dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
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dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

mardi 4 novembre 2008

machine à vo... veuillez redémarrer votre ordinateur

Des votants racontent avoir rencontré des écrans tactiles ne fonctionnant pas et des bourrages papier dans les scanners chargés de lire les bulletins de vote dans des bureaux électoraux de Richmond, Alexandria, Newport News, Chesapeake, et Vienna(...)

Dans certains cas, des votants venant sous la pluie n'ont pas suffisamment séché leurs mains avant de toucher leur bulletin de vote, ce qui a bloqué les scanners optiques(...)

Dans un bureau de vote à l'Est de Philadelphie, plusieurs machines de vote ne fonctionnaient pas car il n'y avait pas de rallonges pour les connecter aux prises électriques.

in nytimes.com (4/11/08)

mercredi 1 octobre 2008

devine d'où je t'appelle ?

Le tribunal de Nanterre a ordonné, "pour la première fois" en France, le démontage d'une antenne relais de téléphonie mobile au nom du principe de précaution, estimant qu'il y avait un risque potentiel sur la santé des riverains. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.

(...)Dans ce jugement, rendu le 18 septembre, l'opérateur de téléphonie mobile a été condamné au nom du "principe de précaution". Il devra, en outre, verser 3.000 euros à chacun des trois couples, riverains de l'antenne incriminée, pour "exposition à risque sanitaire", a annoncé Me Richard Forget.

(...) Associations et riverains engagés contre les opérateurs de téléphonie mobile demandent à l'Etat de modifier les normes de puissance d'émission des antennes relais. Plusieurs études scientifiques ont démontré que les normes actuelles ne protègent que partiellement des effets des ondes électromagnétiques, dont les seuils sont pourtant réglementés.

Le 17 septembre, une autre plainte, la première au pénal, a été déposée par une famille des Yvelines contre Bouygues Telecom "pour administration de substance nuisible".

via nouvelobs.com, avec AFP

mardi 26 août 2008

democracy reloaded

Il était temps. Chantal Enguehard vient de réaliser la première étude sur la fiabilité du vote électronique en France. Pour son travail, cette chercheuse du Laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique a examiné les dernières élections à la loupe. Et tout particulièrement les écarts entre le nombre d’émargements, c’est-à-dire les signatures de chaque votant, et de votes, qui sont le nombre de bulletins réels (enveloppes dans l’urne) ou virtuels (totaux de la machine). Sa conclusion est sans appel: 30 % des bureaux de vote électronique présentent des différences entre le nombre d’émargements et le nombre de votes, contre 6% dans le cas d’un vote classique avec urne. Le chiffre peut surprendre, mais il est éloquent. D’autant qu’à l’analyse ni la taille du bureau de vote, ni le temps d’apprentissage, ni la réticence des électeurs n’a d’impact sur le taux d’erreur des ordinateurs de vote. Le vote électronique délivre donc bien des résultats moins fiables que le vote à l’urne.

Petit détail intéressant, les Pays-Bas, pourtant pionniers en matière de vote électronique, ont décidé d’abandonner ce système. Mais ne nous inquiétons pas pour le géant néerlandais de la construction électronique Nedap. Ses ordinateurs trouvent désormais leur place dans les bureaux de vote français.

Plus étonnant encore, moins de la moitié des mairies sollicitées ont répondu à l’appel de l’Observatoire du vote. Par excès de pudeur, sans doute: les petits «arrangements avec les chiffres» sont monnaie courante quand il faut faire coïncider le nombre d’émargements et le nombre de votes. Le respect du code électoral apparaît ainsi plus que relatif suivant les communes.

C’est en croisant les sources d’informations, notamment les procès-verbaux des bureaux de vote et des mairies, que les principales erreurs ont été découvertes. Or, comme c’est le cas en France, plus le processus de traitement des données est centralisé, moins il est contrôlable(...)

En conclusion de la présentation de l’étude de Chantal Enguehard, Jean-Didier Graton, président de l’Observatoire du vote, tirait la sonnette d’alarme, le 8 juillet: « Il est temps que la France entre dans la modernité et mette enfin en place des observateurs indépendants.» Au-delà de la remise en cause du vote électronique, l’Observatoire entend bien pointer le manque de transparence du système électoral français. Et rappeler que la démocratie est une chose fragile… sous toutes les latitudes.

in politis
et article de C. Enguehard
et article de C. Enguehard et J.D. Graton (en anglais)

- avant ça sur dessillons -
machines à voler

mercredi 13 août 2008

mythologie

Depuis trente ans la génétique impose sa loi sur la biologie grâce à ses promesses(...) Mais comment ne pas voir la faillite des promesses de maîtrise totale du vivant(...) ? Les plantes transgéniques devaient permettre de nourrir la planète(...) Pourtant les avocats des OGM dans le récent débat parlementaire n'ont pas pu montrer leur avantage pour les populations(...)

Une véritable mythologie a été créée autour de l'ADN, entraînant une vénération un peu apeurée des citoyens(...) Les orientations prioritaires en génétique ont fait délaisser des domaines entiers de la recherche agronomique (agriculture biologique, pédologie, semences paysannes...) comme de la recherche médicale (santé environnementale, maladies infectieuses...), aujourd'hui largement sinistrés par rapport aux besoins(...) C'est qu'on est bien loin d'avoir compris comment fonctionne le génome même si on est capable de le décrypter.

La conséquence est claire : pour rentabiliser les énormes investissements dispersés sur les chantiers hégémoniques de la génétique, et pour maintenir la mystique du gène comme moteur de l'innovation en biologie, les applications identifiantes du savoir génétique sont mises en valeur. C'est la grande saga des "tests ADN", le plus souvent au service de l'efficacité policière, un résultat bien mesquin pour une technologie si prometteuse... A côté de ces tests identifiants, modernes empreintes digitales à compétence généalogique, la discrimination par l'ADN avance plus discrètement sur le terrain de la prédiction des pathologies(...)

Même si la panoplie des "mauvais gênes" augmentent sans cesse, le traitement de leurs effets demeure largement hors de portée, si bien que le sort de tout être humain affûblé de telles qualifications est d'être soumis à la "médecine préventive", qui cherche à diminuer les risques d'apparition ou la gravité de la maladie... avec un succès encore très mitigé. La prévention amène ainsi à placer le malade dans une case "à risque"(...)

Qu'il suffise de dire que tout mortel relève potentiellement de quelques cases de risque, dont le maillage croissant marque l'essentiel des progrès de la génétique médicale. Ce qui ouvre des champs infinis pour les horoscopes savants et la médicalisation des personnes en bonne santé, mais aussi pour l'assurance à la carte, l'orientation scolaire ou professionnelle, le conseil conjugal, le refus de l'altérité et finalement l'eugénisme. Ainsi, nombre de facteurs du champ social (l'acquis) sont mis en dépendance du génome (l'inné) au bénéfice d'intérêts privés ou publics comme l'économie de santé. Les flicages policiers et médicaux devraient progresser, au nom de l'intérêt largement illusoire des individus et au risque de leurs libertés.

Jacques Testart, in Politis

vendredi 4 juillet 2008

devine d'où j'appelle...

En Malaisie, (une) carte biométrique, appellée Mykad, sert à la fois de de titre d'identité détaillé (y compris le nom des parents du titulaire, son origine ethnique, sa religion), de permis de conduire, de passeport, de sécurité sociale, de support pour les informations médicales.

Comme Mykad est aussi utilisée comme porte-monnaie électronique et carte bancaire, les banque reconnaissantes financent en parie sa fabrication.

Le Monde 2,
cité dans terreur et possession, enquête sur la police des populations à l'ère technologique
pièces et mains d'œuvre, éd. l'échappée
cf. Mykad sur Wikipedia (gb)


Le procédé ? Des chercheurs du MIT, auteurs de ce comptage inédit, ont révélé qu’ils avaient utilisé… les signaux émis par les téléphones mobiles des abonnés de Telecom Italia. Baptisée « Rome temps réel », cette première expérimentation a permis, les 10 juillet et 6 août 2007, de visualiser la capitale italienne sous un nouveau jour : sur de grands écrans étaient représentés des quartiers entiers de Rome où points lumineux, flèches rouges, vertes, orange, courbes colorées en trois dimensions représentaient les mouvements de population, les lieux les plus fréquentés, les embouteillages… Des représentations rendues possibles par l’utilisation de données anonymes et collectives fournies par l’opérateur téléphonique.

« Nous leur avons appliqué des algorithmes d’intelligence artificielle. Ce qui nous permet d’analyser les mouvements des automobilistes mais aussi des piétons, des cyclistes… », explique Carlo Ratti, directeur du SenseAble City Laboratory du MIT chargé de cette expérimentation.

(...) Jamais une foule entière n’avait été suivie à la trace, comptée, et même qualifiée, puisque les signaux téléphoniques permettent tout de même de distinguer les numéros locaux et étrangers.

(...) Avec la technologie imaginée par le MIT, « nous franchissons un palier supplémentaire », explique le chercheur belge Thierry Balzacq, spécialiste des questions de sécurité et de libertés individuelles. « Il existe déjà tout un tas d’outils qui vont dans le même sens, mais ce procédé propose pour la première fois une géolocalisation massive en temps réel qui pose le problème de la liberté de mouvement », ajoute-t-il.

via Le Monde (pdf)
source : terreur et possession, enquête sur la police des populations à l'ère technologique
pièces et mains d'œuvre, éd. l'échappée

jeudi 3 juillet 2008

petit conte de noël prospectif

Que du jour au lendemain, l'État, de concert avec l'industrie agro-alimentaire, décide de (ré)instaurer l'anthropophagie, nul doute que la révolte du public ne mette aussitôt à pas. Mais, attendez, rien n'empêche d'en parler en interne. Entre gens sans tabous. Théoriquement.

Les économistes dans les séminaires d'entreprise et les colloques universitaires soulignent la gravité de la crise des protéines, en rapport avec l'essor démographique et le tarissement des ressources. Invités des cercles de réflexion et de prospective, les écologistes indiquent que, du point de vue de la souveraineté alimentaire, de la relocalisation de l'économie et du respect de la biodiversité, mieux vaut consommer un kilo de protéines autogènes que de détruire un are de forêt amazonienne pour l'importer. Les chimistes expliquent aux commissions parlementaires que que la protéine, c'est de la protéine ; on peut lui donner le goût du veau, la couleur du saumon, un parfum de vanille, l'aspect d'une pizza. Les anthropologues rappellent qu'il n'y a là rien de nouveau, le cannibalisme, y compris alimentaire, est vieux comme l'humanité, et persiste dans certains endroits. Les églises s'interrogent, et appellent au dialogue sur ce retour authentique à la communion. Les urbanistes regrettent les gaspillages de l'espace par les cimetières. Les éthiciens remarquent que l'on est, somme toute, dans une variante du don d'organes et que l'important est le respect de la personne et le caractère volontaire du don. Une étude de l'INRA prouve la supériorité des farines enthropiques, leurs bénéfices sur la santé - élimination des virus et bactéries exogènes -, et leur rendement exceptionnel. Les scientifiques des laboratoires de diététique moléculaire fustigent l'irrationalisme et l'obscurantisme des opposants aux recherches sur les Nouvelles Calories qui voudraient nous ramener à l'âge de pierre et des cueillettes. Les dirigeants pourfendent les végétariens. « Faire croire qu'on imposerait une alimentation anthropophagique à la population sans débat préalable, et que l'on transformerait les hôpitaux en abattoirs de science-fiction relève de la théorie du complot, etc. » Un sondage montre qu'en dehors de 15% de conservateurs hostiles et de 15% de de modernistes enthousiastes, la population ne sait pas grand chose de ces Nouvelles Calories, et donc la Commission des débats de société organise avec l'association Vivaviande un cycle «"Farines anthropiques" : à quelle sauce on va nous manger ? ». L'avis consultatif du Comité des sages, représentants du gouvernement, du Sénat, du Parlement, de l'industrie, des églises, de l'académie des sciences, conclut, en toute indépendance, que ceux qui n'aiment pas ça en doivent pas en dégouter les autres ; que chacun doit avoir la liberté de choisir ; et que donc, au dessous de 1%, la mention « d'homoprotéines » dans un produit alimentaire n'est pas obligatoire sur l'étiquette. Disposition d'ailleurs contestée et violée par la marque Soleil vert.

Soudain, une mystérieuse épidémie de fièvre porcine, attaque biologique ou mutation d'un vurus en batterie, extermine le cheptel mondial, et il n'y a plus d'alternative aux Nouvelles Calories. Dans l'urgence de la famine, le gouvernement sort des projets de ses cartons - gouverner, c'est prévoir -, dont l'interdiction de la crémation et la réquisition de toutes les réserves de protéines disponibles. Mais qu'on se rassure : nous vivons en démocratie. Nous n'allons pas fabriquer des clones pour les cannibaliser.

in terreur et possession, enquête sur la police des populations à l'ère technologique
pièces et mains d'œuvre, éd. l'échappée

lundi 30 juin 2008

les promesses engageant qui vous savez...

Des centrales nucléaires pour les pays du sud, oui... mais dans très longtemps. C'est le message, discret mais ferme, que l'Autorité de Sûreté Nucléaire vient de délivrer. Une sorte de réponse au discours tenu, à chaque étape de ses voyages au sud de la Méditerranée, où au Moyen Orient, par le président Nicolas Sarkozy.

(...) Discrètement, l'Autorité de Sûreté Nucléaire vient de rédiger un court texte qui remet ces perspectives dans un cadre plus réaliste. On peut le résumer ainsi : le nucléaire est une (très) longue marche.

L'ASN suppose évidemment que les choses se passent correctement. C'est à dire que le pays qui se lance dans l'électro-nucléaire suive l'ordre des opérations qu'elle recommande. D'abord, créer une Autorité de sûreté "indépendante", lui fournir des experts, un cadre législatif, la roder sur de petites installations. Au moins "5 ans", rien que pour cette phase préliminaire. Puis, "entre 2 et 10 ans" si l'on part de rien,pour examiner un dossier de centrale. Quant à la construction de cette dernière, il faut compter cinq ans minimum...

Il faut donc, résume l'ASN "15 ans minimum", et plutôt 20 ans dans un pays qui se lancerait à partir de zéro, avant de produire le premier kilowatheure électrique à partir d'un réacteur nucléaire. Autrement dit, l'horizon des premières réalisations ne se profile pas avant 2028.

via {sciences²}

samedi 7 juin 2008

nucléaire de rien

Alors que l'Élysée veut privatiser Areva, leader mondial de l'industrie nucléaire, au profit d'Alsthom et de Bouygues, l'Autorité de Sûreté Nucléaire vient d'ordonner la suspension des travaux de bétonnage sur le chantier du réacteur EPR (...). Or qui a coulé la plus grande partie de ce béton ? Bouygues.

(...) La lecture des deux rapports de l'ASN daté des 6 novembre 2007 et 28 avril 2008 (...) apprend que "des fissures" sont apparues "à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate forme de l'îlot nucléaire de l' EPR". Bref, les fondations du futur réacteur, pas moins !

via le canard enchaîné

lundi 12 mai 2008

on va en manger, de la bio - mais trie (assez vaseux, comme jeu de mot, non ?)

Passeport biométrique - Le gouvernement est passé outre l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en créant par décret, et non par voie législative, le nouveau passeport biométrique.

Mais à quoi servent ces empreintes digitales dans la puce du passeport si un enfant peut se bricoler une fausse empreinte et un faux doigt ? La recette est sur le Net.

via bakchich infos

mercredi 16 avril 2008

une guerre bio

"Si le 11 septembre a été quelque chose d’horrible, affirmait-il, il n’a pas menacé la survie de l’espèce humaine, comme le font les armes nucléaires. Mais, sur le long terme, je suis plus préoccupé par la biologie. Les armes nucléaires nécessitent de grandes usines, alors qu’on peut faire des manipulations génétiques dans un petit laboratoire. Il est impossible de contrôler tous les laboratoires du monde. Le danger est que, par accident ou volontairement, nous créions un virus qui nous détruira." Stephen Hawking, 16 octobre 2001.

Comment le génie génétique peut-il servir à mettre au point de nouvelles armes biologiques ?

(...) On peut rendre pathogène une bactérie inoffensive et bien connue, telle Escherichia coli, en lui insérant des gènes de toxicité empruntés au génome de bactéries dangereuses. On peut modifier une bactérie pathogène, afin qu’elle ne soit pas reconnue par le système immunitaire ou que les vaccins existants soient inefficaces. On peut chercher à rendre l’agent insensible aux antibiotiques, ce qui rendrait la protection des populations ciblées difficile, voire impossible.

(...) De nombreux spécialistes craignent davantage une autre forme de bioterrorisme : celle qui ciblerait l’agriculture. "Des armes tournées vers la production agricole seraient beaucoup plus efficaces, dit David Sourdive. D’abord, l’effet de déstabilisation d’une maladie agricole est garanti et bien connu : voyez par exemple ce qui s’est passé avec la fièvre aphteuse en 2001. Et puis l’agriculture est plus vulnérable parce qu’elle présente beaucoup moins de diversité génétique que les populations humaines."

via le grand soir

lundi 17 mars 2008

pire que McDo, Monsanto

Sur les 100 millions d'hectares d'OGM cultivés sur terre, 90% sont signés Monsanto.

(...) L'agent orange, ce poison chimique déversé sur les forêts pendant la guerre du Viet-Nam, c'est l'empire Monsanto. L'aspartame, cet édulcorant très controversé (cf. aspartame et collegram), c'est lui. Les PCB (ou Pyralène), cette substance hautement toxique aujourd'hui interdite après avoir été présente dans la quasi totalité des transformateurs, c'est lui. Les hormones de croissances bovines injectées aux vaches pour qu'elles produisent plus de lait, c'est lui.

(...) Monsanto n'a pas hésité à mentir et à dissimuler des données sanitaires prouvant la nocivité de ses produits. Ainsi le hautement toxique Round-Up, (...) le désherbant le plus vendu au monde, a été vanté comme biodégradable. Mais c'est faux.

via le canard enchaîné
cf. le monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin, éditions La Découverte
et le documentaire éponyme

dimanche 16 mars 2008

aspartame et collegram

A la fin des années 90, Ralph Walton, professeur de médecine dans l'Ohio, a analysé la littérature publiée (sur l'aspartame, édulcorant alimentaire) : les 74 études financés par l'industrie, ainsi que les 6 signées par l'Agence Fédérale Américaine (FDA) en charge de l'homologation, concluent à une absence d'effet sur la santé, alors que les 84 études d'origine universitaire concluent, sans exception, à l'inverse.

via politis

machines à voler

qui saura se servir des machines à voter ?



via bakchichinfo
plus d'infos sur le sujet sur ordinateurs de vote

jeudi 28 février 2008

pilule bleue

Extrait de l'étude de l'université de Hull sur l'efficacité des antidépresseurs, publiée le 26 février 2008 :

"Les méta-analyses concernant les antidépresseurs ne font état que de modestes bénéfices par rapport à l'administration de placebo, et lorsque les études non publiées sont incluses, les bénéfices tombent à un niveau inférieur au seuil acceptable d'efficacité clinique(...)

Nous avons obtenu tous les essais cliniques soumis à l'US Food and Drug Administration (FDA) pour la commercialisation des quatre antidépresseurs de nouvelle génération (fluoxetine/prozac, venlafaxine, nefazodone, et paroxetine) pour lesquels des jeux de données complets étaient disponibles(...)

Conclusions

La différence Médicament–placebo en termes d'efficacité antidépressive augmente en fonction de la sévérité de la dépression, mais est relativement petite même pour les patients sévèrement dépressifs."

in PLoS Medicine - traduction dessillons

Dr Tim Kendall, deputy director du Royal College of Psychiatrists Research Unit (GB), a publié des recherches concluant que les entreprises pharmaceutiques tendent à ne publier que les études qui montrent leurs produits sous un angle positif. Dr. Kendall ajoute que les résultats de Hull renforce l'idée qu'il est très difficile de tirer des conclusions fiables sur les mérites des médicaments uniquement sur la base des résultats publiés. Il demande que les entreprises pharmaceutiques soient obligées de publier tous leurs résultats.

in bbc.co.uk - traduction dessillons

note dessillons : La France compte aujourd'hui 5 millions de consommateurs d'antidépresseurs. le marché français des antidépresseurs représentent plus de 600 millions d'euros.

mardi 12 février 2008

en attendant un OGM pour pallier aux OGM défaillants

Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.

via le monde

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