lundi 3 novembre 2008
attention, ça va commencer
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La crise bancaire ne fait que commencer. D'après nombre d'experts financiers, le problème des subprimes n'est qu'un apéritif en regard de la bombe à retardement des "Credit Default Swaps" (CDS). Au cours des années 2002-2007, des centaines d'institutions financières ont vendu aux investisseurs des assurances contre la faillite des entreprises dans lesquelles ils plaçaient leurs capitaux. Ces produits financiers se sont développés en dehors de toute règlementation : les soi-disants assureurs pouvaient garantir des montants colossaux sans posséder eux-mêmes le premier dollar permettant de rembourser les assurés en cas de problème. Ce marché des CDS a atteint en 2008 le montant extravagant de 62 000 millards de dollars (chiffre proche du total des dépôts bancaires de la planète - cf. le monde).
La multiplication des faillites d'entreprises - bancaires ou autres - est en train de transformer ces produits financiers en un poison mortel pour les institutions - souvent des fonds spéculatifs - qui les ont émis, car elles seront bien incapable de rembourser leurs clients.
Thomas Coutrot, membre du conseil scientifique d'ATTAC, in Poilitis (23 oct 08)
Selon Corinne Le Quéré (université d’East Anglia et British Antarctic Survey), membre du Global Carbon Project (GCP), « depuis 2000, les émissions (de gaz à effet de serre) ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu’entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n’avait été que de 0,9% environ ».
L'information était peut-être prévisible, elle n'en reste pas moins "jamais vue", selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP). D'après les chiffres fournis mardi 16 septembre par cet organisme regroupant les professionnels du pétrole, les Français ont drastiquement réduit leur consommation de carburants cet été.
Est prévisible ce qui, d'une manière ou d'une autre, se réduit à la perpétuation de ce qui est. Le radicalement nouveau échappe à la prévision, parce que justement, il n'est pas réductible aux temps présents. Extrapoler, maître mot des prévisionnistes. Mais extrapoler mène au même, tandis que le radicalement autre, c'est justement pas "le même"(...)
La marine nationale a annulé trois missions "importantes mais pas essentielles" prévues cet été afin de réaliser des économies de carburant, réagissant à la flambée des cours, a indiqué dimanche 8 juin le Sirpa marine, confirmant une information du Point.
Le litre d'essence à 2,5 euros, c'est peut être pour 2009, et ce n'est qu'un début.
L'accumulation productive de capital productif ne cesse de régresser. Aux Etats-Unis, les 500 firmes de l'indice Standards & Poor's disposent, en moyenne, de 631 milliards de réserves liquides; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d'opérations sur les marchés financiers. En France, l'investissement productif des entreprises du CAC40 n'augmente pas, même quand leurs bénéfices explosent.
Le monde s’enfonce dans une crise climatique angoissante, mais notre classe politique continue de parler une langue morte. Les gens qui défendent le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pensent l’avenir avec les mots d’un passé qui ne reviendra pas. Ils sont les héritiers de ceux qui attendaient l’armée allemande derrière la ligne Maginot, et qui se trouvèrent débordés en une nuit de mai 1940 par les blindés du général Guderian. Comme eux, ils se trompent d’époque.