dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
5537,75 visiteurs mensuels en moyenne,
dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

lundi 16 juin 2008

marche avant, marche arrière, klaxon (ou : quand ça veut pas, ça veut pas)

Le ministère de l'Education nationale, qui a lancé le fichier "base élèves" en 2004 dans la plus grand opacité, (...) se heurte depuis le début au refus des enseignants, des directeurs d'écoles, des parents et des défenseurs des libertés publiques de renseigner une telle base de données.

(...) L'agence Pressed affirme aujourd'hui que M. Darcos assure que la nouvelle version de cet outil ne fera plus apparaître la profession et la catégorie sociale des parents, ni la situation familiale de l'élève, ni l'absentéïsme signalé pas plus que les données relatives aux besoins éducatifs particuliers.

Depuis quatre ans, les collectifs demandent au ministère de l'Education nationale et à la Cnil de régler les problèmes de la base de donnée (notamment sur le contenu du fichier et sur la sécurisation insuffisante, ndd) et, à défaut d'abandonner "base élèves", de supprimer les données potentiellement dangereuses - nationalité, absentéisme, besoins particuliers de suivi de santé ou de scolarité pour les élèves en difficulté. En octobre dernier, sous la pression des écoles, Darcos avait supprimé les références à "la nationalité, la date d'entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d'origine". Ce qui avait donné lieu en mai à une nouvelle déclaration auprès de la Cnil. Malgré cela, les collectifs restaient plus mobilisés que jamais.

via rue89

Après les épreuves littéraires du baccalauréat, cuvée 1982, la rumeur se répand comme une trainée de poudre dans la ville de Périgueux : des élèves du lycée Laure-Gatet auraient bénéficié de fuites. Le recteur de l'académie de Bordeaux s'enflamme et prononce l'annulation de l'épreuve dans la ville. Il fait ouvrir une enquête administrative et dépose plainte contre X (ne pas confondre avec XD).

L'enquête montre rapidement que notre professeur, quelques jours avant l'épreuve fatidique, avait effectivement fait travailler ses élèves sur un sujet très proche de l'un des trois proposés à l'examen. Sachant que Xavier Darcos était aussi à cette époque membre de la commission chargée d'élaborer les sujets pour le bac, le lien est fait. Darcos est inculpé et comparait le 30 mai 1983 devant le tribunal de grande instance de Périgueux. Mais la Justice a estimé que le protocole utilisé pour sélectionner les sujets empêchait toute fraude, et il est relaxé. C'était donc simplement de l'intuition. Ouf !

via les mots ont un sens

dimanche 15 juin 2008

aux armes, citoyens

par oxfam, via politis

samedi 14 juin 2008

actimel le doigt dans l'oeil (à s'en gratter la glotte)

"Les bienfaits d'actimel sur la santé sont prouvés".

Sauf que lorsqu'on met le nez dans l'avis de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), on découvre que : 1. l'AFSSA ne mentionne pas Actimel, mais un "lait fermenté contennat du Lactobacillus Casei". 2. Que Danone voulait accroche à son yaourt 10 allégations santé, et que 9 ont été retoquées. 3. Que la seule allégation était assortie de : "Il conviendrait de mentionner sur l'étiquetage que l'effet bénéfique attendu n'est scientifiquement prouvé que pendant la prise du produite et cesse très vite après l'arrêt."

Et l'AFSSA de souligner que ledit effet a été étudié avec des doses 2 à 5 fois supérieures à ce que contient un pot d'actimel.

via le canard enchaîné

ethnique ta mère

Le Monde, en 2005, publie une étude portant sur la délinquance dans 24 quartiers "pilotes" choisis par l'Intérieur. Elle montre que sur "436 meneurs recensés" "87% ont la nationalité française, 67% sont d'origine maghrébine et 17% d'origine africaine", tandis que les "Français d'origine non immigrée représentent 9%".

(...) SOS Racisme cherche en vain à se procurer le fameux rapport (...) et de guerre lasse porte plainte contre X.

(...) Lors de son audition, le directeur de RG le jure : il n'existe aucun fichier ethnique aux RG. Pour établir leurs statistiques, les services se sont livrés à une... "analyse sociologique des noms et prénoms". En clair, Mamadou est africain, Mohamed maghrébin. Du solide, du sérieux !

(...) un dernier gag : les RG, en effectuant de savants calculs avec leurs statistiques folkloriques, "démontrent" qu'en aucun cas la formation des bandes dans les banlieues n'est liée aux origines ethniques, mais plutôt aux "origines géographiques" (même adresse, club de sport, etc.).

via le canard enchaîné

la politique c'est pas un truc de fillettes, mec.

L'UMP ne touchera que 13 millions d'euros au lieu de 17 (*) pour ne pas avoir respecté la parité aux législatives de 2007, tandis que le PS ne perdra dans l'affaire que 500 000 euros.

via le canard enchaîné
(*) pas loin de 25% de baisse ! ndd

vendredi 13 juin 2008

sardines en boites

Le record du nombre de prisonniers (...), avec 63.838 détenus et un taux de surpopulation de 126%, est battu. Ce qui situe la France au-dessus de la moyenne européenne (la densité carcérale moyenne est de 102% dans les pays membres du Conseil de l'Europe). En Europe, selon des données datant de 2003 fournies par le Conseil de l'Europe, la densité carcérale atteint 95,5% dans le Royaume-Uni, 95% aux Pays-Bas et descend jusqu'à 80,9% en Suisse. Les prisons allemandes sont tout juste surpeuplées avec un indice de 101,9%. Il est de 107,4% en Belgique, 114,1% en Espagne, 134,2% en Italie et grimpe jusqu'à 159,5% en Bulgarie.

(...) Dans le passé, les grâces présidentielles du 14 juillet ont servi à désengorger les prisons à l'occasion de la période estivale souvent difficile à supporter en détention. Les syndicats pénitentiaires emploient l'image d'une soupape servant à éviter l'explosion de la «cocotte minute» carcérale.

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'accorderait plus de grâces collectives, ce qui explique l'augmentation régulière du nombre de détenus depuis 2007. La surpopulation trouve aussi son origine dans l'arsenal législatif durci contre les récidivistes ou les délinquants sexuels, ainsi que dans l'augmentation des comparutions immédiates et des placements en détention provisoire.

via libération

grave comment ? grave comme ça :

C’est au-delà de ce que l’on peut imaginer.

Je pense que si on n’a pas la base factuelle, on se trompe complètement sur les politiques à suivre. C’est pour ça que Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ou 99% de mes collègues dans les gouvernements en France en Europe et ailleurs, se trompent totalement sur les politiques à mener, y compris le Grenelle de l’Environnement, qui sont des billevesées absolues.

Ils ont une vision continuiste de l’histoire. En gros, demain sera à peu près comme aujourd’hui, et même disent-ils, en mieux. Tout cela est totalement faux. Ce que je vous dis là, c’est qu’il va arriver un accident comme jamais il n’est arrivé dans l’histoire de l’humanité depuis homo sapiens il y a cinquante mille ans.

Il y a une opposition majeure entre deux modèles, deux visions d’avenir. Les cornucopiens, les espèces d’optimistes béats, qui sont des théologiens de la croissance, qui pensent que la croissance c’est pour toujours, et ceux qui pensent qu’il faut regarder les faits les plus durs, et que ça va décroître.

L’industrie des transports, aujourd’hui c’est plus vite, plus loin, plus souvent, moins cher. On a un droit à la mobilité. C’est un privilège d’ultra riches qui ne se rendent pas compte que plus de la moitié de l’humanité n’a aucun droit à la mobilité. C’est ce que les européens ont mis en œuvre depuis soixante ans.

La décennie 2010-2020, c’est la décennie de tous les dangers. Il va falloir s’habituer à aller moins vite, moins loin, moins souvent. L’énergie sera beaucoup plus chère, qu’on le veuille ou non.

Avec la déplétion pétrolière, l’aviation va avoir beaucoup de mal. En 2015, les compagnies low-cost sont mortes.

C’est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l’impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l’anticiper si l’on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra.

C’est maintenant qu’il faut faire preuve de la plus grande créativité politique. Il faut avoir une imagination débordante pour changer le monde. Si on a le conformisme du PS ou de l’UMP, c’est cuit...

Yves Cochet, extrait d'une conférence sur la décroissance visible sur contreinfo.info

la situation est grave, n'agissons pas.

L'objectif premier de l'Union européenne était de descendre à 120 grammes de CO2 par kilomètre (gCO2/km) à l'horizon 2012. Les constructeurs automobiles ne voulant pas supporter seuls l'effort, la Commission a décidé de le séparer en deux: les moteurs neufs ne devront pas émettre plus de 130 gCO2/km, le recours aux agrocarburants et les améliorations sur les pneumatiques et la climatisation permettant d'économiser les 10 gCO2/km supplémentaires.

Or, l'accord trouvé entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy prévoit d'introduire une souplesse dans le dispositif en permettant «aux constructeurs de recevoir un crédit, sous une certaine limite (de 6 à 8 g), pour l'utilisation» d'«éco-innovations, à condition que la directive définisse un cadre européen précis et harmonisé pour valider les technologies et homologuer leur contribution à la réduction des émissions», selon un communiqué de l'Elysée. Ce qui pourrait revenir à compter deux fois une même innovation.

Par ailleurs, la chancelière allemande a insisté, selon l'AFP, pour que l'objectif de 130 gCO2/km ne s'applique en 2012 qu'aux nouveaux modèles de voitures, et seulement par la suite, de manière progressive, au parc automobile existant. Les ONG estiment également que les pénalités envisagées sont trop faibles pour obliger l'industrie automobile à respecter l'objectif. Au final, selon Franziska Achterberg de Greenpeace Europe, «l'objectif n'est plus de 120 gC02/km d'ici 2012, mais 138 gCO2/km à une date non spécifiée».

via agir pour l'environnement

jeudi 12 juin 2008

les chiffres avant tout (2)

Nous constatons depuis quelques semaines, une augmentation marquée des pressions exercées sur les Médecins Inspecteurs de Santé Publique (MISP) et les contractuels en charge des dossiers d'"Etrangers Malades". Elles s’inscrivent dans une démarche globale d’intimidation retransmise par certains directeurs, eux-mêmes pressés par leurs préfets, qui ont été récemment convoqués pour des chiffres de reconduite à la frontière considérés comme insuffisants.

Nous avons donc écrit à notre ministre de tutelle :

  • pour lui rappeler que l’avis rendu par le MISP est un acte médical auquel s’appliquent toutes les règles professionnelles (voir les avis récents du Conseil National de l’Ordre des Médecins et du Conseil d’Etat),
  • pour lui demander de faire cesser ces pressions qui constituent une violation de notre déontologie médicale inscrite dans le Code de la Santé Publique, qu’elle doit avoir à cœur en tant que professionnel de santé de faire respecter et dont elle constitue en tant que Ministre de la Santé le plus sur garant.

Deux de nos collègues, amenés à émettre ces avis viennent d’être mis en cause dans une affaire d’« aide au séjour irrégulier en bande organisée » en cours d’instruction à Marseille. A l’issue des auditions qui ont duré près de 20 heures, aucune charge n’a été retenue contre eux.

Des entorses, voire des violations du secret médical sont régulièrement signalées par des collègues MISP dans différentes régions et des pressions continuent à s’exercer plus ou moins directement pour que leurs avis soient modifiés.

Syndicat des Médecins Inspecteurs de Santé Publique - 5 mai 2008

les chiffres avant tout (1)

L’introduction dans la loi du droit au séjour pour raison médicale consacre, en 1998, la primauté des principes de solidarité, de respect des droits fondamentaux de la personne humaine et des enjeux de santé publique : la mise en place d’une véritable protection juridique avec droit au travail, a prévalu sur les régularisations discrétionnaires auparavant soumises au bon vouloir des préfets ou ministres, et aux aléas contentieux.

L’esprit de la régularisation pour raison de santé n’est pas, comme le présentent trop souvent ses détracteurs, un moyen de venir se faire soigner en France. C’est le droit d’avoir un titre de séjour pour les étrangers, résidant en France, lorsqu’ils sont atteints d’une pathologie grave (découverte dans 94% des cas en France) sans possibilité de prise en charge dans leur pays d’origine. C’est à un médecin inspecteur de santé publique (MISP), qu’il revient de se prononcer, sur la base d’un rapport médical complet transmis par un médecin agréé ou hospitalier, sur la gravité de la pathologie et la nécessité d’être soigné en France.

La décision finale revient toutefois au préfet. Pourtant, progressivement, ce droit au séjour pour raison médicale est devenu, à l’instar du droit d’asile, une variable d’ajustement de la maîtrise des flux migratoires et de la gestion comptable et économique de l’immigration. Au mépris du droit à la santé, en dépit des textes internationaux ratifiés par la France, il a fait, et continue de faire, l’objet d’attaques répétées. Attaques politiques d’abord. Le rapport de l’inspection générale de l’administration de novembre 2002 (rapport Escoffier) plante le décor en s’appuyant sur le fantasme du « faux malade ». Les tentatives successives d’amputer par la loi le droit au séjour pour les malades ont finalement avorté grâce à la mobilisation des professionnels de santé et des associations.

Mais, les pouvoirs publics ont trouvé d’autres canaux, moins publics, moins visibles et tout aussi délétères : circulaires et outil en intranet (« fiches-pays » réduisant la notion de l’accessibilité effective à un suivi médical à la seule existence dans un pays d’une possibilité de soins). Entraves dans la mise en application, ensuite. Les dysfonctionnements rencontrés par les étrangers en préfecture sont légions : des conditions d’accueil déplorables à l’exigence de pièces non prévues par la loi ou de paiement de taxes abusives, de la violation du secret médical aux délais d’instruction improbables, les obstacles se multiplient pour accéder effectivement au titre de séjour prévu par la loi(...)

On assiste aujourd’hui à une véritable épidémie de refus de renouvellement des titres de séjour pour raison médicale à des personnes dont l’état de santé est loin de s’être amélioré, à des placements en rétention, voire à des expulsions de malades.

in rapport de l'observatoire du droit à la santé des étrangers du 3 juin 2008

mercredi 11 juin 2008

message subliminal ?

publicité 4x3 pour M6
(rance : se dit des corps gras qui, laissés au contact de l’air,
ont pris une odeur forte et un goût désagréable.
wiktionnaire)

lundi 9 juin 2008

le mur est là, juste devant.

La marine nationale a annulé trois missions "importantes mais pas essentielles" prévues cet été afin de réaliser des économies de carburant, réagissant à la flambée des cours, a indiqué dimanche 8 juin le Sirpa marine, confirmant une information du Point.

(...) le commandant Erulin, à précisé qu'outre ces "premières mesures", une "politique de gestion du gazole portant à la fois sur la gestion des stocks et le choix des points de ravitaillement est en cours d'élaboration". "Le principe est d'aller dans les ports où le gazole est le moins cher et d'adapter certaines exigences de gestion des stocks opérationnels à la possibilité de s'approvisionner au meilleur prix", a-t-il détaillé.

(...) De plus, ajoute lepoint.fr, "les pétroliers-ravitailleurs sont exceptionnellement autorisés à faire descendre leurs réserves sous la barre pourtant intangible des 70%".

sources multiples

dimanche 8 juin 2008

dessillons | le meilleur du 19 mai au 8 juin

  • argent trop cher : les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure : de trois siècles à plus d’un millénaire de Smic brut !
  • human after all ? : je sais pas pour vous, mais nous trouvons un poil gênant que "le produit" magique tant vanté par notre gouvernement sur les placards publicitaires de nos villes, soit... un être humain.
  • salut, c'est combien ? : le regretté André Gorz nous démontre comment le capital entend éliminer tous les rapports sociaux qui ne sont pas des rapports acheteur/vendeur, c'est-à-dire qui ne réduisent pas les individus à être des consommateurs de marchandises et des vendeurs de leur travail ou d'une quelconque prestation considérée comme "travail", pour peu qu'elle soit tarifée.**
  • en effet, ça fout la honte : la directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères, dite directive de la honte, c'est par exemple jusqu'à 18 mois de rétention pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, ou une interdiction pour 5 ans de revenir pour toutes les personnes renvoyées - qu'ajouter ?
  • un peu d'économie : l'économie réelle est devenue un appendice des bulles financières, cet autre mot de Gorz nous l'explique - c'est un poil ardu, mais ça vaut le coup.**
  • la fin est proche : les carburants routiers valent 1,5 à 2 fois moins cher aujourd’hui qu’en 1970 - donc AVANT le premier choc pétrolier ; vous vous doutez bien que ça ne pourra pas durer (pour le mieux !).

ah, et pour ce qui est de not' bon présipôt, le bateleur de ces dames ? eh bien il apprend à compter avec l'aide des services de la censure de L'Élysée.


** spécial copinage : ces deux textes de Gorz viennent de l'avant-propos du manifeste du mouvement utopia - un manifeste collectif, publié chez parangon, sur la base de la réfutation des dogmes de la croissance, de la consommation et de la centralité du travail.


et tout de suite, les restes...

  • nucléaire de rien : privatiser areva pour bouygues,vu leur qualité de travail, ça se discute, non ?
  • too late... : les rejets de CO2 des voitures neuves vendues en France stagnent, alors qu’elles baissaient régulièrement depuis 1996, merci les 4x4 - bah, l'ami Yves "Apocalyptique" Cochet nous dit que "le litre d'essence à 2,5 euros, c'est peut être pour 2009, et ce n'est qu'un début".
  • gros nuls de l'environnement... énième` : 4 milliards pour les transports, qui dit mieux ?! hein ? qui ? ... euh, bon, disons 2,5 milliards, en incluant le plan Espoir Banlieue, qui n'a rien à voir avec le Grenelle.
  • repentez-vous, mes frères : bon, quand il n'y aura plus de pétrole, ça risque de changer deux-trois trucs quand même, hein...
  • décentralisation... des problèmes : habile : après avoir transféré des pans entiers des politiques publiques sur les collectivités locales, l'État peut tranquillement nous expliquer qu'elles sont responsables des déséquilibres financiers de la France...
  • on peut compter sur eux : prisons surpeuplées ? refus de propositions d'emploi par l'ANPE ? nombre d'heures travaillées par les grutiers ? la poésie des chiffres se souffre pas la réalité pour dati ou not'bateleur.
  • reich-auffé (pour mémoire) : tiens, en ces doux temps d'amour pour son prochain, qui avait dit "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter" ?

argent trop cher

Les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure, indique le magazine l’Expansion. Leurs émoluments sur l’ensemble de l’année 2007 vont de trois siècles à plus d’un millénaire de Smic brut…. Ils vont de 4,4 millions d’euros pour Benoit Potier (Air liquide) à 18 millions d’euros pour Pierre Verluca (Vallourec).

(...) Les inégalités de revenus sont largement acceptées mais on voit mal comment le talent et l’investissement personnel, la compétence ou le niveau élevé de responsabilité pourraient justifier de tels niveaux de revenus. Les rémunérations des grands patrons français sont parmi les plus élevées en Europe.

Ces revenus sont hors normes : ils vont bien au-delà de ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie pour sa satisfaction personnelle, même en accumulant les palaces, les yachts ou les grosses voitures. Ils garantissent surtout un niveau de vie hors du commun du reste de la société de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.).

via observatoire des inégalités
(inclus, un tableau récapitulatif par patron)

samedi 7 juin 2008

nucléaire de rien

Alors que l'Élysée veut privatiser Areva, leader mondial de l'industrie nucléaire, au profit d'Alsthom et de Bouygues, l'Autorité de Sûreté Nucléaire vient d'ordonner la suspension des travaux de bétonnage sur le chantier du réacteur EPR (...). Or qui a coulé la plus grande partie de ce béton ? Bouygues.

(...) La lecture des deux rapports de l'ASN daté des 6 novembre 2007 et 28 avril 2008 (...) apprend que "des fissures" sont apparues "à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate forme de l'îlot nucléaire de l' EPR". Bref, les fondations du futur réacteur, pas moins !

via le canard enchaîné

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