dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
5537,75 visiteurs mensuels en moyenne,
dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

lundi 8 septembre 2008

petit racisme ordinaire

Je ne sais pas jusqu’où nos journaleux iront, dans la stigmatisation maladive des mahométans (fanatiques), mais tout montre que, sur un tel sujet, ils n’ont pas vraiment de limites(...)

L’affaire du procès de Rennes, qui n’a pas (du tout) été renvoyé pour cause de ramadan, mais qui tout de même aurait pu l’être, et qui par conséquent vaut bien qu’on transige un peu avec la réalité factuelle, est à cet égard exemplaire d’une espèce de folie où le respect de la vérité ne doit surtout pas empêcher l’imputation - parce que bon, t’auras beau dire, t’auras beau faire : le musulman est flippant(...)

ce matin, Libération proclame que : "Le tribunal fait le ramadan".

Et, certes, ce n’est pas complètement exact : c’est même assez faux, puisque, ainsi que je disais, le procureur général a précisé que justement, "ce n’est en aucun cas le motif du ramadan qui a été retenu" pour justifier le renvoi du procès(...)

Et justement, à propos de barbiche : dans son éditorial du jour, Laurent Joffrin, boss de Libé, écrit que "la décision de la cour d’appel de Rennes", dont nous savons qu’elle n’a pas été motivée par le ramadan, est "au pire (…) une concession - ou une maladresse - qui doit rester l’exception".

Là encore, tu m’excuseras, mais je vais la refaire lentement : Laurent Joffrin, qui sait pertinemment que la décision de la cour d’appel n’a pas été motivée par des considérations religieuses (et, en l’occurrence, musulmanes), écrit quand même, très posément, que la décision de la cour d’appel est une concession à des considérations religieuses (et, en l’occurrence, musulmanes)

(...)

C’est marrant, hein, comme c’est à chaque fois sur la gueule des mêmes suspects que ça finit par tomber.

Ca doit vouloir dire quelque chose. Mais quoi ?

(lecture de l'article complet hautement conseillée) par sébastien fontenelle

plonge

(...) Il a peur, le gamin, il aimerait sortir, il fait un beau ciel bleu, au-dessus, dehors. J’ai regardé sa feuille de paie : 169 heures, 333 euros. La première année, l’apprentissage, ça ne rapporte pas lourd, 25 % du smic ; la troisième année non plus, seulement 85 % du smic. C’est pour cela que deux apprentis sur trois ne terminent jamais leur apprentissage, en France. D’autant que le gamin, en vérité, il ne fait pas 169 heures, mais plutôt 200 heures, si ce n’est plus. Pour apprendre à travailler plus, n’est-ce pas, il faut, comme dit son chef, « en baver ». Plus, plus tôt.

Vous devez être ceux qui menacent, pas ceux qui sont menacés. Vos dents doivent rayer le parquet. L’indulgence est comme la pitié, elle vous déshonore et elle déshonore aussi ceux qui en bénéficient. La société a besoin de durs, pas de mous. L’ennui, c’est qu’il y en a beaucoup, des mous, beaucoup trop. Il faut arrêter de reculer le moment de l’effort. Ne soyez pas indulgents avec vos salariés. Il y a tout plein de “bacs + 12” qui sont infoutus de travailler, ils ne sont même pas capables de trouver un balai pour faire le ménage. Quand on doit licencier quelqu’un, il ne faut pas cacher la vérité. Vous savez, c’est aussi difficile pour celui qui coupe que pour celui qui est coupé. Moi, je préfère les assassins aux escrocs : les escrocs, les gens les trouvent sympas. Les assassins, non, évidemment ; mais pourtant, ils ont un grand mérite, c’est de ne pas être hypocrites.

M. André Daguin, célèbre patron de la restauration, parlant à ses pairs, à l’université du Mouvement des entreprises de France (Medef) de Jouy-en-Josas, le 30 août 2004

via gérard filoche
article complet via le lien ci-dessous

lire la suite

ben oui au fait, mais pourquoi ?

Est-ce utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ? Est-ce utile que l’on y intègre des éléments du type des coordonnées téléphoniques, des orientations, sans savoir de quoi exactement il s’agit, ou des informations d’ordre fiscal ou patrimonial ? s’est demandé l’ancien bras droit de François Bayrou. Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ? N’y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?» Il a ajouté un petit bémol en précisant qu’Edvige était aussi «la conséquence directe de la fusion des RG et de la DST».

Hervé Morin, ministre de la défense, in libération

-avant ça-
Ministerium für Staatssicherheit

samedi 6 septembre 2008

peste !

La capture de nouvelles chrysomèles sur Saint-Priest et Communay a mis une fois de plus en évidences un exemple parmi d’autres, où pour des illusions, ou plus graves encore, pour servir les intérêts de grands groupes, la profession agricole est agressée, montrée du doigt voire jetée « à la vindicte populaire » ! (L’eau, les nitrates…).

En effet, lors de la réunion à la Draf pour définir la mise en œuvre des moyens de lutte qu’imposent, tant Bruxelles que l’arrêté ministériel, à ce parasite classé insecte de quarantaine. La profession a été littéralement agressée et mise en accusation à tort par les représentants de l’apiculture.

Pour eux, les seuls bons agriculteurs sont les « bio ». Certes, un créneau existe pour des productions « bio », mais il ne deviendra jamais l’intégralité des productions agricoles. Heureusement, car le monde serait en situation de famine et l‘espérance de vie des Français ne se situerait plus au niveau actuel. La généralisation du « bio » reposerait les énormes problèmes de santé publique résolus par nos aînés.

Aussi, au lieu de s’adapter aux évolutions et rechercher avec nous les solutions qui permettraient à chacun de se côtoyer et de vivre de nos productions respectives, les apiculteurs veulent en permanence, imposer leur vision passéiste et dangereuse.

À rester dans une logique de concertation et de discussions entre partenaires, on nous a supprimé le « gaucho », demain les traitements « hélico » ?

Désormais, vis-à-vis des individus qui se comportent en véritables parasites à l’encontre des agriculteurs, nous devons être virulents et offensifs (la carotte ne peut plus être l’unique solution, il faut avoir un solide bâton dans l‘autre main et montrer de temps en temps que l’on sait s’en servir).

Dorénavant, lorsque nous pouvons être en mesure de porter des coups, nous devons nous montrer impitoyables et contrer voire « casser » nos détracteurs, s’ils exposent leur flanc et que l’occasion de tirer s’y prête. Avant que leur intégrisme finisse par menacer la santé de nos enfants. Certains apiculteurs, aujourd’hui, sont dans ce camp, il est temps d’agir avec une fermeté exemplaire.

Lucien Barge, responsable de la FDSEA du Rhône. Autrement dit, la FNSEA, le grand syndicat agricole dont le bilan éloquent, en soixante ans, aura été d’accompagner en fanfare la disparition pure et simple de la paysannerie.

citations extraites du numéro 1976 du bulletin L’Information agricole du Rhône, en date du 28 août 2008, sous le titre : « Ne pas se tromper de cible ».

via planète sans visa

- pour autant, nous avions mis ça en ligne : la FAO estime que l’ agriculture biologique peut nourrir et protéger la planète -

jeudi 4 septembre 2008

rsa-pour ça ?

Le RSA cherche à inciter à la reprise du travail. Mais concrètement, combien de personnes sont ainsi découragées de reprendre un emploi ? Il n’existe pas d’étude spécifique permettant de connaître précisément l’ampleur de cette "désincitation". Une étude du ministère des affaires sociales sur les minima sociaux et l’accès à l’emploi (voir l’étude) d’avril 2007 donne quelques pistes : environ 20 % des bénéficiaires du RMI se déclarent inactifs, et parmi ceux-là, seulement 1 % déclarent ne pas rechercher d’emploi car ce n’est pas financièrement intéressant.

Par ailleurs, à l’occasion du Grenelle de l’insertion, une enquête a été réalisée auprès des bénéficiaires du RMI, sur leur rapport à la citoyenneté et à l’emploi. Si 86 % des personnes interrogées estiment que le RSA encouragerait les bénéficiaires à reprendre un emploi, ils ne sont que 9 % à penser que "garantir que le travail paye par rapport à l’inactivité" soit une piste de travail prioritaire. De surcroît, parmi les 72 % de personnes interrogées qui sont sans emploi, 27 % citent comme frein au retour à l’emploi le fait que les emplois qui leur sont proposés ne leur conviennent pas. Et parmi ceux-ci, seuls 38 % citent le manque d’intérêt financier comme motif. Ce qui, ramené à l’échantillon total des rmistes interrogés, permettrait d’estimer à 7 % la proportion de rmistes "désincités". On est bien loin d’un cas général.

(...) Les salaires en France sont plutôt bas, le salaire moyen est inférieur à celui de l’ensemble de la zone Euro par exemple, selon Eurostat. En complétant ces salaires trop faibles, on encourage les employeurs à offrir de bas niveaux de rémunération, augmentés par la collectivité.

(...) A mettre l’accent sur la désincitation, on laisse croire d’une part que les allocations sont trop élevées, et que c’est le manque de volonté individuelle qui empêche de reprendre un emploi. On individualise un problème qui est avant tout un problème de société. Le risque est donc grand de renforcer la stigmatisation déjà subie par les allocataires de minima sociaux, en leur imputant la responsabilité de ne pas travailler.

article complet et étayé sur l'observatoire des inégalités

mercredi 3 septembre 2008

malus-malus

Parlons donc chiffres : c'est très cher payé pour une réduction des émissions estimée à 8 grammes de CO2 par kilomètre (1), contre 160 g/km pour les voitures neuves en moyenne. De l'ordre de 800 euros la tonne de CO2 évitée, quand elle coûte environ 20 euros sur le marché européen.

En bon crypto-ministre de l'économie, Borloo se garde d'évoquer les raisons pe écologiques de son "succès". En effet, le bonus est attribué dès que les émissions passent sous le seuil peu exigeant de 130 g/km, quand les associations avaient souhaité qu'il soit fixé à 120 g/km. De fait, il a joué le rôle de soutien au marché, en accord avec les constructeurs français, peu incités aux effort (moyenne des véhicules neufs : 145 g/km en 2007). Il est donc question, pour éliminer cette sorte de subvention publique à la consommation et aux constructeurs d'abaisser le seuil du bonus de 5 g/km tous les deux ans, et d'annualiser le malus, surcoût qui n'est payé qu'à l'achat, rejoignant ainsi les préconisations des associations. La pression du ministre des finances (2) pourrait donc avoir quelques bénéfices... écologiques !

(1) réduction moyenne observée pour les achats de voitures neuves depuis la mise en place du "bonus-malus", ndd

(2) qui se plaint du coût du "bonus-malus", ndd

via politis

mardi 2 septembre 2008

Haumont-Inde, rapport d'échelle

3 millions.

C'est le nombre de personnes déplacées fuyant les inondations en Inde, notamment dans l'État du Bihar (à l'est du pays).

Depuis le début de la mousson, en juin, au moins 1000 victimes ont été recensées en Asie du Sud, dont les trois quarts en Inde.

ça valait bien une brève (ici in extenso) dans libé
(à Haumont, début août, une mini-tornade a fait 3 morts,
dont un suicide, et la couverture des médias pendant une semaine)

dimanche 31 août 2008

dessillons | fait comme tout le monde, rentre

mais qui a dit que nous étions partis ? nous avons dessillé tout l'été, et continuerons quand la bise viendra.

et figurez-vous que dessillons a un an ! 5500 visiteurs mensuels en moyenne, et jusqu'à 9000 en avril dernier ! nous voilà bien étonnés, merci de votre curiosité.

bon, en attendant de se débarrasser des enfants demain, voilà quelques billets du mois écoulé (tous les billets d'août sont par là) :

  • boucherie : ah non, il n'y a pas eu de modification des habitudes crades des bouchers de supermarchés pendant que nous mangions cinq fruits d'été par jour.
  • democraty reloaded : ah non, il n'y a pas eu de changement d'avis sur le vote électronique qui ne marche (pourtant) pas pendant que nous bricolions.
  • pendant la farce olympique : ah non, il n'y a pas eu d'amélioration du sort des opprimés chinois pendant que nous regardions des athlètes lutter au corps à corps, suants, avec leurs muscles huilés, que... hum.
  • faucheurs planteurs : ah non, il n'y a pas eu de décision mondiale spontanée de passer au tout bio pendant que vous dansiez en boîte (dessillons ne danse pas en boîte).

et notre bonus présipôtal ? nous vous le proposons sous la forme d'une liste (hilarante, car c'est bon de rire) à la gloire du machiavel des plans de paix.

ensemble (sans les pauvres, les rmistes, les malades, les handicapés...) tout devient possible

Alors que la prochaine taxe du gouvernement sur les mutuelles pour financer la "Sécu" est d'ores et déjà actée, la question de l'accès aux complémentaires s'annonce d'autant plus délicate que de nombreux Français renoncent déjà à des soins pour des raisons financières.

Cela a ainsi été le cas en 2006 pour "24 % des plus pauvres et 32 % des assurés sans assurance complémentaire", souligne Prescrire. Dans son numéro de septembre, la revue rappelle qu'environ 5 millions de personnes ne disposent d'aucune assurance complémentaire santé et ce malgré l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé et l'existence d'une couverture médicale universelle complémentaire.

"Les soins concernés ne sont pas des soins de confort, mais des soins pour lesquels le "reste à charge" pour l'assuré est le plus élevé : soins dentaires (63 %), lunettes (25%), consultations spécialistes (16%) et généralistes (9%). "Patients et soignants ont tout intérêt à peser pour un accès aux soins équitables pour tous, pour des raisons sanitaires aussi bien qu'éthiques", conclut la revue.

via univadis

des conventions & ouragans

Lettre ouverte à Dieu, par Michael Moore

Dimanche, 31 août 2008

Cher Dieu,

L'autre soir, le révérend James Dobson a demandé à tous les croyants de prier pour qu'un ouragan s'abatte dans la nuit de jeudi pour que le discours d'investiture d'Obama en plein air à Denver soit annulé.

Je vois que vous avez répondu aux prières du révérend Dobson - sauf que la tempête qui a été envoyé sur terre n'est pas à Denver, mais sur la voie de la Nouvelle-Orléans ! En fait, Vous avez prévu de frapper la Louisiane exactement au moment où George W. Bush devait livrer son discours à la Convention nationale Républicaine.

Maintenant, Père céleste, nous le savons tous : Vous avez un grand sens de l'humour, et un sens impeccable du calendrier. Envoyer un ouragan pour le troisième anniversaire de la catastrophe de Katrina et ceci pile au début de la Convention Républicaine était, semble-t-il, une divine ironie. Je ne la blâme pas, car je sais que vous êtes en colère parce que les Républicains essayé de VOUS blâmer pour Katrina en l'appelant un "acte de Dieu" - alors que la vérité est que c'est le cyclone lui-même qui a causé quelques victimes à la Nouvelle-Orléans. Plus d'un millier de personnes sont mortes en raison de négligences et d'erreurs causées par l'homme, pas par Vous.

(...) Ainsi, la dernière chose dont John McCain et les républicains avaient besoin était d'avoir un split-screen sur leur écran de TV : un côté avec Bush et McCain en fête à Saint-Paul, et de l'autre côté de l'écran, en direct, des images de l'administration républicaine coulant une fois de plus tandis que la Nouvelle-Orléans se noie.

(...) Ceci dit, il semble que vous n'avez pas pris juste du plaisir à vous moquer de Bush & Co. Il semble que l'ouragan Gustav soit vraiment en position de frapper la Nouvelle-Orléans et la côte du Golfe. Nous vous entendons, ô Seigneur, haut et fort, comme nous l'avons fait lorsque le révérend Falwell a dit que vous avez ordonné au 11 Septembre de se produire à cause de tous les gays et des avortements. Nous vous supplions, ô Miséricordieux, de ne pas nous punir de nouveau car Pat Robertson a dit que vous nous donniez Katrina en raison "grand massacre d'enfants à naître" en l'Amérique. Ce qui a été repris par d'autres républicains en 2005.

Voilà donc mon appel à Vous: ne recommencez pas en Louisiane.

(...) Votre fidèle serviteur et ancien séminariste,

Michael Moore

via la newsletter de Michael Moore
traduction dessillons

rsa-leté ?

Le projet de loi (RSA, ndd) ajoute (...) l'application automatique du décret sur le train de vie des allocataires de minimas sociaux.

(...) Il autorise en effet la CAF et les autres organismes de la Sécurité sociale à effectuer des contrôles, à l'insu et sans le consentement du "bénéficiaire" de minimas sociaux, mais aussi de n'importe quelle autre prestation sociale.

Mais surtout, il crée de fait un nouveau mode de calcul des minima. (...) Le décret institue la prise en compte du patrimoine. (...) En effet, le barême applicable diminue ou supprime potentiellement le RMI, comme l'API ou les autres minima pour l'ensemble des couches moyennes et populaires. Pas besoin de château, la possession d'un pavillon Bouygues modèle économique suffit en Ile-de-France.

via RTO, cité par libération

samedi 30 août 2008

mais ? on avait dit qu'on arrêtait avec le présipôt... bin oui, mais lui, il continue.



Travail du dimanche, 3ème épisode: le 28 août 2008 - Au milieu de son discours sur la généralisation du RSA, à Changé, dans la banlieue de Laval, Nicolas Sarkozy ne peut s'empêcher de nous raconter sa petite histoire...
via le post (qui propose aussi une chouette version remixée)

mercredi 27 août 2008

jouons avec les chiffres et leur interprétation... par la presse

The Washington Post - Wednesday, August 27, 2008
La Banque Mondiale Compte Plus de Pauvres
De Nouveaux Chiffres Traduisent un Changement de Méthode, Pas de Richesse

Bien plus de gens sur la planète vivent dans une pauvreté sévère par rapport aux estimations précédentes, avec un nombre de pauvres estimés à 1,4 milliards, contre environ 1 milliard auparavant, selon un rapport de la Banque Mondiale publié hier(...)

Tandis que ce rapport estime qu'environ 26% de la population mondiale vivent dans l'extrême pauvreté - contre 17,2% selon les estimations précédentes - il confirme aussi que la pauvreté s'est réduite dans certaines régions, le plus notablement en Asie du Sud-Est.


Le Monde - Mercredi 27 août 2008
La proportion de pauvres dans la population mondiale a diminué de moitié depuis 1981

Entre 1981 et 2005, le nombre des pauvres dans le monde a diminué de 500 millions, et leur proportion dans la population totale est tombée de 52 % à 26 %. Cette bonne nouvelle – relative, puisque l'Afrique ne profite pas de cette embellie – est extraite d'un rapport publié, le 26 août, par la Banque mondiale, et intitulé "Les pays en développement sont plus pauvres qu'on le croyait, mais le combat qu'ils mènent contre la pauvreté porte ses fruits".

in the washington post et le monde

boucherie



NDD : c'est sur la "remballe" de viande périmée en supermarché - une vidéo assez crade, à devenir végétarien (ou à décider de n'acheter que chez un artisan boucher, hein)
via les mots en un sens

mardi 26 août 2008

democracy reloaded

Il était temps. Chantal Enguehard vient de réaliser la première étude sur la fiabilité du vote électronique en France. Pour son travail, cette chercheuse du Laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique a examiné les dernières élections à la loupe. Et tout particulièrement les écarts entre le nombre d’émargements, c’est-à-dire les signatures de chaque votant, et de votes, qui sont le nombre de bulletins réels (enveloppes dans l’urne) ou virtuels (totaux de la machine). Sa conclusion est sans appel: 30 % des bureaux de vote électronique présentent des différences entre le nombre d’émargements et le nombre de votes, contre 6% dans le cas d’un vote classique avec urne. Le chiffre peut surprendre, mais il est éloquent. D’autant qu’à l’analyse ni la taille du bureau de vote, ni le temps d’apprentissage, ni la réticence des électeurs n’a d’impact sur le taux d’erreur des ordinateurs de vote. Le vote électronique délivre donc bien des résultats moins fiables que le vote à l’urne.

Petit détail intéressant, les Pays-Bas, pourtant pionniers en matière de vote électronique, ont décidé d’abandonner ce système. Mais ne nous inquiétons pas pour le géant néerlandais de la construction électronique Nedap. Ses ordinateurs trouvent désormais leur place dans les bureaux de vote français.

Plus étonnant encore, moins de la moitié des mairies sollicitées ont répondu à l’appel de l’Observatoire du vote. Par excès de pudeur, sans doute: les petits «arrangements avec les chiffres» sont monnaie courante quand il faut faire coïncider le nombre d’émargements et le nombre de votes. Le respect du code électoral apparaît ainsi plus que relatif suivant les communes.

C’est en croisant les sources d’informations, notamment les procès-verbaux des bureaux de vote et des mairies, que les principales erreurs ont été découvertes. Or, comme c’est le cas en France, plus le processus de traitement des données est centralisé, moins il est contrôlable(...)

En conclusion de la présentation de l’étude de Chantal Enguehard, Jean-Didier Graton, président de l’Observatoire du vote, tirait la sonnette d’alarme, le 8 juillet: « Il est temps que la France entre dans la modernité et mette enfin en place des observateurs indépendants.» Au-delà de la remise en cause du vote électronique, l’Observatoire entend bien pointer le manque de transparence du système électoral français. Et rappeler que la démocratie est une chose fragile… sous toutes les latitudes.

in politis
et article de C. Enguehard
et article de C. Enguehard et J.D. Graton (en anglais)

- avant ça sur dessillons -
machines à voler

plus de billets ?