A plusieurs reprises, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a fait des offres pour participer au sauvetage des finances grecques, mais les dirigeants de la zone euro s'y opposent mordicus (...).
L'Union européenne (UE) et le FMI sont pourtant intervenus ensemble en Roumanie, Hongrie et Lettonie, trois membres de l'UE, mais jamais dans un pays de la zone euro. Le gouvernement grec n'exclut pas non plus de recourir au FMI qui a dépêché une mission technique à Athènes.Certaines voix, en particulier au ministère français des finances, veulent conserver cette option (...).
Pourquoi tant de réticences ? Certains gouvernements en font une question de crédibilité. "C'est aux pays de la zone de faire preuve de solidarité. Vous imaginez le ridicule si nous devions nous en remettre à une institution basée à Washington ?", demande un dirigeant (...).
Le FMI répond, notamment par la voix de Jean Pisani-Ferry, directeur du Centre de recherche économique Bruegel et proche de M. Strauss-Kahn, que l'UE ne parviendra pas seule à calmer les marchés. Dans deux articles parus dans le Financial Times du 2 février et La Tribune du 3, M. Pisani-Ferry précise les arguments du Fonds.
Celui-ci estime que l'UE n'a ni la vocation, ni les équipes, ni les techniques pour analyser les carences d'un pays et préconiser des remèdes. L'Union n'a pas l'habitude d'affronter l'impopularité des thérapies de choc et pourrait céder aux manifestations de rue. Le FMI peut jouer de sa réputation de dureté pour aider le gouvernement grec à imposer les sacrifices inévitables.
Enfin, les experts du FMI estiment qu'il faudrait mettre sur la table 20 milliards à 25 milliards de dollars pour rassurer les marchés sur la solidité du sauvetage de la Grèce. "On voit mal Paris dégager de son budget 3 milliards de dollars pour voler au secours d'Athènes ! dit l'un d'eux. Et la difficulté est comparable à Berlin." Avec ses réserves de 1 000 milliards de dollars, le FMI dispose des fonds, lui.
via le monde

Google vient de prendre langue avec la NSA, cette « agence nationale de sécurité » mondialement connue pour être capable d’espionner, partout et tout le temps, tous les types de communication électronique, à l’exception, pour le moment, de la télépathie. Il s’agit évidemment de consulter (et plus si affinité) les « geeks » les plus performants du monde, dit-on, pour qu’ils aident Google à trouver des parades aux « attaques ultra-sophistiquées », qui ont récemment affecté ce géant du Web, ainsi que quelques autres compagnies-clé, curieusement beaucoup plus discrètes à cet égard, comme Cisco ou Adobe.
(ce qui suit n'est pas copié sur un autre site - oui, c'est osé, mais on va essayer de rester neutre pour juste transmettre l'info)
Le gouvernement italien a annoncé jeudi qu'il attaquait devant la Cour constitutionnelle trois régions ayant adopté des lois contre la construction de centrales nucléaires sur leur territoire, signe d'une montée de la tension autour du retour de la péninsule au nucléaire. (...)
La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est quasiment achevée. L’ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France.
Le 20 janvier 2010, Le Monde.fr titre : « Pour Hugo Chávez, les Etats-Unis sont responsables du séisme » (en Haïti) (...) ».
On disséquait hier, sur le plateau de Ligne j@une, à propos du pugilat de gladiateurs dans la boue qui oppose Sarkozy et Villepin, le type de folie très particulière qui atteint la tribu (restreinte mais bruyante) des présidentiables. Réaliser, à onze ou quinze ans, que l'on est missionné par Dieu pour gouverner la France, n'est pas un signe de santé mentale éclatante. Il en va de même pour les grands patrons. Ne pas douter un seul instant de valoir cent fois (et même exactement 308 fois, avance Judith) plus qu'un ouvrier, oser regarder dans la glace chaque matin un type qui vaut 308 fois plus qu'un ouvrier, n'est-ce pas un signe de dinguerie ? Pas un seul, en tout cas, n'est épargné. On attend avec impatience la nomination du patron du CAC 40 qui décidera de plafonner son salaire à (disons) dix fois le montant du salaire le plus bas de l'entreprise. A croire que la mégalomanie est une qualité professionnelle exigée.
"Cette réforme [...] restera l'une des plus importantes que j'aurai eu à conduire", triomphait Nicolas Sarkozy le 19 février 2008 à l'occasion de l'installation de la Commission Copé, chargée de plancher sur les modalités de suppression de la publicité sur la télévision publique. (...)
Monoprix va lancer début mai un magazine mensuel, édité à 1,5 millions d'exemplaires, qui sera distribué gratuitement dans 200 magasins de la même enseigne et sera financé par la publicité.
Le 12 janvier au matin, une escouade de policiers débarque dans une zone industrielle du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Leur cible : la Seni, une entreprise de nettoyage soupçonnée d’employer des immigrés sans-papiers. Bonne pioche ! Les policiers de l’Utile (Unité de traitement des infractions à la législation sur les étrangers), saisissent des liasses de documents et découvrent, stupéfaits, que près de 500 salariés sont en situation irrégulière. Soit 20% des effectifs de la société ! Aussitôt, trois dirigeants sont placés en garde à vue.
Les chiffres sont édifiants : les lois promulguées représentaient 632 pages en 1980, 1 055 pages en 1990, 1 663 pages en 2000 et 1 966 pages en 2006. Ces dernières années, la tendance n'a fait que s'accroître. Depuis le début de la législature, pas moins de 117 projets ou propositions de loi, sans tenir compte des conventions internationales, ont été adoptés. Pis, la "procédure accélérée", procédure censée être "exceptionnelle" en limitant à une lecture par Chambre l'examen des textes, a été utilisée pour 60 % d'entre eux depuis le début de la législature. Une boulimie qui conduit, inévitablement, aux couacs. Même dans la majorité, les élus appellent à ralentir le rythme.
Le 18 janvier, le Tribunal d’Instance du 5e arrondissement a condamné les habitants de l’hôtel particulier de la place des Vosges à payer 12.000 euros d’indemnités, auxquelles s’ajouteront 25.000 euros par mois d’occupation supplémentaire. Les forces de l’ordre ont également la possibilité de nous expulser manu militari à partir de la semaine prochaine. Voilà les raisons pour lesquelles nous avons tous décidé de rester, illégalement mais légitimement.
Les choses disent tout par elles-mêmes.




Le Costa Rica est une curiosité. Ce pays (...) n'a pas seulement renoncé à avoir une armée, il a décidé de lier son développement à la protection de la nature quand les deux objectifs sont le plus souvent jugés incompatibles ailleurs dans le monde.
