jeudi 20 novembre 2008
mauvais calcul
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La dernière ligne de défense des avocats de la croissance économique infinie, c'est qu'elle est nécessaire pour éradiquer la pauvreté. Cet argument est au mieux hypocrite. Et après analyse il clame l'impossible.
Voici pourquoi. Durant les années 80, pour chaque 100 dollars ajoutés à la richesse économique, environ 2,2 dollars sont arrivés à ceux qui vivent sous le seuil d'extrême pauvreté de la banque mondiale. Durant les annés 90, ce montant est tombé à 60 cents. Cette inégalité dans la distribution des revenus (...) signifie que pour que les pauvres deviennent un peu moins pauvres, les riches doivent devenir énormément plus riches. Il faudrait environ 166 dollars de croissance globale pour générer 1 dollar de plus pour les populations vivant avec moins de un dollar par jour.
Et alors, pourriez-vous penser, ça vaut le coup. Mais considérez les ressources que cela demanderait(...) L'humanité sur-exploite les capacités de la biosphère chaque année depuis le milieu des années 80, et chaque année nous le faisons plus tôt. En 2008, nous avons dépasser la capacité annuelle le 23 septembre, 5 jours plus tôt que l'année précédente. Il faudrait au moins 3 planètes pour assurer nos ressources si tout le monde vivait comme les britanniques; 5 planètes si nous vivions comme les américains.
De façon perverse, selon le système économique actuel, réduire un petit peu la pauvreté nécessite une énorme augmentation de la consommation de ceux qui sont déjà riches. Hisser les plus pauvres jusqu'au niveau de 3 dollars par jour demanderait à la biosphère des ressources irréalistes équivalentes à 15 planètes. En d'autres mots, nous aurons fait de la terre une planète inhabitable longtemps avant que la pauvreté ait été éradiquée.
par Andrew Simms in le new scientist du 18 octobre 2008 traduction dessillons
La réalité, mes pauvres et chers amis, c’est qu’entre 1995 et 2007, la consommation électrique moyenne d’un téléviseur est passée de 140 kwh/an à 307 kwh/an. Cela fait 119 % de plus en douze années.
Sauver la planète finance, visiter le Québec, faire signer la paix aux Russes…, a un coût carbone. Le magazine Terra Economica a calculé le bilan carbone de l’omniprésident: en onze mois de déplacements officiels, Nicolas Sarkozy a émis 7061 tonnes équivalent CO2. A quelques kilos près, cela correspond aux émissions de CO2 de 1000 Français, affirme le mensuel.
Histoire chimique d’une tarte aux cerises de supermarché
Alors qu'à Paris, on ergote sur la taxe pique-nique et autres bonus malus écologiques, la France s'apprête à torpiller une directive européenne fondamentale pour l'environnement: la directive-cadre sur la protection des sols, portée depuis 2006 par Bruxelles et adoptée en novembre 2007, en première lecture, par le Parlement européen
Parlons donc chiffres : c'est très cher payé pour une réduction des émissions estimée à 8 grammes de CO2 par kilomètre (1), contre 160 g/km pour les voitures neuves en moyenne. De l'ordre de 800 euros la tonne de CO2 évitée, quand elle coûte environ 20 euros sur le marché européen.
Jose Bové a annoncé la création d'un mouvement de "planteurs volontaires" lors de l'AG du Collectif des Faucheurs Volontaires, dimanche dernier(...) Planter quoi ? Des semences interdites de circuits commerciaux, pardi ! Ces tomates de jardin, ces haricots paysans, ces maïs de terroir qui n'ont pas accès au catalogue officiel des grands semenciers - qui privatisent le vivant - et dont on va s'échanger les graines à grande échelle !
Une fois que la nouvelle centrale thermique 'Tata Ultra Mega' sera mise en service en 2012 dans l'Ouest de l'Inde, elle deviendra l'un des 50 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde. Et la Banque Mondiale aide à rendre cela possible.
Je crois, je suis même sûr que bien peu de gens réalisent si peu que ce soit l’ampleur du chaos que répand la Chine en Asie, en Afrique et même en Amérique tropicale. Prenons un exemple décrit dans le journal britannique The Daily Telegraph par son correspondant basé au Kenya, Mike Pflanz (...).
Non seulement une route doit être construite, mais elle doit aussi être régulièrement rénovée et reconstruite en cas de besoin, ce qui signifie qu'aucune route n'est jamais vraiment "payée." (…) L'indice de Valeur d'Actifs (Asset Value Index) a été conçu pour comparer sur un cycle de vie de 40 ans la totalité du coût et des recettes imputables à une portion de route. La version simplifiée calcule la quantité d'essence consommée sur une chaussée et les recettes générées par les taxes sur l'essence. (…) L'application de cette méthode a révélé qu'aucune route ne s'auto-paie sur ces taxes.
C'est étrange ce truc qui flotte dans l'air... Le nucléaire français n'a plus l'air si sûr que ça tout d'un coup. Le site nucléaire du Tricastin fait encore parler de lui. Et cette fois-ci, cela se passe à la centrale. Ce matin (23 juillet), vers 9h30, une opération de maintenance réalisée sur le réacteur 4 de la centrale du Tricastin (Drôme) a nécessité l'ouverture d'un tuyau. Or, des substances radioactives, de la poussière nous dit-on, se sont échappées dudit tuyau, contaminant près de 100 salariés sur le site.