dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
5537,75 visiteurs mensuels en moyenne,
dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

jeudi 13 novembre 2008

populiste ? comme vous y allez !

Meurtre de Grenoble: Sarkozy réunit tous les ministres concernés

Alors que la justice ordonne une expertise pour déterminer la responsabilité pénale du malade mental qui a tué un étudiant, l'Elysée tient une réunion extraordinaire pour «examiner toutes les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel drame se reproduise».

in libé (24H après les faits)

samedi 30 août 2008

mais ? on avait dit qu'on arrêtait avec le présipôt... bin oui, mais lui, il continue.



Travail du dimanche, 3ème épisode: le 28 août 2008 - Au milieu de son discours sur la généralisation du RSA, à Changé, dans la banlieue de Laval, Nicolas Sarkozy ne peut s'empêcher de nous raconter sa petite histoire...
via le post (qui propose aussi une chouette version remixée)

lundi 21 juillet 2008

no comment




Les Irlandais devront revoter


n.sarkozy le 15 juillet 2008

jeudi 10 juillet 2008

mais d'où sort cet homme ?


C'est étonnant, mais le discours est absent du site Internet de l'Elysée. Il s'agit pourtant d'un discours officiel du Président de la République, en présence des cadres de l'UMP, de José Manuel Barroso, président de la commission européenne et Hans-Gert Pöttering, président du parlement européen. Par contre, sur ce site présidentiel, on trouve toutes sortes de trésors, comme cette interview au Figaro datée du 7 juin 2007 où il déclare : "Le président de la République ne peut être l'homme d'un parti ou d'un clan". "Le président de la République ne peut pas être membre d'un parti politique" insiste-t-il quelques phrases plus loin, en faisant valoir les "droits de l'opposition qui doit enfin avoir un statut". A une autre occasion, il vante devant sa majorité ses qualités présidentielles : "je n'ai plus le droit de raisonner comme un chef de Parti, je dois raisonner comme un Président de la République à la hauteur de ses responsabilités". C'est clair.

(...)"La France a besoin de l'Europe et l'Europe a beaucoup apporté à notre pays. Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela l'Europe".

 discours de Nicolas Sarkozy, à l'occasion du Conseil national de l'UMP du 5 juillet
via les mots ont un sens

vendredi 20 juin 2008

regrouper pour mieux régner

c'est comme ça, et pas autrement.



Et quand Nicolas Sarkozy annonce aujourd'hui qu'aucune chaîne de France Télévisions ne sera privatisée, est-ce clair, est-ce simple, est-ce net ?
via les mots ont un sens

mardi 17 juin 2008

l'arracheur de dents

Vous venez de faire paraitre Sarkozy, la grande manipulation, une synthèse très impressionnante des mensonges et des impostures du président de la République. C'est quoi pour vous le plus gros mensonge de Nicolas Sarkozy?

Olivier Bonnet. Pour moi, le plus gros mensonge est au sujet du traité de Lisbonne puisque le Président l'a constamment présenté comme un mini-traité et un traité simplifié. Or ce traité n'a rien de mini puisqu'il fait à lui seul 267 pages et environ trois mille avec les annexes. A titre de comparaison, la Constitution française fait trente pages. (...)

Sa plus grosse imposture ?

Sa plus grosse imposture, c'est pendant la campagne électorale, quand il a fait référence à Jean Jaurès. Je parle du discours qui s'est déroulé le 13 avril 2007, lors du meeting de Toulouse. Il avait cité Jean Jaurès une dizaine de fois au moins et il avait prétendu revendiquer l'héritage du droit du travail, de la sécurité sociale, de l'assurance chômage et des congés payés. En passant en revue ces différents points, on se rend compte que toute sa politique consiste au contraire à mettre à bas et asséner des grands coups de pioche à tous ces éléments-là. (...)

Vous attaquez beaucoup la presse et les médias pour leur complicité, leur impuissance ou leur silence. C'est quoi à votre avis la plus grande complicité de la presse?

(...) Sur les multirécidivistes, ses chiffres sont grossièrement faux. Il faut faire appel aux statistiques de résolution des affaires. Et dans 68% des cas on ne sait pas qui a commis le crime. Presque sept fois sur dix, on ignore l'identité de l'auteur du crime. Dire que la moitié des crimes sont commis par les mêmes, c'est impossible à dire, puisqu'on ne le sait pas. Ce qui est grave c'est que ça, il l'a dit devant Arlette Chabot, dans l'émission A vous de Juger, à deux reprises. Il a également affirmé ça au journal de 20 heures devant le duo François Bachi, Patrick Poivre d'Arvor...

(...) Vous reprochez à juste titre à la presse de ne pas avoir exercé de droit de suite sur les conditions d’achat par Sarkozy de son appartement de l’île de la Jatte et en particulier sur le soupçon de favoritisme ?

Je me suis fait la réflexion que dans n’importe quelle démocratie normale – on peut penser aux Etats-Unis ou aux pays scandinaves – un candidat à la présidentielle qui serait l’objet d’aussi lourds soupçons puisqu’on parle quand même de corruption passive n’aurait pas pu maintenir sa candidature. (...) Quand Laurent Le Mesle (ndlr, procureur général) a définitivement clos cette enquête, en disant qu’il n’y a pas de faits répréhensibles, on n’a pas beaucoup questionné cette décision. On n’en a pas beaucoup entendu parler. Ça a été étouffé, en tous cas enterré. Puisque l’enquête est close. C’est parfaitement incroyable.

réalisé par Karl Laske sur le contre journal

vendredi 6 juin 2008

pas un, pas deux, mais huit, je vous en met huit pour le même prix !

Qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? Un grutier du port de Marseille travaillait 2000 heures par an, un grutier du port de Barcelone ou un grutier du port d’Anvers travaillait 4000 heures par an.

Eh bien résultat des courses : sur trois containers qui rentrent en France, il y en a deux qui rentrent par l’étranger ! (sic)

Est-ce que c’est normal ?

(...) Soit en 365 jours, et à condition de ne leur octroyer aucun congé et pas le moindre dimanche, 10,96 heures/jour - avec le samedi et le dimanche, ainsi que 4 semaines de vacances, 16,6 heures/jour.

(...) Toujours selon les affirmations présidentielles, nos feignants de Marseille n'auraient, eux, travaillé que 8,3 heures par jour, ce qui est, chacun en conviendra, proprement scandaleux !

(...) Toute personne qui s'intéresse un tant soit peu aux questions sociales sait qu'en Europe la norme tourne autour de 1600 heures par an.

via le canard enchaîné du 27 mai 2008


Quelques heures après l'impression du "canard", que l'Elysée reçoit le mardi soir, le site internet de l'Elysée était légèrement retouché. A 19h12 exactement, le verbatim a été ainsi modifié : Qu’est ce que vous voulez que je vous dise, un grue du port de Marseille travaillait 2000 heures par an, une grue du port de Valence ou une grue du port d’Anvers travaillait 4000 heures par an.

via le canard enchaîné du 4 juin 2008

- reprise/complément du billet on peut compter sur eux -

mardi 20 mai 2008

le vendeur de bagnoles n'était pas sympathique (peut-être même était-il dangereux)

Je vous conseille ce remarquable article du Monde, sur ce qui semble être une nouvelle stratégie d'image des déplacements présidentiels : la confiscation préalable par la police des accessoires syndicaux trop voyants à l'image, avant l'arrivée du grand homme. (...) A Melun, il sort de sa voiture pour aller aussitôt à la rencontre de la vingtaine de militants de la CGT. Margot Unbriener, qui prend la parole au nom du groupe, se plaint que sa casquette ait été saisie par les forces de l'ordre. "Je ne l'ai pas volée pour moi !", rétorque le président.

Il enchaîne aussitôt, à l'adresse du petit groupe qui n'était pourtant pas inscrit au programme : "D'abord, je voulais vous dire merci de vous être déplacés pour me rencontrer." Les militants trouvent la ficelle un peu grosse... "Si, si", insiste le président.

Margot ne baisse pas les armes. Elle interpelle le président, elle l'interrompt, elle discute. Nicolas Sarkozy campe sur ses positions, défend ses réformes, mais joue avec elle. "Vous êtes un beau parleur !", lui lance Margot, un peu à court d'arguments. "Oh, parleur tout court ! Pourquoi beau ?", répond-il.

Et l'envoyé spécial du Monde de rapporter la fin du dialogue : « Au bout de cinq minutes, le président est sûr d'avoir conquis Margot. Il lui touche le bras, comme on ferait à une amie. Elle en rit : "Mon amoureux est jaloux, il ne veut pas que vous me touchiez." L'amoureux, derrière elle, se défend : "C'est parce que je sais que vous avez bon goût !" Le président répond du tac au tac : "Je vous présenterai Carla !" »

Quel succès, donc, sur le "rendu image" du déplacement ? Sur TF1 (seule chaine à diffuser le dialogue), on voit un extrait de la scène du marivaudage présidentiel (« Parleur tout court », etc ). Mais pas une allusion aux étranges initatives policières, ni au début du dialogue rapporté par Le Monde, à propos de la confiscation de la casquette, ni à la vulgarité de la réplique finale (« je vous présenterai Carla »). Il est vrai que sur les mêmes images de TF1, un autocollant de la CGT est bien visible sur la poitrine du militant qui se tient derrière Mme Unbriener (est-ce son « amoureux »?)

via arrêt sur images

lundi 19 mai 2008

reich-auffé (pour mémoire)

On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité, a dit M. Sarkozy, très applaudi par les quelque 2 500 personnes venues l'écouter. Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter, a-t-il lancé.

Cette phrase rappelle le slogan de Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF) : "La France, tu l'aimes ou tu la quittes".

publié le 23 Avril 2006 sur lemonde.fr

- voir aussi sur dessillons un tas de belle histoires d'étranger comme ce mauvais joueur qui n'aime vraiment pas la france -

vendredi 16 mai 2008

dites 55

Dans son entretien télévisé, il y a deux semaines, le président s'était vanté d'avoir lancé "55 réformes".

(...) Pour notre part nous avons contacté le service de presse de Matignon pour obtenir la liste de ces 55 réformes, (...) de L'Élysée, (...) de l'UMP. (...) Nous attendons toujours.

C'est donc par nos propres moyens que nous avons établi la liste (...). Nous y recensons les lois promulguée, le projets de loi adoptés au conseil de ministres et en cour d'examen parlementaire, quelques décrêts et mesures arrêtés...

Soit un total de 36 réformes, grandes ou petites.

via politis

vendredi 25 avril 2008

régurgitation

A trois reprises, Nicolas Sarkozy a confondu naturalisation et régularisation alors que ces deux procédures sont différentes, l'une consistant à devenir Français, l'autre à demander une carte de séjour.

"La fiche de paye ne vaut pas titre de séjour. Ou alors il faut que le Parlement vote une loi consistant à dire que toute personne qui a un contrat de travail en France a vocation à être Français",

a-t-il encore lancé, soucieux de rappeler que la régularisation ne saurait être ni globale, ni individuellement automatique. Et d'insister :

"On ne devient pas Français parce qu'on travaille dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il."

in le monde

mardi 1 avril 2008

leçon de vulgarité et de machisme... et tout le monde rigole



France 2 a repris ces images dans l'émission "13h15 le samedi", mais ne les a pas diffusées dans le JT. Le JT de TF1 n'en a pas parlé. Parce qu'elles ne cadraient pas avec la "nouvelle image" souhaitée ? (commentaire arretsurimages.net)

vendredi 21 mars 2008

casse-toi, pauv' skieur

"Le 18 mars, journée commémorative, sur le plateau des Glières. J’y étais. De nombreux gendarmes aussi. Le « fan club » du président, une vingtaine de personnes, y était aussi. Le plateau est sous un brouillard épais. Deux jeunes filles sont assises dans la neige, juste derrière moi. Brusquement, un mouvement de gendarmes rompt le silence. Ils entourent les deux jeunes filles. L’une d’elles tient dans les bras une banderole pliée.

- Donnez-moi la banderole - Non, c’est la mienne - Vous n’avez pas le droit ici ! - Et la liberté d’expression ? - Qu’est-ce qui est marqué dessus ? - La liberté en danger.

Un gendarme lui arrache des mains. Contrôle des papiers… Fouille… sac à dos… pique-nique, ouf, il n’y a pas de couteau !

- Vous n’avez pas le droit d’être ici, partez ! - On veut voir le président. - Non, vous devez partir.

Dans l’assistance, seule une femme a le courage de prendre leur défense. Les jeunes filles seront embarquées, malgré tout. Avec les compliments des supporters sarkozystes....

Le fan club : « A ton âge je travaillais ! », « Qu’est ce que tu fous là ? », « Encore un soixante-huitarde »… J’en passe…

Trois à quatre gendarmes traînent les deux filles dans la neige… Je ne les ai pas revues, les « résistantes ». Je m’étais tu. Je voulais sortir, au bon moment, mon affichette cachée sous mon anorak. Un policier en civil vient me voir mais il ne trouve rien à redire. Me voilà devant le président. Je lui parle des deux filles.

- Ce n’est pas gentil ce qu’ils ont fait, me répond-il, méprisant et ironique, sans me regarder.

- Demandez aux gendarmes de leur rendre leur banderole.

Pas de réponse. Après être parvenu à me présenter devant lui une deuxième fois, je lui parle des suppressions de postes dans l’Education nationale… La réponse fuse, discrète, presque à voix basse mais bien réelle : « Retourne faire du ski ! »

(...) J’ai senti une tension, pas de la haine, mais une tension très forte, un mépris très fort du président qui ne m’a jamais regardé. Il a été d’un mépris absolu par rapport au message que j’essayais de faire passer, de façon calme et totalement pacifique."

témoignage de Vincent Corbeau via politis

samedi 8 mars 2008

"connais-toi toi-même, jamais rien entendu d'aussi con" n.k.

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