dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
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dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

lundi 3 novembre 2008

attention, ça va commencer

La crise bancaire ne fait que commencer. D'après nombre d'experts financiers, le problème des subprimes n'est qu'un apéritif en regard de la bombe à retardement des "Credit Default Swaps" (CDS). Au cours des années 2002-2007, des centaines d'institutions financières ont vendu aux investisseurs des assurances contre la faillite des entreprises dans lesquelles ils plaçaient leurs capitaux. Ces produits financiers se sont développés en dehors de toute règlementation : les soi-disants assureurs pouvaient garantir des montants colossaux sans posséder eux-mêmes le premier dollar permettant de rembourser les assurés en cas de problème. Ce marché des CDS a atteint en 2008 le montant extravagant de 62 000 millards de dollars (chiffre proche du total des dépôts bancaires de la planète - cf. le monde).

La multiplication des faillites d'entreprises - bancaires ou autres - est en train de transformer ces produits financiers en un poison mortel pour les institutions - souvent des fonds spéculatifs - qui les ont émis, car elles seront bien incapable de rembourser leurs clients.

Thomas Coutrot, membre du conseil scientifique d'ATTAC, 
in Poilitis (23 oct 08)

jeudi 2 octobre 2008

la maison brûlerait-elle ? impossible, on ne regarderait que ça...

Selon Corinne Le Quéré (université d’East Anglia et British Antarctic Survey), membre du Global Carbon Project (GCP), « depuis 2000, les émissions (de gaz à effet de serre) ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu’entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n’avait été que de 0,9% environ ».

Dans l’absolu, c’est dingue, mais relativement aux prévisions du Giec, c’est encore pire. Le Giec est cette Internationale scientifique qui, dans le cadre de l’ONU, cherche à modéliser l’évolution du climat planétaire. Le Giec est le modeste phare dont nous disposons pour éclairer les ténèbres de l’avenir. Eh bien, les pires prévisions du Giec sont actuellement fondées sur une augmentation moyenne annuelle des émissions de gaz de 2,7 %. Et nous en sommes à 3,5 %. Les pires prévisions, je me permets d’insister lourdement.

(...) La leçon est simple : rien n’a bougé en vingt ans. Car il y a vingt ans que l’alerte mondiale a été lancée, notamment par la revue scientifique Nature. Car il y a dix ans qu’a eu lieu la funeste conférence mondiale de Kyoto, d’où sont sortis des voeux pieux, et des engagements ridicules. Or, même cela ne sera pas atteint en 2012, au moment du bilan du fameux Protocole dit de Kyoto.

Pensez une seconde à toutes ces informations bidon publiées ici ou là. Pensez à ces envolées du haut des tribunes. À ces dizaines de conférences ronflantes, rutilantes et sublimes. À ces milliers de discours. À tous ces misérables Grenelle de l’Environnement, quel que soit le nom qu’on leur donne et donnera. Pensez à ces entreprises, transnationales ou non, qui font semblant d’agir, aidées par des journaux devenus sans morale, et sans objet, mais surchargés de publicité à la gloire du néant. Pensez que 90 % des « nouvelles » circulant dans un pays comme le nôtre concernent l’âge du capitaine et de Johnny Halliday. Les affres de PPDA et cette grossesse de Carla Bruni, qui se fait attendre. Le mariage de la Princesse, suivi de son divorce, puis de sa tentative de suicide. En conscience, en toute certitude, nous avons ouvert ensemble une boîte de Pandore aux dimensions sans précédent.

via fabrice nicolino

mercredi 17 septembre 2008

change pas de main, je sens que ça vient (quoi, vulgaire ?)

L'information était peut-être prévisible, elle n'en reste pas moins "jamais vue", selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP). D'après les chiffres fournis mardi 16 septembre par cet organisme regroupant les professionnels du pétrole, les Français ont drastiquement réduit leur consommation de carburants cet été.

La chute, qualifiée de "brutale", atteint 12,3 % en août par rapport à août 2007. Première explication : la flambée des cours du pétrole, qui ont atteint un record à 147,50 euros le baril le 11 juillet, et généré une hausse des prix à la pompe. Conjuguée à la baisse du pouvoir d'achat, cette flambée a poussé les Français à lever le pied pour faire des économies. En vacances, ils "ont peut-être moins roulé ou bien ont roulé moins vite", avance Jean-Louis Schilansky, le président de l'UFIP.

(...) Les Français avaient commencé à réduire leurs achats de carburants en juin, avec une chute de 8,1 %. En juillet, la consommation a encore baissé de 1,4 %. Si bien que sur trois mois, les achats de carburant ont diminué de 7,3 % (- 12,1 % pour l'essence et - 5,7 % pour le gazole). L'UFIP relève également que la baisse des ventes de gazole implique que les routiers ont eux aussi diminué leur consommation.

via le monde

mercredi 13 août 2008

penser la rupture

Est prévisible ce qui, d'une manière ou d'une autre, se réduit à la perpétuation de ce qui est. Le radicalement nouveau échappe à la prévision, parce que justement, il n'est pas réductible aux temps présents. Extrapoler, maître mot des prévisionnistes. Mais extrapoler mène au même, tandis que le radicalement autre, c'est justement pas "le même"(...)

Ce ne sont pas les les experts ni les gouvernements, bien au contraire, qui ont pensé la question écologique, et ont vu poindre la crise écologique. Ils sont aveugles et ce sont eux qui nous "dirigent", eux qui sont censés indiquer les directions aux sociétés ! Les politiques, la grande majorité des journalistes, une écrasante majorité de penseurs, payés pour ça, ont failli, une fois encore. Ceux qui ont repéré la question écologique, ce sont les citoyens, les gens, les lanceurs d'alerte, délestés des doctrines, théories, idéologies aveuglantes, riches d'une pensée libre qui ne les empêchait pas de voir ce qu'ils voyaient(...)

Nous savons que demain ne peut être comme aujourd'hui, qu'il y aura du "moins", qu'il faudra "se passer de", s'abstenir, se restreindre. Hou la la ! Voilà qui ne nous incite pas à voir l'avenir en rose, voici des lendemains qui chantent faux. Gare à la déprime. On devrait voir les choses autrement. Ne pas envisager ces transformations comme de la pénurie mais comme un changement de mode d'être qui apporte ses plaisirs, ses jouissances. Apprendre à être heureux autrement. Non plus à travers les objets et la consommation. Il faudra redécouvrir des plaisirs oubliés ou en créer de nouveaux et repenser entièrement notre économie de vie. Ces transformations, certes, ne nous empêcheront pas d'aimer, de penser, de chanter, toutes choses qui ne dégagent pas de gaz à effet de serre !

Denis Guedj, in Politis

lundi 9 juin 2008

le mur est là, juste devant.

La marine nationale a annulé trois missions "importantes mais pas essentielles" prévues cet été afin de réaliser des économies de carburant, réagissant à la flambée des cours, a indiqué dimanche 8 juin le Sirpa marine, confirmant une information du Point.

(...) le commandant Erulin, à précisé qu'outre ces "premières mesures", une "politique de gestion du gazole portant à la fois sur la gestion des stocks et le choix des points de ravitaillement est en cours d'élaboration". "Le principe est d'aller dans les ports où le gazole est le moins cher et d'adapter certaines exigences de gestion des stocks opérationnels à la possibilité de s'approvisionner au meilleur prix", a-t-il détaillé.

(...) De plus, ajoute lepoint.fr, "les pétroliers-ravitailleurs sont exceptionnellement autorisés à faire descendre leurs réserves sous la barre pourtant intangible des 70%".

sources multiples

vendredi 6 juin 2008

too late...

Les rejets de CO2 des voitures neuves vendues en France en 2007 ont pour la première fois stagnées pour s’établir à 149g/CO2 par km alors qu’elles baissaient régulièrement depuis 1996. Cette stagnation est imputable aux ventes de 4x4 qui ont progressé et dont les émissions moyennes s’établissent à 210 g/CO2, soit 41% de plus que la voiture moyenne commercialisée en France.

Reste qu'en y ajoutant les voitures d'occasion, les émissions moyennes de l'ensemble du parc français sont de 160 grammes de CO2/km.

L’ambition climatique européenne doit se traduire par une obligation de limiter la moyenne des émissions de CO2 à 120g/km d'ici à 2012 et 80g/km d'ici à 2020. Les commissions « Environnement » et « Industrie » du parlement européen qui se réunissent la semaine prochaine doivent mettre en place un système de pénalités immédiatement dissuasif égal à 150 euros pour chaque gramme de CO2 supérieur au seuil retenu pour chaque véhicule vendu.

via agir pour l'environnement

Le litre d'essence à 2,5 euros, c'est peut être pour 2009, et ce n'est qu'un début.

(...) Pour ma part, j'en appelle à la mise en place d'une véritable économie de guerre, planifiée, équitable et démocratique. Je fais même le pari que les jeux Olympiques de Londres, en 2012, ne pourront se tenir parce que les circonstances ne se prêteront pas à un tel rassemblement international !

Yves Cochet in Politis

jeudi 29 mai 2008

un peu d'économie (on s'accroche)

L'accumulation productive de capital productif ne cesse de régresser. Aux Etats-Unis, les 500 firmes de l'indice Standards & Poor's disposent, en moyenne, de 631 milliards de réserves liquides; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d'opérations sur les marchés financiers. En France, l'investissement productif des entreprises du CAC40 n'augmente pas, même quand leurs bénéfices explosent.

L'impossibilité de valoriser les capitaux accumulés par la production et le travail explique le développement d'une économie fictive fondée sur la valorisation de capitaux fictifs. Pour éviter une récession qui dévaloriserait le capital excédentaire (sur-accumulé) les pouvoirs financiers ont pris l'habitude d'inciter les ménages à s'endetter, à consommer leurs revenus futurs, leurs gains boursiers futurs, la hausse futur de la valeur marchande de leur logement, cependant que la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, les achats futurs des ménages, les gains que feraient dégager les dépeçages et restructurations, imposés par les LBO (leveraged buyout), d'entreprises qui ne s'étaient pas encore mises à l'heure de la précarisation, surexploitation et externalisation de leurs personnels.

La valeur fictive (boursière) des actifs financiers a doublé en l'espace d'environ 6 ans, passant de 80 000 à 160 000 milliards de dollars (soit trois fois le PIB mondial), entretenant aux Etats-Unis une croissance économique fondée sur l'endettement intérieur et extérieur, lequel entretient de son côté la liquidité de l'économie mondial et la croissance de la Chine, des pays voisins, et par ricochet, de l'Europe.

L'économie réelle est devenue un appendice des bulles financières. Il faut impérativement un rendement élevé du capital propre des firmes pour que la bulle boursière n'éclate pas(...) car l'éclatement des bulles menacerait le système bancaire de faillites en chaîne, l'économie réelle d'une dépression prolongée (la dépression japonaise dure depuis 15 ans).

André Gorz in Manifeste Utopia

repentez-vous, mes frères !

Je viens de me décider - sans les mains - à vous faire, et à me faire aussi, un petit cours de chimie.

(...) Le pétrole, comme chacun sait, doit aller se faire raffiner dans une cathédrale industrielle (pour devenir) : (...) gazole (...) fioul (...) kérosène (...) essence automobile et bien d’autres merveilles.

(...) Parmi eux, les glorieux plastiques.

(...) À ce moment de l’histoire, ébahis, nous voyons apparaître une matière toute nouvelle, solide, dont nous allons jouer pour fabriquer ce qui nous passe par la tête : climatiseurs, antiseptiques, gazon artificiel, asphalte, aspirine, ballons, pansements, bateaux, bouteilles de Volvic, caméras, bougies, voitures, moquettes, cassettes vidéo, calfeutrage, CD, peignes et brosses, ordinateurs, crayons de couleur, crèmes, adhésifs dentaires, déodorants, détergents, produits-vaisselle, habits, séchoirs, couvertures chauffantes, toile isolante, engrais, leurres de pêche, fils de pêche, cire pour sols, ballons de foot, colles, glycérine, balles de golf, cordes de guitares, teintures pour cheveux, bigoudis, aides auditives, valves cardiaques, peintures, congélateurs, encres, insecticides, isolation, kérosène, gilets de sauvetage, linoléum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-parleurs, médicaments, éponges, lubrifiants, casques de moto, pellicule cinématographique, vernis à ongles, filtres à huile, pagaies, pinceaux, parachutes, paraffine, stylos, parfums, Vaseline, chaises en plastique, vaisselle en plastique, ruban adhésif, contreplaqué, réfrigérateurs, roues de skateboards, sacs poubelle, bottes en caoutchouc, chaussures de jogging, saccharine, joints (et non pas joints), cirage, chaussures, rideaux de douche, solvants, lunettes, chaînes-stéréo, pulls, balles de ping-pong, enregistreurs, téléphones, magnétoscopes, raquettes de tennis, thermos, collants, garnitures de WC, dentifrice, transparents, pneus, rubans encreurs, parapluies, capsules de vitamines, tapisseries, conduits d’eau, résines.

Ce n’est qu’une courte sélection, car avec PVC, polypropylène, polyéthylène, polystyrène, polyesters insaturés, polyuréthannes, silicone, polyépoxydes, entre autres, on peut s’amuser jusqu’à la fin du monde. Et d’ailleurs, à ce propos, que se passera-t-il fatalement quand le pétrole viendra à manquer pour de bon ? Je vous pose la question, car j’ai confiance dans votre sens de l’imagination.

via planète sans visa

la fin est proche !

(...) Si l’on prend comme point de départ le début du 20ème siècle, cette chute est même vertigineuse : on aboutirait à une division par dix en cent ans. Si vous préférez, en imaginant que le prix réel du pétrole ait été 100 en 1900, il serait aujourd’hui d’environ 10.

Une telle vision contredit frontalement ce que nous lisons tous sur le cours du pétrole. Mais elle est juste : le prix nominal du litre d’essence augmente en effet chaque jour ou presque, mais pour l’heure, la tendance historique reste résolument baissière. Car il faut accepter de calculer le prix autrement qu’en euros courants, ce qui est bien la moindre des choses. Et Jancovici d’écrire : « Je dois travailler 10 fois moins longtemps que mes (arrières-)grands-parents pour me payer un kWh (de n’importe quoi, car on peut tout compter - pétrole, charbon, gaz, électricité, en kWh), que je le consomme en direct ou qu’il serve à fabriquer une maison, une tasse à café, une lampe, une tomate sous serre chauffée ou un stéthoscope (ou un journal, car la pâte à papier sans énergie ce n’est pas facile facile) ».

Pour prendre un exemple plus proche encore, plus concret en tout cas, Jancovici note que « les carburants routiers valent 1,5 à 2 fois moins cher aujourd’hui qu’en 1970 - donc AVANT le premier choc pétrolier - pour un smicard (qui doit donc travailler 1,5 à 2 fois moins longtemps pour s’acheter un litre d’hydrocarbures aujourd’hui qu’en 1970) »

via planète sans visa

lundi 19 mai 2008

ah les states, toujours à la pointe...

Pour la première fois depuis près de trente ans, les Américains commencent à moins rouler, comme l'attestent les statistiques préliminaires de la Federal Highway Administration qui montrent en janvier 2008 un recul de 1,7% du nombre de miles (un mile = 1,6 km) parcourus par les automobiles américaines par rapport à la même période l'année précédente.

Ce recul peut sembler minime mais il est significatif lorsqu'on sait que le parc de voitures augmente chaque année dans le pays de près de 2%.

(...) Les chiffres de la consommation d'essence sont également à la baisse sur les deux derniers trimestres, un recul jamais vu depuis 1991. Pour les trois premiers mois de 2008, la consommation a baissé de 0,6%, un recul qui devrait continuer cet été par rapport à l'été 2007.

(...) Les constructeurs automobiles américains, qui ont connu en avril des baisses à deux chiffres de leurs ventes de véhicules neufs, rivalisent de promotions imaginatives. Ainsi Chrysler, et ses marques d'imposants et gourmands 4X4 Dodge et Jeep, offre un contrat d'approvisionnement en essence à 2,99 dollars le gallon pendant trois ans, à tout nouveau client qui acquiert un véhicule.

A l'autre bout du spectre, un nouveau délit, très courant dans les années 70 du choc pétrolier, commence à ressurgir: le siphonage d'essence, qui provoque une ruée sur les verrous de bouchon de réservoirs.

via agir pour l"environnement

mardi 29 avril 2008

les dinosaures sont morts mais ils ne le savent pas encore

Le monde s’enfonce dans une crise climatique angoissante, mais notre classe politique continue de parler une langue morte. Les gens qui défendent le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pensent l’avenir avec les mots d’un passé qui ne reviendra pas. Ils sont les héritiers de ceux qui attendaient l’armée allemande derrière la ligne Maginot, et qui se trouvèrent débordés en une nuit de mai 1940 par les blindés du général Guderian. Comme eux, ils se trompent d’époque.

Nous pourrions rire, si ce n’était aussi grave, du discours des promoteurs du nouvel aéroport. Comme la Toinette du Malade imaginaire, qui répond « le poumon » à toutes les questions posées sur la santé d’Argan, ils répètent, hébétés par eux-mêmes : la croissance, la croissance, la croissance.

(...) Le pouvoir ne cesse de nous rabâcher que nous vivons bien au-dessus de nos moyens, que nous avons mangé notre pain blanc. Avoir un hôpital de proximité serait devenu un luxe intolérable : on en supprimera donc 250. Redon, Châteaubriant, Ancenis font partie de la liste ; mais un aéroport pour aller rejoindre les plages méditerranéennes, est une inéluctable nécessité, un intérêt public.

L’économie marche sur la tête. Il est grand temps que les hommes reprennent en main leur destin.

via planète sans visa

mardi 15 avril 2008

jeu de dominos

Comment expliquer les émeutes de la faim qui ont embrasé simultanément Haïti, le Bangladesh, l'Egypte ou le Burkina Faso? Pourquoi, ces dix derniers mois, le cours mondial des denrées alimentaires a-t-il augmenté de 55% en moyenne?

On peut identifier sept causes:

1/ La folie des biocarburants qui a saisi la planète depuis la hausse vertigineuse des prix du pétrole. Selon le FMI, entre 20 et 50% de la production mondiale de maïs ou de colza ont été détournés de leur usage initial.

2/ L'augmentation très rapide des coûts du fret, autre conséquence de la flambée des cours du pétrole.

3/ L'enrichissiment de pays très peuplés tels la Chine ou l'Inde, dont la consommation de produits alimentaires progresse de façon exponentielle.

4/ La modification de la demande alimentaire dans ces pays, qui veulent consommer davantage de poulets ou de porcs, eux-mêmes grands consommateurs de céréales.

5/ La spéculation. Du fait de la crise des subprimes, les fonds d'investissement cherchent à placer leurs liquidités là où les profits semblent les plus rapides à accumuler. Les premières hausses des prix des denrées alimentaires a attiré les premiers spéculateurs qui ont massivement acheté du riz ou des céréales à terme.



6/ La baisse des aides au développement. Selon "Libération" de ce matin, celles-ci ont diminué de 8,4% en 2007 et l'aide à l'agriculture est aujourd'hui inférieure de 50% à son niveau de 1984.

7/ Les changements climatiques qui commencent à modifier les cycles des récoltes dans certains pays.

in nouvelobs.com

image: manifestation à Port-au-Prince, en Haïti, lundi 7 avril contre la hausse des prix alimentaires.

nécrocarburants

Jean Zigler, le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation assimile la production de biocarburants à "un crime contre l'humanité" en raison de ses effets sur l'envolée des prix alimentaires dans le monde(...)

Jean Ziegler a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à modifier sa politique de subventions agricoles et à arrêter de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes. Selon lui, l'agriculture doit être subventionnée dans des secteurs où elle permet la survie des populations.

Le rapporteur a également épinglé l'Union Européenne pour sa politique de subventions, l'accusant de dumping agricole en Afrique. "L'UE finance l'exportation d'excédents alimentaires européens en Afrique (...) où ils sont proposés à la moitié ou un tiers du prix. Cela ruine totalement l'agriculture africaine", a-t-il dénoncé.

"En outre, la spéculation boursière internationale sur les matières premières alimentaires doit cesser", a-t-il dit.

Jean Ziegler a averti dans un entretien à Libération que le monde se dirigeait "vers une très longue période d'émeutes" et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires.

L'envolée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie était la semaine dernière à l'origine des émeutes en Haïti et en Egypte et d'une grève générale au Burkina Faso.

in nouvelobs.com

que demande le peuple ?


Agrandir le plan

L'envolée mondiale des prix des céréales crée dans plus d'une trentaine de pays pauvres une grave situation d'urgence allant jusqu'à des émeutes. Voici les principaux lieux touchés. Les points jaunes représentent les événements au jour le jour dans chaque pays.

mercredi 2 avril 2008

laverie verte durable

C'est la la semaine du développement durable (sic).

  • Champion, dans 10 pages d'autosatisfaction, envisage de déployer à l'échelle de de son parc une exclu : l'utilisation de produits 100% biodégradables pour l'entretien de ses magasins. La 2ème enseigne de supermarché jure aussi avoir étoffé sa gamme bio avec une offre disney. Du mickey vert, on n'en croit pas sas oreilles.
  • kéolis, premier opérateur privé du transport public de voyageurs en France, se vante de compenser cette semaine la totalité des émissions de sa flotte, avec 12 000 véhicules, soit 10 000 tonnes de CO2. kéolis ne dit pas si le réchauffement s'arrête le 7 avril.
  • La chaîne de TNT Gulli est un des partenaires de la semaine du développement durable. Pour ses docs impertinents sur l'environnement ou ses bêtisiers sur les animaux ? Non, parce que c'est la télé qui donne envie aux enfants, envie d'agir pour soi et pour les autres, envie de vivre ensemble et bien sûr de s'amuser.
via libération

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