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mardi 7 septembre 2010

 

(spécial grève) on n'est plus là, mais quand même : vers quelle société allons-nous ?

Hier samedi 4 septembre je suis allée, avec mon jeune fils grossir les rangs des manifestants à Paris contre cette politique raciste et xénophobe qui semblent nous rappeler les pires heures de notre histoire française.

Nous quittons la manif dès notre arrivée à Hôtel de ville, bardés de nos autocollants, "Touche pas mon pote // Qu'est ce qu'elle à ma gueule // Roms //…etc " et décidons de nous rendre à st Michel.

Nous empruntons le Pont d'Arcole, au bout du pont 2 CRS.

Au moment où nous passons à leur hauteur, l'un d'entre eux nous demande d'enlever nos autocollants si nous voulons emprunter cette voie et nous rendre sur l'Ile de la cité. Ou bien de les garder et dans ce cas de changer de route.

Sidérée par ces remarques, je vais pour obtempérer quand je lui demande pourquoi et au nom de quoi. Ce à  quoi il rétorque "Ordre du préfet".

J'étais avec mon fils, abasourdie par cette injonction, et je n'ai pas su m'opposer ni même argumenter. Quoiqu'il en soit j'ai retiré mes autocollants que j'ai remis plus loin sur ma veste - maigre consolation....

Cette manifestation était autorisée, que je sache, et la liberté d’expression est dans la constitution française. En quoi suis-je une menace pour l’ordre public, avec mes 4 autocollants sur ma veste? Et en quoi la police est elle autorisée à me les faire retirer sur un “ordre du préfet”. Quel ordre?  Publié où et quand?

C’est à se demander sous quel régime nous vivons.

reçu par mail...

 

mercredi 28 juillet 2010

 

en fait non...

malgré les tentatives ci-dessous, il semble qu'on fasse une pause plus longue que prévue.

si vraiment quelqu'un en était triste, il y a dans la liste de liens ci-contre une quantité épatante de "collègues" virtuels de haute qualité - ah oui, forcément après il faut chercher un peu, ou alors accepter de se perdre et éprouver ce délicieux frisson des choses qui font un peu peur (mais en même temps, c'est en restant chez soi devant son ordinateur, donc ouf).

sinon, pour s'occuper avec plaisir, il y a aussi les ballades en montagne, le jardinage, la lecture, le cinéma, etc. - ou alors, depuis la terrasse du café, devant un picon bien frais, on peut se remplir les yeux de gars musclés en marcel et de filles estivales à demi-nues qui errent lascivement...

à bientôt,

dessillons

 

lundi 26 juillet 2010

 

la fin des vacances, mais dès l'avion...


Une expulsion ordinaire, France, été 2010

Paris-Dakar, fin juin 2010. Vidéo prise par un passager.

Êtes-vous d'accord pour que ceci soit fait en votre nom chaque jour de l'année ?

Seriez-vous d'accord pour voyager sur Air France dans ces conditions ? Comme expulsé ? Comme client ordinaire ?

 

dimanche 25 juillet 2010

 

du temps qui passe, et de ce qu'on en fait

à gauche, 200 milliards d'heures, le temps passé à regarder la tv par les adultes pendant une année aux USA

à droite, 100 millions d'heures, le temps nécessaire à la création de wikipédia.

via information is beautiful

 

dimanche 18 juillet 2010

 

note

les quelques uns qui suivent auront constaté qu'on n'est guère assidus ces temps-ci.

c'est qu'il fait chaud, et comme il se trouve que le monde tourne sans qu'il y ait rien à signaler de particulier, on en profite pour transpirer un peu.

mais on revient, sans doute sous peu.

dessillons

 

lundi 5 juillet 2010

 

internet en 2025

Bienvenue sur Internet ! En suivant les règles de ce guide, vous vous assurez d'une expérience d'Internet sans problème et sans risque.

VéritableIdentité

Avant de vous connecter, veuillez vous assurer que vous avez reçu votre carte VéritableIdentité des autorités locales. S'enregistrer directement sur Internet a été rendu illégal par la loi Fin de l'anonymat (dite loi Masson) de 2012, et vous devez vous assurer de signer vos commentaires, courriels, billets etc. avec votre véritable nom. (...).

Géolocalisation

Internet est découpé par pays en environ 120 régions. Cela permet que du contenu divertissant approprié vous soit diffusé, et que vous ne trouviez pas de contenu dérangeant. Votre localisation géographique devrait être automatiquement déduite de la position de votre point d'accès qui, s'il concorde avec le pays déclaré sur votre carte VéritableIdentité, vous permettra de continuer. (...)

S'inscrire au bon Internet

La plupart des offres de contenus dépendent de l'Internet auquel vous vous êtes abonné. Si vous vous êtes abonné à l'Internet GoogleAppleAmazon, alors vous pourrez accéder en un clic à une vaste bibliothèque de livres numériques, de nombreux films, ainsi qu'un certain nombre de pages personnelles approuvées. Si vous êtes abonné à l'Internet DisneyWarnerBrosViacom, vous accéderez à un catalogue de livres, de films et de pages personnelles différent.

Bien que nous ne puissions pas recommander l'un plutôt que l'autre, l'Internet goo:// est excellent pour la recherche et le divertissement léger (chiens parlants), alors que dis:// fournit l'expérience cinématographique la plus rapide. (...)

Gagner de l'argent sur Internet

* (...)  Si vous pouvez obtenir un emploi de Travailleur Cérébral, vous vous répondrez à de simple questions semi-automatisées comme « Est-ce que la personne sur cette photo est un homme ou une femme ? » pendant huit heures par jour. Répondre à ces questions vous permet de motoriser les algorithmes de traitement des données d'entreprises comme Google.

* Si vous avez la chance de décrocher le boulot bien payé de Placeur d'Idées, vous entrerez dans des zones d'Internet où vous pourrez ajouter des commentaires ou entrer dans des messageries, pour influencer les autres en mentionnant à quel point tel produit, personne ou idée est vraiment bien. Le gouvernement américain emploie environ 150 000 Placeurs d'Idées sur le web.

* Travailler comme Re-rédacteur Contenus. Chaque jour, de nouveaux articles, images, nouvelles non localisées font leur apparition sur Internet. Avant qu'ils ne puissent être distribués sur les versions localisées du réseau, ils doivent être réécrits pour correspondre localement aux nécessités culturelles et légales. En tant que Re-rédacteur Contenus, votre travail consiste à connaître ces nécessités et d'adapter le contenu en conséquence, en retirant les partie dérangeantes et en réécrivant les faits et parties qui peuvent entraîner une dissonance cognitive pour les consommateurs.

via padawan.info

 

samedi 3 juillet 2010

 

Le Groupe Casino tremble devant Fakir (et réclame 75 000 €)

Fakir sort son numéro d'été, avec un reportage consacré à « Jean-Charles Naouri, l'économie casino ». Mais avant même la parution du dossier, nous avons reçu des assignations au tribunal : le Groupe Casino et son PDG réclament 75 000 € à notre multinationale...

« CASINO et son président, Monsieur Jean-Charles Naouri sont les victimes d'un véritable acharnement médiatique piloté par le journal FAKIR. »

Vous ignoriez, ça, vous. Nous aussi.

On se croyait un petit canard militant, brinquebalant, entièrement rédigé, dessiné, mis en page par des bénévoles, essaimant timidement depuis la Picardie, mais voilà qu'en dix minutes chez l'huissier, hier après-midi, mercredi 23 juin, d'un coup, il nous est poussé des ailes de géant. Mieux que l'Incroyable Hulk, hop, d'un coup, notre association se transformait en conglomérat médiatique, en super-lobby, capable de « piloter » un « véritable acharnement médiatique ». On est fortiches, non ?

On comprend qu'ils tremblent, en face. Ils sont si chétifs, si fragiles. Le pauvre Jean-Charles Naouri, seulement la 63ème fortune du pays, à la tête du petit Casino, 11 000 magasins dans le monde, 200 000 « collaborateurs », 26,8 milliards de chiffres d'affaires – et cette frêle société, contre l'énorme, la puissante, la gigantesque multinationale Fakir. Ce choc contre un titan de la presse doit leur donner des sueurs froides, la nuit.

On comprend, dès lors, que ces malheureux nous réclament plus de 75 000 €. C'est une paille, pour une holding comme la nôtre. 75 000 €, notre trésorière, Aline, elle va à peine s'en rendre compte : des chèques comme ça, avec plein de zéros, elle en signe deux trois chaque matin en prenant son café. Et au pire, en décembre, les dirigeants de la Fakirie diminueront un peu leurs stock-options...

On ne va pas pleurnicher. On le sait bien, en dix années d'enquête, que notre journalisme est un sport de combat. Que notre canard a frôlé la mort judiciaire, un paquet de fois, déjà. Et bizarrement, pourtant, de toutes ces batailles – dévoreuses de temps, d'énergie, d'argent – à chaque fois nous sommes sortis plus forts. Parce que vous étiez là, camarades lecteurs. Parce que vous serez là, on le devine déjà, enthousiastes, solidaires, combatifs. A la dernière Assemblée Générale de Casino, nous étions huit – et à huit seulement, nous avons perturbé le ronron. L'an prochain, prenons les paris : nous serons huit cents.

Pourquoi le cacher, enfin ? Il y a un soupçon de fierté. Jean-Charles Naouri, face à nous, c'est l'homme qui, dans les années 80, aux côtés de Pierre Bérégovoy, a libéré la Finance. Depuis, de fonds de pension en « private equity » (il a d'ailleurs fondé le sien), de rentabilité à 15 % en super-dividendes, la dictature des actionnaires dévaste l'économie comme un nuage de sauterelles : la crise, c'est un peu, beaucoup, sa crise. Dans une démocratie normale, Jean-Charles Naouri devrait s'expliquer, en pleine lumière, au journal de 20 heures, devant des commissions parlementaires, sur les choix qu'il a opérés, dans l'ombre, il y a un quart de siècle. Mais il n'a pas à s'expliquer. Il trône tranquillement sur sa fortune, qu'il a bâtie depuis – grâce à la Finance. Alors, il y aura un espace public, maintenant, où cette histoire sera évoquée : ce ne sera pas son procès, ce sera le nôtre.

Bon voilà.

Maintenant, c'est l'été. On va réfléchir à comment on se défend, comme on contre-attaque avec une gigantesque campagne nationale. Si vous avez des idées, si vous souhaitez nous soutenir, envoyez un courriel à laurent@fakirpresse.info.

Et puis, on vous souhaite de bonnes vacances. Qui seront quand même plus belles avec un Fakir sur la plage...

Sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut tout.
Et c'est pour ça qu'à la fin c'est nous qu'on va gagner...

L'équipe de Fakir.

 

 

jeudi 1 juillet 2010

 

Pour une surprise, c'est une surprise!

Les coupes pratiquées dans les dépenses sociales par les gouvernements européens afin de diminuer les déficits budgétaires sont douloureuses sur le plan économique, mais ont également un coût en termes de vies perdues. C'est la démonstration que présente une étude, publiée jeudi 24 juin, dans le British Medical Journal.

David Stuckler (université d'Oxford), Sanjay Basu (hôpital général de San Francisco) et Martin McKee (London School of Hygiene and Tropical Medicine) ont mis au point un modèle mathématique à partir des variations des budgets sociaux et des données de mortalité de toutes causes de quinze pays de l'Union européenne de 1980 à 2005.

Chaque augmentation de 100 dollars (91 euros) par individu du produit national brut est associée de manière significative à une diminution de 0,11 % de la mortalité, toutes causes confondues. Mais une hausse équivalente des budgets sociaux entraîne une baisse sept fois plus importante (0,80 %) de la mortalité (...).

(Selon les auteurs:) "Les programmes sanitaires et sociaux apparaissent comme des déterminants majeurs de la santé future de la population, qu'il faut prendre en compte dans les débats économiques en cours".

via le monde

 

mercredi 30 juin 2010

 

Mécanisme de développement pourri

Nouvel accroc dans l'arsenal international de préservation du climat. Selon plusieurs organisations de défense de l'environnement, la moitié des économies de gaz à effet de serre financées dans les pays du Sud sous l'égide des Nations unies, grâce au mécanisme de développement propre (MDP), serait largement fictive et aurait surtout permis à l'industrie chimique d'engranger de substantiels subsides (...).

Au cœur de l'affaire : le HFC23, un gaz à effet de serre généré lors de la production d'un gaz réfrigérant très demandé par l'industrie du froid, le HCFC22. La plupart des usines sont implantées en Chine et en Inde, d'autres en Corée du Sud ou en Amérique latine.

Les infrastructures industrielles de captage et de destruction de ce gaz, 11 700 fois plus nocif que le CO2, sont rapidement devenues le premier vecteur de MDP : la moitié du milliard de tonnes d'équivalent CO2 économisé grâce aux MDP de 2004 à 2012 proviendra de la destruction du HFC23.

"Il fallait amorcer la pompe des MDP, or c'était des projets plus faciles à mettre en place que ceux liés aux énergies renouvelables ou aux déchets, et rapidement rentables", estime Emilie Alberola, chef de projet recherche à la CDC Climat, filiale de la Caisse des dépôts.

Trop rentables, selon les ONG, qui jugent que la vente aux pays du Nord de crédits carbone liés à l'élimination du HFC23 a créé, pour ces industries du Sud, un effet d'aubaine et des conséquences perverses. "Le prix payé pour la destruction du gaz est jusqu'à 70 fois supérieur au coût réel de l'opération", calcule Eva Filzmoser, directrice de CDM Watch, pour qui il s'agit ni plus ni moins de "crédits bidon".

Ainsi subventionné par le MDP, le sous-produit est devenu le produit. "Les quantités de HCFC22 et de HFC23 produites apparaissent principalement guidées par la possibilité de générer des crédits carbone", analyse Lambert Schneider, ancien membre du comité de méthodologie des Nations unies.

Les industriels auraient ainsi artificiellement accru leur production et volontairement maintenu à un niveau élevé le pourcentage de HFC23 généré par le processus. Une bonne partie des gaz à effet de serre détruits grâce à l'argent des crédits carbone n'aurait en fait jamais dû être émis. "On estime que ces abus ont permis à l'industrie de percevoir un milliard de dollars chaque année", relève Chaim Nissim, de Noé 21 (...).

En attendant d'hypothétiques législations, les ONG ont soumis au comité des méthodologies une proposition de réforme qui réduirait de 90 % les crédits carbone engendrés par ce type de projet.

Ce possible tarissement inquiète les marchés (...). Signe de cette fébrilité, "le prix de ces crédits carbone sur les marchés à terme a commencé à monter de manière spectaculaire depuis quelques jours".

via le monde

 

lundi 28 juin 2010

 

où ne manger que des sandwichs-laitue au volant rend écolo

Boire ou conduire, il faut choisir (pour sauver des vies). Mais pour lutter contre le réchauffement climatique, c'est entre bouffer des steaks tartare et conduire qu'il faudrait choisir.  (...) D'après l'Association végétarienne de France, se priver de produits animaux un seul jour par semaine, c'est supprimer 5 millions de véhicules des routes de France. Démonstration.

La consommation moyenne de produits d’origine animale entraîne l’émission d’environ 1500 kg éq-CO2 par habitant et par an. La population française génère ainsi 91,5 millions de tonnes éq-CO2/an par la seule consommation de fromages, œufs et viandes en tous genres. Pour atteindre ce chiffre, il a fallu croiser les données de la FAO sur la consommation annuelle de produits animaux en France (...) avec les données de l'étude de l'université de Cranfield où ont été quantifiées les émissions de CO2 liées à la production d'un kilo de chaque ingrédient énoncé avant.

Ensuite, en se basant sur des données du ministère de l'écologie, on peut calculer les émissions liées au parc automobile français. Le parc des véhicules particuliers émettait en 2006, 75,4 millions de tonnes de CO2. Si la France entière devenait végétalienne, ce serait plus efficace que de supprimer les 31 millions de véhicules des Français... Soyons sympa, avant d'embrasser le végétalisme dans la fermeté d'une dictature écologique, essayons d'abord de voir ce que ça donne de manger végétalien une journée par semaine. Et considérons le calcul réalisé par l'Association.

Établie dans la durée, 1 journée hebdomadaire sans produits animaux épargnerait l’émission de:

91,5/7 = 13,07 millions de tonnes éq-CO2/an.
Ceci représente:
13,07/75,4 = 17,33 % des émissions du parc des véhicules particuliers.
Ce qui revient à ôter des routes françaises:
17,33 % de 31 = plus de 5 millions de véhicules.

"Même en tenant compte de l’imprécision inhérente aux chiffres, on constate la grande efficacité d’une mesure simple de réduction de consommation de produits d’origine animale" conclut l'étude.

via six pieds sur terre

 

"bio n'est pas écolo", n's'pas.

photo prise dans un superu - la planète est sauvée, sans doute.

 

dimanche 27 juin 2010

 

Encore le chlordécone! Ça va durer longtemps?... Ben, pas loin de quelques siècles quand même!

(...) Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d'une partie de la population.

Une étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L'étude valide donc les signaux d'alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

"D'énormes erreurs ont été commises, qui rappellent furieusement les grands enjeux de sécurité sanitaires des années 1980 et 1990: hormone de croissance, vache folle, etc.", estime le professeur William Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Interdit en métropole en 1990, le pesticide a été utilisé par dérogation en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993, alors que les Etats-Unis l'avaient proscrit depuis 1976 (...).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles!" insiste M.Dab.

Dans ce contexte, l'étude Karuprostate a été lancée. Conduite par Luc Multigner et l'équipe de l'Inserm U625 et du service d'urologie du CHU de Pointe-à-Pitre, elle vise à "identifier et à caractériser les facteurs de risque environnementaux, génétiques et hormonaux de survenue du cancer de la prostate aux Antilles". Au cours de la période 2004-2007, l'exposition au chlordécone a été évaluée chez plus de 600 hommes atteints d'un cancer de la prostate et chez plus de 600 hommes non malades.

Selon les résultats, le risque de survenue du cancer de la prostate augmente avec les niveaux croissants de chlordécone dans le sang. L'exposition au pesticide est associée à un risque augmenté de la maladie (la probabilité de cancer de la prostate est multipliée par 1,8) chez les sujets ayant des concentrations sanguines supérieures à 1µg/l (...).

via le monde

A propos, qu'est-ce qu'on fait pour retrouver les 1500 tonnes de chlordécone dont on a perdu la trace en Europe ( Ex-Allemagne de l'est, Pologne...) et en Afrique (Cameroun, Côte d'Ivoire)? On attend les premières victimes ? (cf. les autres billets sur le sujet)

 

jeudi 24 juin 2010

 

pour le nucléaire, on n'avait pas dit non merci ?

Après l'Italie, la Belgique et l'Allemagne, c'est au tour du gouvernement Suédois de s'asseoir sur son référendum populaire de 1980. Ce référendum, organisé par les sociaux démocrates, actait de l'abandon progressif du nucléaire et prévoyait le démantèlement progressif des 12 réacteurs nucléaires au fur et à mesure de leur arrivée en fin de vie, étalés sur une vingtaine d'années. Deux réacteurs ont été effectivement fermés à ce jour. Il en reste 10, qui représentent 40% de l'électricité du pays.

On retrouve le même scénario qu'en Belgique ou en Italie : ici, ce n'est pas Tchernobyl mais l'accident de Three Miles Island aux États Unis en 1979 qui met un coup d'arrêt à l'essor triomphant du nucléaire. En Suède, le référendum de 1980 se traduit par l'adoption de la date butoir de 2010 pour mettre un terme au nucléaire dans le pays. Mais faut de volonté politique et d'une réelle planification écologique, à la date dite on constate qu'on a pas ce qu'il faut en face en matière d'énergies alternatives et on remet le couvert.

Le premier coup de canif a été porté en février 2009 par le centre droit au pouvoir, avec l'annonce de la création de nouveaux réacteurs. Ne restait plus qu'à faire entériner la reculade par voie parlementaire. C'est chose faite. Jeudi dernier, après de longs débats, le Parlement Suédois a voté en faveur du remplacement des réacteurs suédois. De justesse : 174 voix pour, 172 contre. C'est peu pour une décision d'une telle importance, qui relance la dépendance de la Suède au nucléaire pour des décennies, et la production de déchets nucléaires pour des milliers d'années, et ce contre la volonté du peuple exprimée en 1980. Il parait que les Suèdois seraient désormais favorables à la poursuite du nucléaire. On aurait pu leur demander... Un nouveau référendum aurait été un minimum, non ?

Entrée en vigueur : 1er janvier 2011. Des législatives ont lieu en Suède le 19 septembre prochain. L'opposition a annoncé qu'elle ferait du nucléaire un thème de bataille, et promis de revenir sur cette décision en cas de victoire. On ne demande qu'à voir.

via les petits pois sont rouges (si)

 

mercredi 23 juin 2010

 

Woerth/Bettencourt: où est le scandale?

Quatre jours après les révélations de Mediapart sur les liens supposés entre les époux Woerth et Liliane Bettencourt, les réactions ne faiblissent pas dans la classe politique (...).

Florence Woerth, l'épouse du ministre, directrice financière de Clymène, la société qui gère les actifs de la milliardaire, a annoncé qu'elle allait démissionner prochainement, tandis que Liliane Bettencourt promettait de rapatrier en France des comptes qu'elle possède en Suisse. Mais pour la gauche, ces deux annonces ne suffisent pas.

Le député PS Arnaud Montebourg et l'eurodéputée d'Europe Ecologie Eva Joly, contre lesquels Florence Woerth veut porter plainte pour diffamation sont les premiers à demander la démission du ministre. Le député de Saône-et-Loire a demandé mardi 22 juin sur RTL à Eric Woerth de "se mettre à la disposition de la justice", et réclame une enquête judiciaire (...).

Face à la multiplication des critiques, l'ancien ministre du budget a juré ne rien savoir des placements financiers de Mme Bettencourt : "Ni elle (sa femme) ni moi n'avons été informés d'une quelconque fraude ou évasion fiscale" et "jamais, je dis bien, jamais je n'ai donné la moindre instruction aux services fiscaux concernant la situation de Mme Bettencourt ou celle de L'Oréal", a déclaré le ministre, dans le cadre des questions au gouvernement  (...).

François Fillon, premier ministre, a dû assurer, mardi 22 juin, devant les députés, que son ministre du travail, Eric Woerth, dont le nom apparaît dans l'affaire Bettencourt, était un "homme intègre", qui "n'a commis aucune faute" et avait toute sa "confiance" (...).

Cet avis n'est pas partagé par tous à droite. Alain Madelin, lui-même brièvement ministre de l'économie et des finances sous Alain Juppé en 1995, estime "incompatible avec la fonction" de ministre la situation d'Eric Woerth. Selon lui, "la meilleure preuve, c'est que dès que le coup de projecteur est porté sur Mme Woerth, elle est obligée de démissionner. Ça montre bien que la situation était intenable".

L'ancien ministre va plus loin : "Dans n'importe quel autre pays européen, je ne pense pas que le ministre du budget puisse être trésorier du parti majoritaire", comme ce fut le cas pour Eric Woerth entre mars 2007 et mai 2010. Pour lui, ce conflit "illustre très bien une certaine inconscience française par rapport à toutes ces questions".

via le monde

C'est beau comme ils s'aiment! On se croirait dans les vestiaires d'une équipe de foot! Ceci étant, c'est pas joli, joli, mais le plus gros scandale, ne serait-ce pas qu'une seule personne détienne une telle quantité d'actifs (15 milliards d'euros en gros, à quelques îles seychelloises près) qu'elle a besoin d'une société spécialisée pour les gérer... Et si, dans la foulée du revenu maximum autorisé, on parlait aussi d'un plafonnement des successions?

Et autre scandale: comme d'hab', c'est l'épouse qui démissionne, pas le mari!

 

dimanche 20 juin 2010

 

le marchand de mort : "tu sais, nous on ne fait que vendre. Après, les fautifs, c’est ceux qui en font usage. On n’y est pour rien...."

(...) Ils sont à la fête. C’est que le grand raout de l’armement n’est pas seulement commerce de mort, il est aussi l’occasion pour les représentants ès grande faucheuse de tous les pays de se rencontrer dans une ambiance décontractée. C’est là qu’ils discutent des nouveaux petits bijoux semeurs de morts, présentent leurs nouveautés et signent de juteux contrats. Normal, dans ces conditions, que l’atmosphère soit à la bonne humeur et à la courbette servile : il y en aura pour tout le monde.

(...) 50 000 professionnels du secteurs attendus sur quatre jours, 1 300 exposants qui tous ont placé leurs billes (ou une partie d’icelles) dans l’armement terrestre, de Dassault à Taser, de Lockhead Martin (le roi du missile) à EADS, affichant leurs marchandises rutilantes comme d’autres leurs tapis. Opulents et joyeux. Il faut dire (...) qu’ils auraient tort de faire la gueule, tant leur industrie est plus que jamais florissante :

« En dépit de la crise, les dépenses militaires mondiales – toutes spécialités – ont atteint un nouveau record pour 2009, selon le rapport de l’Institut de recherche pour la Paix de Stockholm (SIPRI) publié le 2 juin dernier : 1531 milliards de dollars ont été consacrés au secteur militaire (+ 6 % par rapport à 2008, et + 49 % par rapport à l’année 2000). »

Alors, d’un stand à l’autre, c’est le même spectacle : champagne et petites pépées, rires et claques dans le dos. Les affaires tournent, l’heure n’est pas à la sinistrose. Dehors, un petit train touristique permet aux plus impotents d’aller jeter un coup d’oeil à la ribambelle de tanks s’étalant sur un parking immense, chenille vicieuse. Pas loin, une escouade d’officiels allemands s’engouffre dans un gigantesque véhicule blindé, visite guidée ponctuée d’exclamations enthousiastes. Allée F4, des yeux égrillards suivent les croupes des hôtesses d’accueil, quelques blagues fusent en polonais. Devant un stand, un type à l’accent belge, manifestement bourré, s’adresse à son interlocuteur japonais dans un anglais hésitant : « Cette roquette, mon vieux, elle te défonce un tank d’un claquement de doigt. Notre grande fierté. » Un temps. « Bon, on va la boire cette bière ? » À deux pas, un ricain excité, l’air ado, s’empare des mitraillettes d’un stand, l’une après l’autre, méthodiquement, pour les soupeser et mimer l’assaut furieux, l’œil en érection. Plus loin, les représentants de Taser tentent de m’expliquer que jamais au grand jamais l’on n’a pas pu faire état d’un lien direct entre un décès et l’utilisation d’une de leurs merveilles. Litanie déprimante.

(...) Vus comme ça, ils ont presque l’air normaux. Est-ce vraiment une excuse ?

via article XII (où on trouve d'autres photos édifiantes)

 

vendredi 18 juin 2010

 

comment lire les mails persos de votre député...

(...) A la suite de mon article sur l’utilisation des probabilités pour pénétrer des comptes e-mails, un internaute nous a envoyé les copies d’écran des boîtes mails de 2 députés.

En cliquant simplement sur le lien ‘mot de passe oublié’, il a réussi à s’introduire chez pierre.forgues@laposte.net et philippegoujon@hotmail.com, députés de Tarbes et de Paris, respectivement.

Dans mon précédent post, j’expliquais que des chercheurs britanniques avaient montré qu’un assaillant avait à peu près 1 chance sur 100 de deviner la réponse à une question de sécurité du type ‘quelle était le nom de jeune fille de votre mère’ en essayant les noms les plus courants.

Notre source, qui souhaite rester anonyme, explique avoir utilisé une méthode proche de celle là. Pour pouvoir réinitialiser le mot de passe, il lui a fallut trouver la date de naissance des députés et répondre, dans les 2 cas, à la question ‘Quelle est la ville de naissance de votre mère ?’. La date de naissance se trouve sur le site de l’Assemblée. Les villes de naissance étaient les mêmes que les villes de résidence. Plus facile, tu meurs. (...)

Les questions de sécurité bâclées ne concernent pas que les 2 députés cités. Un petit tour sur le site de l’Assemblée montre qu’une trentaine de députés utilisent des webmails dont le mot de passe peut être retrouvé au travers des questions de sécurité. (...)

Une fois aux commandes, on peut faire plusieurs choses :

   1. Retrouver le mot de passe original. C’est pas si difficile. La plupart des internautes n’utilisent qu’un seul mot de passe pour tous leurs services. Certains mails de confirmation d’inscription contiennent le mot de passe en clair. Il suffit de rechercher ‘mot de passe’ dans les archives de la boîte. A ce moment là, on a un accès illimité dans le temps aux conversations du député, qui ne se doute de rien. Plus efficace qu’un micro caché sous une table.

   2. Détruire son activité en ligne. Le contrôle de la boîte mail implique un contrôle de Facebook, Twitter etc. Libre au hacker de semer la zizanie partout où il le peut.

   3. Envoyer des chevaux de Troie aux autres députés. Au bout d’un moment, le député hacké va se douter de quelque chose. Mais entre temps, on peut envoyer des virus à tous les autres députés, en envoyant par exemple un fichier .doc infecté par un keylogger. Ce programme permet d’enregistrer tout ce qui est frappé sur un clavier et de les renvoyer à un ordinateur distant. Imparable pour trouver les mots de passe.

En s’introduisant dans la boîte mail d’un député, on peut donc facilement espionner tous les autres. De fil en aiguille et en suivant la même technique, on peut facilement remonter aux membres du gouvernement, et, de là, à toute l’administration.

Les conséquences possibles font presque aussi peur que la légèreté avec laquelle les députés concernés réagissent à la nouvelle.

Pourtant, quand il s’agit de sécurité en ligne, nos députés sont rarement en reste, assurant comprendre l’étendue du problème. (...) Parmi ceux qui ont voté la loi (LOPPSI, ndd), certains ne comprennent même pas comment sécuriser leur propre boîte mail. Comment croire qu’ils comprennent quoi que ce soit aux ‘outils de lutte contre la cybercriminalité ?

via web-obscur

et votre mot de passe à vous, il est solide ?

 

jeudi 17 juin 2010

 

la bagnole (suite de l'idée)

Cliquez sur l'image pour voir la planche complète sur "la bagnole", extraite du (fondamental) An 01 - lire aussi le billet précédent auquel cette image fait écho.

 

bagnoles : une bonne nouvelle, une mauvaise et une idée

Commençons par la bonne : les ventes de voitures neuves ont baissé de 9,3 % dans l’Union européenne en mai 2010. (...) Je crois utile de visualiser ces masses lourdes de matières premières qui ne seront pas arrachées à notre terre, et qui n’iront pas plus tard polluer les décharges à ciel ouvert de Manille, Accra ou Dacca. (...)

Cette bonne nouvelle est aussi très mauvaise, car la statistique indique qu’en mai, donc, 1 129 508 voitures rutilantes ont été achetées en Europe - dans l’Union -, malgré la crise et l’angoisse qui monte, et peut-être en partie à cause de cela. Plus d’un million ! En un mois ! (...) Et maintenant, sans transition, la vraie mauvaise nouvelle : en Chine, les ventes de voitures ont augmenté de 25,8 % en mai 2010 par rapport à mai 2009. Les « analystes », ces crétins appointés, soulignent que l’augmentation est en baisse. Que le taux d’augmentation décélère. (...)

Le mouvement auquel je songe établirait le cahier des charges d’une bagnole basée sur la nécessité sociale et la contrainte écologique. Elle consisterait en l’assemblage de pièces numérotées, par exemple de 1 à 500. Chacune aurait une fonction connue, reconnue, écrite dans un livre écrit d’une manière limpide. Un système gratuit, au coin des stations-service par exemple, permettrait en cas de panne de situer instantanément quelle  partie est momentanément défectueuse. Disons la 122. Muni de ce numéro, le proprio irait dans un magasin de quartier où un commerçant de quartier, crayon coincé entre le lobe de l’oreille et le crâne, irait farfouiller dans son arrière-boutique avant de lui apporter sa pièce 122. Laquelle ne vaudrait presque rien, car elle serait fabriquée dans des séries telles que son prix unitaire serait à la longue dérisoire. Et, bien entendu, la pièce 122 en panne serait rapportée, confiée aux bons soins du bon monsieur avec crayon à l’oreille, pour réparation.

De la sorte, on pourrait aisément imaginer, sortant de la logique propre à l’industrie - l’obsolescence organisée de tous les objets possibles -, fabriquer et utiliser des véhicules durant toute une vie et au-delà. Car pourquoi ne pas léguer à ses héritiers une bagnole sûre, efficace, en état de marche ? Certaines des 500 pièces pourraient fort bien faire l’objet d’échanges et permettre - pourquoi pas ? - de modifier l’apparence et la couleur du véhicule pour les ceusses dont le goût varie à chaque saison de chaque année. Oui, pourquoi pas ? (...)

Bien entendu, il faut se diriger au plus vite vers un monde sans bagnole individuelle. Mais en attendant ce jour heureux, si on commençait par le mouvement des 500 (pièces) ?

via planète sans visa

 

mardi 15 juin 2010

 

mieux que la vidéosurveillance ou les test ADN... le marquage nanométrique !

Le système ant-intrusion par vaporisation de SmartWater agit comme un appareil anti-vol/anti-intrusion. (...) Le système anti-intrusion par vaporisation brumisera les intrus (un jet de faible pression) via une solution liquide à base d'eau contenant un code unique. Ce code permet d'identifier avec certitude l'auteur du délit et le lieu du délit.

Le système peut être installé de manière visible et agir comme un puissant moyen de dissuasion par les clients (...). Les forces de l'ordre déploieront fréquemment le système dans des opérations sous couvert pour arrêter les auteurs de délit prioritaires. SmartWater Index est utilisé avec le marquage des biens dans le Stratégie SmartWater afin de réduire la délinquance et d'augmenter le pouvoir dissuasif.

SmartWater Index restera détectable sur la peau et les cheveux pendant des semaines et sur les vêtements encore beaucoup plus longtemps. La solution est invisible à l'oeil nu mais des traces jaunes fluo se révèleront à la lampe à Ultra Violet. Si l'auteur d'un délit est arrêté avec des traces de SmartWater, le code unique fournira aux forces de l'ordre une preuve irréfutable reliant l'auteur du délit avec le lieu du délit.

Un des éléments clés de la stratégie SmartWater est la formation faite aux forces de l'ordre sur le terrain ainsi que les équipes de support et d'investigation. SmartWater supporte aussi des opérations sous couvert via son équipe de support et d'investigation qui est disponible pour assister lors des analyses des élements de preuve, informer sur les tendances ou tout autre forme d'assistance/support aux forces de l'ordre. Tout ceci permet de s'assurer que la communauté des délinquants est informée sur les risques de conviction qu'apportent SmartWater en justice.

fiche produit de smartwater

 

ma maison est un carton

pub pour "la banque d'un monde qui change"...

 

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