dessillons (citations sans commentaires)

dessiller : v. tr. amener quelqu'un à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer.
épatant
dessillons a un an !
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dont 9022 en avril, nous dit la machine!
merci de votre curiosité...

samedi 9 août 2008

pas de jeux, du pain (avec du vin et du saucisson, par exemple)

Vous pensez bien, je l’espère, que je ne regarderai pas une seule image des JO, qui commencent aujourd’hui à Pékin. (...) Au cours des deux derniers jours, malgré les flics par centaines de milliers, malgré l’interdiction d’une grande part de la circulation automobile, malgré la fermeture d’un nombre incalculable d’usines, malgré des mesures administratives qui n’avaient encore jamais été prises sur terre à cette échelle, où que ce soit, la brume a régné sur la capitale chinoise.

Je n’ai, pour ma part, besoin d’aucune autre image. Bien entendu, pour les autorités bureaucratiques, c’est normal. La chaleur et l’humidité produisent de la brume. Bien entendu. Je note deux compléments. Un, hier matin en tout cas, le Nid d’oiseau, inventif petit nom donné au grand Stade national, était invisible depuis les routes qui l’encerclent. Deux, et pour l’histoire, tant c’est drôle, cette phrase du président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge : « Il se peut qu’il y ait de la pollution ». Coluche pas mort.

via planète sans visa

mardi 5 août 2008

ça s'est passé près de chez vous

Gdimanche 13 janvier - Tous les matins on nous fouille. La nuit ils sont dans les couloirs. Lorsqu'on doit se rendre aux toilettes, ils nous suivent et laissent la porte ouverte. Ils mettent l'alarme entre minuit et 1 heure, pour qu'on ne dorme pas.

mardi 15 janvier - Je suis fatigué. Rien ne sort de ce qui se passe ici. Il n'y a pas d'eau chaude dans les douches. Il n'y a pas de chauffage dans certaines chambres(...) On fait des réunions entre les deux pavillons : une personne se rend au grillage pour raconter aux autres ce qui se passe dans l'autre pavillon, et vice versa.

mercredi 16 janvier - Le centre est plein, mais ils continuent de ramener des gens. Hier, ils ont ramené deux gars. Ils ont dû dormir par terre dans le couloir.

mercredi 30 janvier - Lundi il y a eu 3 tentatives de suicides. Et mardi soir une tentative de suicide dans notre pavillon. Il a essayé de se pendre avec sa ceinture...

mercredi 23 janvier - Hier soir à minuit, on a refusé d'être comptés. Tout le monde criait LI-BER-TE... Les manifestations à l'extérieur, ça nous fait du bien... Ce soir des gars ont mis le feu à leur chambre...

lundi 4 férvrier - Hier, quinze personnes ont déchiré leurs cartes (avec un numéro, ta photo, ton nom et ta nationalité) et les ont jetées dans le couloir... Les refus de comptage, c'est presque tous les jours.

mardi 5 février - Le soir il fait froid dans les chambres. Moi je ne m'alimente plus depuis 11 jours... On n'a pas le droit d'avoir de stylo ni de papier. On est isolé...

lundi 11 février - Hier, personne n'a mangé.

mardi 12 février - Nous étions devant la télé. La police a éteint la télé sans rien dire. On a demandé qu'ils la rallument. Ils n'ont pas voulu. Le ton est monté très vite. Ils ont voulu prendre une personne pour la mettre en isolement. On les en a empêchés. Ils nous ont demandé de monter dans les chambres pour le comptage, on a refusé. Alors ils sont revenus en nombre... Ils nous ont séparés en deux groupes, puis ils nous ont tabassés dans l'escalier, dans le couloir et dans les chambres. Je dirais qu'il y a cinq blessés... Pour celui qui a le nez cassé, ils sont rentrés dans sa chambre et ils l'ont tabassé. Il y a plein de sang dans sa chambre et dans le couloir. Les pompiers ont emporté 5 ou 6 personnes... Entre 3 et 4H du matin, ils nous ont tous sortis dehors. Certains n'ont pas eu le temps de s'habiller. On a attendu une demi-heure dans le froid.

mercredi 27 février - Les policiers viennent chercher les gens à 5 heures du matin pour les emmener à l'aéroport... Les gens ont peur. Ils ne veulent pas se battre. Ils sont trop déprimés.

lundi 7 avril - On sait qu'il y a eu des blessés dans le CRA 2 (Centre de Rétention Administrative), hier, suite aux affrontements... Depuis hier, ceux qui ont déchiré leur carte sont interdits de visite. Avant, ceux qui n'avaient pas de carte ne pouvaient pas manger au réféectoire. Maintenant qu'on fait la grève de la faim, ils nous interdisent les visites... Même si tu n'es pas expulsé, tu restes ici 32 jours. Quand tu sors, tu as déjà tout perdu. Tu n'as plus d'appartement, parce que tu n'as pas pu payer le loyer. Et plus de travail, parce que tu n'y es pas allé.

mercredi 9 avril - La grève de la faim s'est terminée des deux côtés. Tout s'est fini avec rien au bout... Il faut penser la lutte autrement. Les gens bouffent des lames de rasoir tous les jours et on n'entend pas parler d'eux.

lundi 14 avril - Si je suis expulsé, je vais accepter : quand c'est la deuxième fois(...), ils te scotchent comme un animal, et je ne veux vraiment pas partir scotché comme un animal...

vendredi 23 mai - Les chiens sont comme un CD qui tourne : ils aboient toute la journée. Les projecteurs sont braqués sur nous en permanence... Ils sont tellement puissants qu'ils traversent les vitres teintées... Ca pousse à la crise de nerfs... Les douches sont bouchées, les toilettes sont pleines à craquer, à tel point qu'il faut parfois les vider dehors...

lundi 16 juin - c'est invivable, on voit de tout. Par exemple, il y a un mec qui a été opéré du cerveau. Il a des cicatrices, il a été arrêté en pleine convalescence, deux jours après être sorti de l'hôpital... Il doit se faire encore opérer le 20 juin... Quand quelqu'un s'évanouit, ils l'emmênent à l'hôpital. Et puis très souvent on entend que la personne a été expulsée...

Le 22 juin, plusieurs incendies ravagent les 2 bâtiments du CRA de Vincennes.

propos recueillis par RESF par téléphone, in charlie hebdo

lundi 4 août 2008

la chine, pas à pied

Je crois, je suis même sûr que bien peu de gens réalisent si peu que ce soit l’ampleur du chaos que répand la Chine en Asie, en Afrique et même en Amérique tropicale. Prenons un exemple décrit dans le journal britannique The Daily Telegraph par son correspondant basé au Kenya, Mike Pflanz (...).

Que fichent les Chinois en (République démocratique du Congo (RDC), pays) infiniment martyrisé, où l’interminable guerre civile en cours a fait des millions de morts ? Mais des affaires, voyons, comme nous avons si mal su faire pendant le temps long où les Blancs dominaient les Noirs. Pékin a signé avec les hommes de Kinshasa un contrat qu’il n’est pas exagéré de dire diabolique. En échange de minerais, notamment du cuivre et du cobalt, des ouvriers chinois devraient reconstruire 3 300 km de routes, 8 000 km de voies de chemin de fer, édifier des barrages, bâtir 32 hôpitaux, 145 dispensaires, etc.

Je retiens l’exemple d’une route en travaux dans le sud de la RDC, qui avance à la vitesse hallucinante de 800 mètres par jour. Elle rejoindra à terme l’autoroute de 1 600 km qui mènera alors à Kisangani, sur le fleuve Congo. Sur le fleuve et au coeur même de la plus belle forêt tropicale d’Afrique. Vous imaginez les conséquences, j’imagine.

Ce big deal n’est que la partie émergée d’un iceberg que nous ne verrons jamais en totalité. Le ministre d’état l’Agriculture de la RDC a signé l’été passé un énorme contrat avec une société chinoise, ZTE International. Il s’agit de produire de l’huile de palme sur 3 millions d’hectares dans les provinces de l’Equateur et de Bandundu. L’essentiel sera destiné bien entendu à la production de biocarburants. Trois millions d’hectares d’un coup !

(...) La Chine dévore la forêt du Cambodge, qui aurait perdu 30 % de sa surface entre 2000 et 2005.

(...) Au moment où vont débuter les JO de la honte, pensez à cela. À cela, dont on parlera si peu. À cela, qui décidera évidemment de la suite et du reste. La Chine est la grande plaie ouverte du réel.

via planète sans visa

samedi 2 août 2008

coût

Non seulement une route doit être construite, mais elle doit aussi être régulièrement rénovée et reconstruite en cas de besoin, ce qui signifie qu'aucune route n'est jamais vraiment "payée." (…) L'indice de Valeur d'Actifs (Asset Value Index) a été conçu pour comparer sur un cycle de vie de 40 ans la totalité du coût et des recettes imputables à une portion de route. La version simplifiée calcule la quantité d'essence consommée sur une chaussée et les recettes générées par les taxes sur l'essence. (…) L'application de cette méthode a révélé qu'aucune route ne s'auto-paie sur ces taxes.

Par exemple, à Houston, les 15 kilomètres de la portion SH 99 qui lie la I-10 à la US 290 coûtera 1 milliard de $ pour sa construction et son entretien sur sa durée de vie, en générant suelement 162 millions $ en taxes sur l'essence. Cela donne un ratio de .16, ce qui signifie que le véritable taux de taxe sur l'essence que les personnes auraient besoin de payer sur ce segment de route pour la rembourser complètement serait de $ 2,22 par gallon (actuellement : 18,4 cents par gallon, ndd).

via sex arts and politics
traduction dessillons

mercredi 30 juillet 2008

sacre de la monocratie

dimanche 27 juillet 2008

tu me racontes une histoire ?

S'il en fallait une preuve, Antonin Scallia, juge à la cour suprême des États-Unis, et donc chargé du respect de la Constitution, l'a apporté en juin 2007, lors d'un colloque de juristes à Ottawa : il a alors justifié l'usage de la torture en se fondant non pas sur l'analyse de textes juridiques, mais sur l'exemple de... Jack Bauer !

Evoquant la deuxième saison de la série 24h, au cours de laquelle on voit le héros sauver la Californie d'une attaque nucléaire grâce à des informations obtenues au cours d' "interrogatoires musclés", il n'a pas craint d'affirmer : "Jack Bauer a sauvé Los Angeles, il a sauvé des centaines de milliers de vie. Alliez-vous condamner Jack Bauer ? Dire que le droit pénal est contre lui ? Est-ce qu'un jury va condamner Jack Bauer ? Je ne le pense pas. Ainsi la question est vraiment de savoir si nous croyons en ces absolus. Et nous devons y croire."


Conversation entre un conseiller de Georges Bush (sans doute Karl Rove) et Ron Suskin, alors éditorialiste au Wall Street Journal, en 2002 : "Il m'a dit que les gens comme moi faisaient partie de ces types "appartenant à ce que nous appelons la communauté réalité" (the reality based community) : "Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable." J'ai acquiescé et murmuré quelque chose sur les principes des Lumières et l'empirisme. Il me coupa :

"Ce n'est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire maintenant, et, lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et créons d'autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c'est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l'histoire. (...) Et vous, vous tous, il ne vous reste qu'à étudier ce que nous faisons."

in Storytelling, la machine à fabriquer les histoires et à formater les esprits
Christian Salmon, éd. la découverte

vendredi 25 juillet 2008

retraite de russie

Le rapport de la Caisse nationale d'assurance vieillesse paru lundi dans la revue Retraite et société n'est pas très laudateur pour la réforme des retraites de 2003, plus connue sous le nom de "réforme Fillon".

Celle-ci était notamment destinée à retarder l'âge de la retraite et à améliorer l'emploi des seniors. Et sur ce point, on peut parler d'un échec. L'âge moyen de départ en retraite n'a pas augmenté, il a même baissé, en passant de 61,4 ans en 2003 à 60,7 ans en 2006. Quant au taux d'emploi des 55-64 ans, il n'atteint aujourd'hui que 38,1 %, alors que l'objectif avait été fixé à 50 % en 2010.

L'étude souligne également que les dispositifs incitatifs tels que la surcote n'ont pas eu les effets escomptés. Ce supplément de pension, mis en place pour ceux qui continuent à travailler alors qu'ils ont le nombre de trimestres suffisants pour une retraite à taux plein, ne concerne que 7,6% des assurés du régime général. Avant la réforme, ils étaient 7% à continuer de travailler... sans le supplément.

A l'inverse, le rachat des années d'études et la possibilité d'une retraite anticipée pour les longues carrières ont, eux, été plébiscités. Tout cela n'arrange pas les affaires - et les comptes - de la caisse nationale d'assurance vieillesse.

Ces informations, parues notamment dans Le Figaro de lundi, ont été reprises par de nombreux médias : L'express.fr, 20minutes.fr, ou encore Ouest-France.

Mais ce sujet qui fâche a été éclipsé par le passage au Congrès de la réforme sur les institutions.

D'ailleurs, invité lundi sur le plateau de TF1 face à Harry Roselmack, Fillon n'a pas été interrogé sur cette question.

via arrêt sur images

jeudi 24 juillet 2008

un grand bol de nucléaire

C'est étrange ce truc qui flotte dans l'air... Le nucléaire français n'a plus l'air si sûr que ça tout d'un coup. Le site nucléaire du Tricastin fait encore parler de lui. Et cette fois-ci, cela se passe à la centrale. Ce matin (23 juillet), vers 9h30, une opération de maintenance réalisée sur le réacteur 4 de la centrale du Tricastin (Drôme) a nécessité l'ouverture d'un tuyau. Or, des substances radioactives, de la poussière nous dit-on, se sont échappées dudit tuyau, contaminant près de 100 salariés sur le site.

La contamination est légère, a-t-on indiqué à la centrale. L'incident a été classé 0 (mais par EDF, hein, pas encore par l'Autorité de sûreté nucléaire). Ca va très vite désormais dans le monde du nucléaire, industrie qui, comme toutes les autres, apprend de ses erreurs. Voilà donc une loi des séries assez impressionnante. Ou alors, c'est business as usual, sauf que maintenant, tout le monde fourre son nez dans le moindre incident atomique... Comme je l'écrivais dans un précédent article, un incident nucléaire survient tous les trois jours en France. Jusqu'à présent, tout le monde s'en foutait. Depuis l'incident Socatri -je vous rappelle qu'il s'agissait de 74 kilos d'uranium largués dans l'environnement-, les journalistes sont en effervescence et les exploitants, qu'il s'agisse d'EDF ou d'Areva, sur les dents. Sur le fil des dépêches AFP, dès que le mot "nucléaire" figure en tête, tout le monde se rue sur l'info. J'ai l'impression -mais à confirmer avec le temps- que le monde de l'atome va devoir composer avec des petites brèves, infos, flashs, ..., qui relayeront sans cesse les incidents. Même les plus bénins.

Ceci dit, c'est le cadet de nos soucis. Ce qui importe, c'est de savoir si on peut à nouveau débattre de la question nucléaire en France. Et de la sûreté de cette industrie. Pour info, 15 salariés intérimaires ont été contaminés à Saint-Alban (Isère), la semaine dernière, l'usine Socatri a déversé de l'uranium dans la Gaffière, puis le Rhône, à Romans-sur-Isère, un tuyau percé a provoqué "l'épanchement" d'un peu d'uranium... Ca commence à faire pas très sérieux tout ça.

in six pieds sur terre

lundi 21 juillet 2008

connais tes ennemis

via le berk philippe de villiers

no comment




Les Irlandais devront revoter


n.sarkozy le 15 juillet 2008

samedi 19 juillet 2008

pas vu, pas pris

Tapie, quel beau sujet ! Quand Tapie récupère quelques centaines de millions, payés par le contribuable, dans des conditions obscures, ce pourrait être un sujet plus beau encore. Les journaux de 20 Heures pourraient faire une belle audience, en menant l'enquête sur les conditions dans lesquelles un étrange trio d'arbitres privés a tranché en faveur de l'homme d'affaires le litige qui l'oppose au Crédit lyonnais. Et la part prise par Sarkozy dans cette opération de court-circuitage de la Justice. Mais non. Rien. Les télés sont en vacances. Vive le pont du 14 juillet, qui a permis d'étouffer le pétard ! Il ne faut pas perturber l'estivant. Et TF1 a même réussi l'exploit, images d'archives à l'appui, de faire croire à ses téléspectateurs que ces « arbitres » étaient de vrais juges, ce qu'ils ne sont pas. Si vous voulez voir l'entourloupe, elle est là.



Ce n'est pas le seul sujet, passé à la trappe à la faveur de l'été.
30 000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2009 ? Rien au 20 Heures.
600 voitures brûlent pendant les festivités du 14 juillet ? Rien nulle part.
Quatre jeunes sont condamnés pour l'exemple à des peines de prison ferme après ces violences ? Rien encore.

in la newsletter arrêt sur images

vendredi 18 juillet 2008

petite fabrique de l'opinion

Le groupe Bolloré, qui détenait déjà 40% du capital de l'institut de sondages CSA, vient d'acquérir les 60% restants, renforçant ainsi sa présence dans la communication (Direct 8, Direct Soir, Direct Matin plus...)

libération, 11 juillet 2008

in and out

vue d'un des magasins de chaussures de luxe catwalk en Inde


vue d'atelier de fabrication de ces chaussures, dans le même pays - sur la troisième photo, le monsieur étale de la colle avec les doigts

via un ppt reçu par mail - info non vérifiée, mais tellement plausible...

lundi 14 juillet 2008

des petits trous encore des petits trous

* Horreur, cris, gémissements, le déficit de la branche maladie de la Sécu est de 4 milliards d'euros ! Quand on sait que la dépense totale de la Sécurité Sociale est de l'ordre de 670 milliards, on est un peu moins inquiet (126 milliards de prestations maladie versées en 2007 - ndd)(...)

Les entreprises bénéficient de 23 milliards d'exonérations de charges sociales entre 1 et 1,6 smic. A quoi ça sert ? Gandois, l'ancien patron des patrons, disait que ça ne servait strictement à rien(...) Prenons la restauration, magnifiquement représentée par Alain Ducasse, qui vient de prendre la nationalité monégasque pour ne pas payer d'impôts et qui perçoit 2 milliards d'exonérations de charges, plus de 800 millions d'aides directes. Un emploi de la restauration-hôtellerie coûte plus de 3000 euros par mois à l'Etat. Ca fait cher le fonctionnaire derrière un comptoir !(...)

Ajoutez les exonérations sur stock-options (2,1 milliards), sur l'intéressement, la participation, et les plans d'épargne entreprise (14,4 milliards), sur la prévoyance et la retraite complémentaire (13,6 milliards), sur les indémnités de licenciement (5,1 milliards), et vous avez de quoi boucher dix fois le trou de la Sécu.

oncle bernard in charlie hebdo

*Le Mythe du "trou de la Sécu" de Julien Duval - éd. Raisons d'Agir

samedi 12 juillet 2008

cherche journalistes désespéremment

De deux choses l'une. Soit, la "visite" avec effraction du domicile de Ségolène Royal a réellement eu lieu; les détails livrés par son avocat sont vrais : il est notamment vrai, par exemple, que l'on a retrouvé sur un meuble le procès-verbal de plainte de la précédente "visite" déchiré, ce qui conforte l'hypothèse d'intimidations à répétition, provenant, selon les termes de l'avocat de Royal, "d'un maniaque ou d'une officine". Et alors, on ne comprend pas que toute la classe politique ne se déclare pas solidaire. On ne comprend pas que l'UMP, la ministre de l'Intérieur et le président de la République ne proclament pas leur intention de faire, d'urgence, toute la lumière sur l'affaire. On ne comprend pas que ne soient pas mobilisés des moyens aussi importants que ceux qui cherchent à retrouver Surcouf dans les ordinateurs de l'Etat-major, ou qui servirent naguère à établir la réalité du SMS "Si tu reviens, j'annule tout".

Soit, Royal ment, affabule, ou bien les visites proviennent de son entourage. Et dans ce cas aussi, il faut l'établir d'urgence.

Exceptionnellement, dans cette enquête, aucune pièce ne fuite, ni d'un côté ni de l'autre. Et l'on cherche en vain dans la glorieuse presse française toute trace d'investigation sur ce sujet. On cherche même en vain des lieux où ces simples questions soient sérieusement posées. Sauf, tiens, dans Le Figaro, où l'on apprend ici que certains policiers remettraient en cause la réalité de l'effraction, lourde accusation(...) Et c'est tout. Au lieu de celà, on tamtamise les accusations de Royal, notant (sans aucune preuve) l'étrange coïncidence entre ces visites et ses attaques contre Sarkozy, et les rituelles répliques UMP l'accusant de péter un plomb. Bien sûr, il y a le tour de France, et les chaussettes rouges de Betancourt le 14 juillet. Mais c'est à de telles impasses, que se mesure la vertigineuse démission du journalisme.

in arretsurimages.net

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