En Malaisie, (une) carte biométrique, appellée Mykad, sert à la fois de de titre d'identité détaillé (y compris le nom des parents du titulaire, son origine ethnique, sa religion), de permis de conduire, de passeport, de sécurité sociale, de support pour les informations médicales.
Comme Mykad est aussi utilisée comme porte-monnaie électronique et carte bancaire, les banque reconnaissantes financent en parie sa fabrication.
Le Monde 2,
cité dans terreur et possession, enquête sur la police des populations à l'ère technologique
pièces et mains d'œuvre, éd. l'échappée
cf. Mykad sur Wikipedia (gb)
Le procédé ? Des chercheurs du MIT, auteurs de ce comptage inédit, ont révélé qu’ils avaient utilisé… les signaux émis par les téléphones mobiles des abonnés de Telecom Italia. Baptisée « Rome temps réel », cette première expérimentation a permis, les 10 juillet et 6 août 2007, de visualiser la capitale italienne sous un nouveau jour : sur de grands écrans étaient représentés des quartiers entiers de Rome où points lumineux, flèches rouges, vertes, orange, courbes colorées en trois dimensions représentaient les mouvements de population, les lieux les plus fréquentés, les embouteillages… Des représentations rendues possibles par l’utilisation de données anonymes et collectives fournies par l’opérateur téléphonique.
« Nous leur avons appliqué des algorithmes d’intelligence artificielle. Ce qui nous permet d’analyser les mouvements des automobilistes mais aussi des piétons, des cyclistes… », explique Carlo Ratti, directeur du SenseAble City Laboratory du MIT chargé de cette expérimentation.
(...) Jamais une foule entière n’avait été suivie à la trace, comptée, et même qualifiée, puisque les signaux téléphoniques permettent tout de même de distinguer
les numéros locaux et étrangers.
(...) Avec la technologie imaginée par le MIT, « nous franchissons un palier supplémentaire », explique le chercheur belge Thierry Balzacq, spécialiste des questions
de sécurité et de libertés individuelles. « Il existe déjà tout un tas d’outils qui vont dans le même sens, mais ce procédé propose pour la première fois une géolocalisation massive en temps réel qui pose le problème de la liberté de mouvement », ajoute-t-il.
via Le Monde (pdf)
source : terreur et possession, enquête sur la police des populations à l'ère technologique
pièces et mains d'œuvre, éd. l'échappée