des terroristes à grand renfort de détails. Au péril de leurs vies, ils se hissent sur les caténaires à 7 mètres de hauteur sur un câble de 25000 volts(...) Curieusement, la plupart des incidents sont décrits comme ayant été provoqués par des blocs de béton déposés sur la voie, mais l'enquête journalistique suit son cours. Sur France 2, on évoque un attirail impressionnant, découvert lors des perquisitions : des livres, des barres métalliques, des cagoules, des fumigènes, des gilets pare-balles, ou encore... des tiges de fer. Armés jusqu'aux dents !
Une nébuleuse internationale
Autre détail croustillant, sur France 3 : ils ont protesté contre le CPE ! Et les images violentes défilent à l'écran. Ils ont manifesté en Allemagne ! Et les images violentes défilent à l'écran. Ils ont défilé aux Etats-Unis devant une caserne militaire ! Et les images violentes défilent à l'écran. D'ailleurs, cette caserne a été la cible d'un attentat un mois après, bizarre(...)
On en appelle aussi à l'expertise des experts, aucun doute, l'ultra-gauche est dangereuse, car indépendante et hors de contrôle : anarcho-autonomes, selon le ministère de la Justice. D'ailleurs, de nombreux rapports des RG le soulignent : les gens dangereux sont dangereux. La presse se risque même à reproduire les propos d'Alain Bauer, spécialiste parmi les spécialistes, sarkozyste parmi les sarkozystes, qui ose un rapprochement avec le groupe terroriste "Action Directe". Sur France 3, Michèle Alliot-Marie déclare que ces gens étaient sous surveillance depuis longtemps, qu'ils ont été vus à proximité de voies TGV, que des rapprochements ont été faits, qu’ils étaient aussi sous surveillance du FBI, etc. La police et le FBI les auraient donc laissé faire ?(...)
Mais à chaque fois, après ce déferlement de témoignages à charge, un journaliste conclut le reportage, devant un bâtiment officiel orné de drapeaux tricolores, par une résurgence d'esprit journalistique : "on ne sait pas grand chose, il n'y a pas de preuve". Ce qui a été confirmé par plusieurs sources judiciaires. Aucune preuve. Rien...
Une enquête ? Quelle enquête ?
Pire, même. Selon une information Europe 1, les dix gardés à vue n'ont pas été interpellés dans le cadre de l'enquête sur les sabotages de la SNCF, mais dans celui d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril par le parquet anti-terroriste. Cette enquête vise à établir leur rôle dans des violences qui ont eu lieu lors de manifestations à Vichy début novembre et à Thessalonique début septembre.
Et si on trouvait des traces d'un compte bancaire, on pourrait aussi les accuser d'avoir fomenté la crise financière ? Les journalistes veillent au grain...
article complet sur lesmotsontunsens
Officiellement, donc, si l'on s'en tient au budget 2008 (...) le volet "police des étrangers et sûreté des transports internationaux" perçoit 760 millions d'euros.
« Honnêtement, on en a ras le bol de cette histoire du passé », par ces mots, Brice Hortefeux expliquait le 28 juin dernier lors d’un meeting sur l’Europe sa décision d’organiser un sommet de l’Intégration à Vichy les 3-4 novembre prochain. Il s’agirait d’en finir avec l’opprobre qui pèse sur la ville depuis un demi-siècle. Le débat déjà ancien sur l’amalgame entre le nom d’une ville et la désignation de l’Etat français dirigé par le Maréchal Pétain rebat alors son plein. Une proposition de loi avait d’ailleurs déjà été déposée par le député Gérard Charasse le 26 mars 2003 visant à « substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation « dictature de Pétain ».
Par un décret publié le 22 août dernier, le ministre de l’Immigration a décidé de bouleverser le dispositif qui permettait d’informer les étrangers retenus dans les centres de rétention et de leur apporter assistance dans la mise en œuvre effective de leurs droits. Depuis 1985, la CIMADE était l’organisation missionnée pour accomplir cette tâche difficile.
La Cimade, présente dans tous les centres et lieux de rétention, se tient à la disposition des étrangers qui y sont amenés, les informe, non seulement sur leurs droits, à l’asile ou à la vie privée et familiale, mais leur donne aussi les moyens pratiques de les mettre en œuvre, en rédigeant des recours, en mettant un mémoire à la disposition des avocats commis d’office, en aidant les personnes retenues à communiquer avec leurs proches, leurs soutiens.
Ainsi, pendant les longs mois de crise au CRA de Vincennes qui ont précédé l’incendie qui l’a détruit le 22 juin dernier, la CIMADE n’a cessé d’alerter sur les conditions d’existence détestables, le climat de violence et d’humiliation, dont souffraient les étrangers retenus.(...)
J’ai une question pour le ministre Morin, Hervé, de la Défense (nationale).



Depuis plusieurs mois, des collectifs de couples franco-étrangers se mobilisent partout en France au sein du mouvement des “Amoureux au ban public”. Ils s’engagent pour la défense collective de leur droit de mener une vie familiale normale mise à mal par le durcissement continu des lois et des pratiques administratives.
Le Canard enchaîné révèle que le responsable du pôle communication du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, Gautier Béranger, est poursuivi pour "injures racistes" par un vigile de supermarché. "Sale Noir!", lui aurait-il dit avant de le menacer de le "renvoyer dans son pays", alors que le vigile appliquait une procédure habituelle de l'enseigne.