lundi 8 septembre 2008
petit racisme ordinaire
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Je ne sais pas jusqu’où nos journaleux iront, dans la stigmatisation maladive des mahométans (fanatiques), mais tout montre que, sur un tel sujet, ils n’ont pas vraiment de limites(...)
L’affaire du procès de Rennes, qui n’a pas (du tout) été renvoyé pour cause de ramadan, mais qui tout de même aurait pu l’être, et qui par conséquent vaut bien qu’on transige un peu avec la réalité factuelle, est à cet égard exemplaire d’une espèce de folie où le respect de la vérité ne doit surtout pas empêcher l’imputation - parce que bon, t’auras beau dire, t’auras beau faire : le musulman est flippant(...)
ce matin, Libération proclame que : "Le tribunal fait le ramadan".
Et, certes, ce n’est pas complètement exact : c’est même assez faux, puisque, ainsi que je disais, le procureur général a précisé que justement, "ce n’est en aucun cas le motif du ramadan qui a été retenu" pour justifier le renvoi du procès(...)
Et justement, à propos de barbiche : dans son éditorial du jour, Laurent Joffrin, boss de Libé, écrit que "la décision de la cour d’appel de Rennes", dont nous savons qu’elle n’a pas été motivée par le ramadan, est "au pire (…) une concession - ou une maladresse - qui doit rester l’exception".
Là encore, tu m’excuseras, mais je vais la refaire lentement : Laurent Joffrin, qui sait pertinemment que la décision de la cour d’appel n’a pas été motivée par des considérations religieuses (et, en l’occurrence, musulmanes), écrit quand même, très posément, que la décision de la cour d’appel est une concession à des considérations religieuses (et, en l’occurrence, musulmanes)
(...)
C’est marrant, hein, comme c’est à chaque fois sur la gueule des mêmes suspects que ça finit par tomber.
Ca doit vouloir dire quelque chose. Mais quoi ?
(lecture de l'article complet hautement conseillée) par sébastien fontenelle
(...) Il a peur, le gamin, il aimerait sortir, il fait un beau ciel bleu, au-dessus, dehors. J’ai regardé sa feuille de paie : 169 heures, 333 euros. La première année, l’apprentissage, ça ne rapporte pas lourd, 25 % du smic ; la troisième année non plus, seulement 85 % du smic. C’est pour cela que deux apprentis sur trois ne
terminent jamais leur apprentissage, en France. D’autant que le gamin, en vérité, il ne fait pas 169 heures, mais plutôt 200 heures, si ce n’est plus. Pour apprendre à travailler plus, n’est-ce pas, il faut, comme dit son chef, « en baver ». Plus, plus tôt.
exactement il s’agit, ou des informations d’ordre fiscal ou patrimonial ? s’est demandé l’ancien bras droit de François Bayrou. Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ? N’y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?» Il a ajouté un petit bémol en précisant qu’Edvige était aussi «la conséquence directe de la fusion des RG et de la DST».
Le RSA cherche à inciter à la reprise du travail. Mais concrètement, combien de personnes sont ainsi découragées de reprendre un emploi ? Il n’existe pas d’étude spécifique permettant de connaître précisément l’ampleur de cette "désincitation". Une étude du ministère des affaires sociales sur les minima sociaux et l’accès à l’emploi (voir l’étude) d’avril 2007 donne quelques pistes : environ 20 % des bénéficiaires du RMI se déclarent inactifs, et parmi ceux-là, seulement 1 % déclarent ne pas rechercher d’emploi car ce n’est pas financièrement intéressant.
Parlons donc chiffres : c'est très cher payé pour une réduction des émissions estimée à 8 grammes de CO2 par kilomètre (1), contre 160 g/km pour les voitures neuves en moyenne. De l'ordre de 800 euros la tonne de CO2 évitée, quand elle coûte environ 20 euros sur le marché européen.
Alors que la prochaine taxe du gouvernement sur les mutuelles pour financer la "Sécu" est d'ores et déjà actée, la question de l'accès aux complémentaires s'annonce d'autant plus délicate que de nombreux Français renoncent déjà à des soins pour des raisons financières.
Lettre ouverte à Dieu, par Michael Moore
Le projet de loi (RSA, ndd) ajoute (...) l'application automatique du décret sur le train de vie des allocataires de minimas sociaux.
The Washington Post - Wednesday, August 27, 2008
Il était temps. Chantal Enguehard vient de réaliser la première étude sur la fiabilité du vote électronique en France. Pour son travail, cette chercheuse du Laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique a examiné les dernières élections à la loupe. Et tout particulièrement les écarts entre le nombre d’émargements, c’est-à-dire les signatures de chaque votant, et de votes, qui sont le nombre de bulletins réels (enveloppes dans l’urne) ou virtuels (totaux de la machine). Sa conclusion est sans appel: 30 % des bureaux de vote électronique présentent des différences entre le nombre d’émargements et le nombre de votes, contre 6% dans le cas d’un vote classique avec urne. Le chiffre peut surprendre, mais il est éloquent. D’autant qu’à l’analyse ni la taille du bureau de vote, ni le temps d’apprentissage, ni la réticence des électeurs n’a d’impact sur le taux d’erreur des ordinateurs de vote. Le vote électronique délivre donc bien des résultats moins fiables que le vote à l’urne.