arh, mais cette mise en page est illisible !
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samedi 4 juillet 2009

 

mccarthysme, v.2.0


Fox News fait de la pub pour l'Insurrection qui vient!

Lors de son show -en version traduite par Libé ci-dessus- Glenn Beck lit des extraits du livre sur fond d'images d'émeutes en France et de manifestations au Japon ("Ils ne font pas ça, normalement, les Japonais!", s'étrangle-t-il).

Pour le chroniqueur -qui annonce emmener le livre en vacances- il est urgent de lire l'Insurrection qui vient "afin de connaitre ses ennemis".

via libélabo

 

vendredi 3 juillet 2009

 

videosurveillance à Paris - ça fait cher le voyeurisme

Bonjour,

 Reçu hier une note de Georges Sarre (adressée j'imagine à tous les adjointEs en charge de sécurité des arrdts).

- Localisation des caméras  : 43 ajoutées par rapport au plan initial, 17, déplacées, 18 supprimées suite aux demandes des maires de ne pas mettre de caméra aux abords des lieux accueillant des publics fragiles.

- Blabla sur l'efficacité des caméras...

- Les sous (enfin des chiffres !!!)

- coût installation, exploitation, renouvellement des caméras pour 15 ans : environ 250 à 300 MEuros ! Auxquels s'ajoutent le cout des travaux préliminaires du génie civil (ne me demandez pas de quoi il s'agit !)

- Sollicitation de la ville de Paris : exonération de la redevance d'occupation du domaine public estimée à... 3,8 ME /an !!!!! Auxquels se rajoutent le financement des travaux de voirie pouvant être évalués à... 25 ME !!!!  [Si je mets tous ces points d'exclamation c'est que je suis moi même extrêmement surprise de ces montants et de l'acceptation de la ville qui est quant même - comme bcp de collectivités - dans un pb de financement assez conséquent et qu'on nous explique à longueur de temps qu'il faut et faire des économies et trouver de nouvelles recettes ! Et là d'un coup j'ai les deux !]

Et pour finir, l'info que nous attendions : le niveau de la participation financière de la ville fera l'objet d'un débat au conseil de paris de décembre.

Installation des caméras fin 2010 début 2011.

xxx.

reçu par mail
(source anonymisée sur demande)
(waouh, comment ça fait reporter !)

en effet, on a déjà parlé de la videosurveillance sur ce site - en mal ? en mal.

 

de la croissance verte, ou "comment accelérer en klaxonnant quand on est face au mur"

"Les déserts de notre planète reçoivent en 6 heures plus d’énergie solaire que n’en consomme l’humanité en toute une année." C’est avec ce présupposé que le docteur Gerhard Knies, président du conseil d’administration de la Fondation Désertec défend son pharaonique dessein. En quoi consiste-t-il? A transformer le désert en un vaste récupérateur d’énergie solaire pour alimenter … les pays européens, un chouïa le Maghreb et le Moyen-Orient.

(...) D’après les experts du projet, pour couvrir les besoins mondiaux actuels en électricité (18 000 TWh/an), il suffirait d’équiper trois millièmes seulement des 40 millions de km2 des surfaces désertiques de notre planète (soit 120000 km2, c'est-à-dire une zone de 300 par 400 km) en centrales thermiques solaires. En gros, 20 m2 de désert par personne pour couvrir jour et nuit, sans émissions de CO2 ou presque, ses besoins en électricité.

Concrètement, l’électricité serait recueillie via un réseau de paraboles solaires implanté dans les pays de la ceinture saharienne. Le courant produit serait ensuite acheminé chez les riches par des lignes à haute tension immergées dans la Méditerranée. Mais 90% de la population mondiale habitent à moins de 3 000 kilomètres des régions désertiques et pourraient théoriquement être approvisionnés en courant propre produit dans les déserts.

(...) Ce projet, si beau sur le papier, pose différentes séries de questions. La première: que savons-nous de ce que pensent les populations nomades habitant le désert depuis des siècles et des siècles ? Leur demandera-t-on leur avis ? A combien négociera-t-on leur changement radical d’environnement ? La seconde: qui va aller installer les paraboles et mettre en réseau toutes ces technologies du Nord ? Ca sent le relent colonialiste avec transfert de technologie inégal à la clef. Troisième et dernière série d’interrogations: si les grandes compagnies cachées derrière ce beau projet sont celles auxquelles nous pensons, alors voici l’avènement d’un énième système énergétique centralisé propice aux pays riches. Qui ne résoudra en rien la question de l’indépendance énergétique européenne. Encore une fois, on cherche comment produire plus alors qu'il serait temps d'éduquer à la sobriété énergétique.

via six pieds sur terre

 

Liberté de circuler? Bien sûr... mais avec un aller simple pour Gaza!

Selon de nouvelles règles draconiennes édictées par les autorités israéliennes le 8 mars, il est désormais pratiquement impossible pour un habitant de la bande de Gaza de revenir ou de s'installer en Cisjordanie que ce soit pour des raisons humanitaires ou dans le cadre de regroupement de familles.

Après le dépôt de nombreuses pétitions devant la justice par deux organisations non gouvernementales (ONG) israéliennes, Gisha (Centre légal pour la liberté de déplacement) et Hamoked (Centre pour la défense de l'individu), ces dernières ont obtenu de l'administration un document qui expose dans le détail le labyrinthe administratif et les conditions très strictes auxquels les requérants doivent se soumettre pour espérer sortir de la prison à ciel ouvert qu'est devenue la bande de Gaza(...)

"En bloquant presque complètement la possibilité de se rendre de Gaza en Cisjordanie, Israël sépare les parents de leurs enfants, les maris de leurs femmes et dénie aux Palestiniens le droit fondamental à une vie familiale ainsi que le droit de choisir sa résidence", dénoncent les deux ONG.

Pour Joël Greenberg, de Hamoked, "cette procédure constitue une escalade supplémentaire de la politique israélienne de séparation entre les deux entités et un isolement accru de la bande de Gaza". Comme si un mur de plus en plus infranchissable était érigé entre les deux territoires.

Toutefois, ce constat n'est valable que dans un sens, car cette politique vise à encourager les Gazaouis de Cisjordanie à retourner dans l'enclave pour retrouver leur famille. "C'est un aller simple. Pour Israël, la bande de Gaza est comme un trou noir. On y jette les Palestiniens et on ne s'en occupe plus", fait remarquer Yadin Elam, avocat de Gisha.

via le monde

Ah oui, mais c'est en Cisjordanie qu'il faut faire de la place pour les colons!

 

jeudi 2 juillet 2009

 

Contrôles au faciès

La police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008 (...)

L'étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu'expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu'à présent, en effet, les enquêtes réalisées s'appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. "L'étude a confirmé que les contrôles d'identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l'apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu'ils sont, ou paraissent être", indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy (...)

Les auteurs parlent d'"effets délétères" pour les rapports entre la population et les policiers, citant les nombreuses émeutes intervenues en France depuis 2005. "Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l'antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d'être la cible de contrôles d'identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement". Ils soulignent que le cadre juridique "permissif" laisse aux policiers "un large pouvoir discrétionnaire".

via le monde

 

lundi 29 juin 2009

 

ne pas être mal


un petite animation vidéo en rouge et noir néo-cyber-anar, pour rappeler le poids croissant (démesuré ?) de google dans nos vies - "don't be evil"... untill you change your mind ?

(le titre du billet est la traduction de "don't be evil" (le slogan de google) proposée par google lui-même...)

 

notes sur l'eau en bouteilles

En 2004, il s’est consommé 26,0000,0000,0000 de litres aux USA, soit près de 28,000,000,000 de bouteilles de plastique.

17,000,000 de barils de pétrole ont été utilisés pour fabriquer ces bouteilles (suffisamment de pétrole pour faire rouler 100,000 automobiles cette année-là) et 2,500,000 tonnes de dioxyde de carbone ont été émises.

L’eau embouteillée coûte plus de 1,50$ la bouteille... C’est 1900 fois le prix de l’eau du robinet. Les consommateurs dépensent annuellement 100,000,000,000$ (cent milliards de dollars) pour acheter de l’eau embouteillée -  à noter que l'aide publique au développement des États-Unis s'est élevée à un peu moins de 24 milliards de dollars en 2006.

Les bouteilles de plastique soumises à la chaleur peuvent dégager des produits qui peuvent causer le cancer du sein ou d’autres types de cancer - en entrepôt, la température varie de -5° à 30°, en camion de 35° à 65°, au chargement et déchargement entre 5° et 35°, en magasin entre 10° 35°, puis chez vous...

reçu par mail (diaporama reformulé pour le net)

effectivement, on en avait déjà un peu parlé dans ce billet ou dans celui-là...
illustration tirée du site fascinant du photographe Chris Jordan, dont on avait déjà parlé sur dessillons.


 

dimanche 28 juin 2009

 

petite leçon d'esquive médiatique, ou comment le thème de la "violence" est décidemment bien pratique

Le 31 mars, le Parti de la presse et de l’argent (PPA) déplorait un nouveau cas de « séquestration ». Après les dirigeants de Sony, 3M Santé et FCI, premiers martyrs de la « radicalisation des luttes », c’était au tour de François-Henri Pinault, PDG du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), de se faire chahuter par son personnel, qu’il venait de gratifier d’un plan d’économies de 1 200 licenciements. La troisième fortune de France est retenue une heure dans son taxi sur un parking du XVe arrondissement de Paris, pendant que ses employés scandent « Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos ». Non loin de là, son attaché de presse, Bernard-Henri Lévy, affûte déjà son plumeau pour faire barrage à la « chasse aux patrons ».

« Il n’y a qu’un pas entre les séquestrations sages d’aujourd’hui […] et le passage à la “vraie” violence, braille l’hyper-philosophe dans Le Point, propriété de Pinault. Puissent-ils [ceux qui refusent de condamner les séquestrations] méditer l’aventure d’une génération qui […] sut comprendre – juste à temps – l’irrésistible enchaînement qui mène de la “compréhension” pour les formes sauvages de la colère sociale à la célébration, étape par étape, de la délation, de la terreur dans les mots et, un jour, à Munich, du passage à l’acte et au sang » (Le Point, 16.4.09). Une allusion à la prise d’otages perpétrée à Munich en septembre 1972 par le groupe palestinien Septembre noir, qui s’était soldée par la mort de 11 athlètes israéliens. Les salariés qui bousculent leurs patrons ont-ils conscience de l’héritage atroce qu’ils perpétuent  ? (...)

Journaliste aux Échos, Gabrielle Serraz a examiné de près la « violence inédite du conflit Caterpillar ». Ses révélations font froid dans le dos  : « […] sur fond de musique rap, d’insultes, de crachats, de vexations », une bande de « “gros bras” devenus incontrôlables » ont « paralysé les négociations » et terrorisé les délégués syndicaux plus conciliants envers la direction, qui auraient « même demandé à être protégés jour et nuit par des gardes du corps ». Ces lumpen-grévistes, « issus pour la plupart des programmes d’intégration sociale, récemment sortis de prison pour certains, ont pour seule stratégie l’augmentation de la “prime à la valise” », suffoque la journaliste (Les Échos, 26.5.09).

Alexis Mazza se reconnaît dans ce portrait. Ouvrier depuis treize ans à l’usine de Grenoble, il ne sort pas de prison mais fait partie des 19 « gros bras » assignés par le TGI de Grenoble pour – appellation piquante s’agissant d’une grève déclenchée par 733 licenciements – « entrave à la liberté du travail ». « Une grande première en France, note-t-il. J’ai été dénoncé par des collègues, probablement des cadres, en raison de ma réputation. Ça fait trois semaines que je n’ai pas touché de salaire et je ne sais pas comment je vais pouvoir nourrir mes filles. » La journaliste des Échos le concède  : les « Cater » ont « réalisé des prouesses en termes de productivité » et se sont pliés à maintes reprises aux desiderata de la direction. Au point que les actionnaires ont vu leurs dividendes tripler en cinq ans tandis que les bénéfices du groupe crevaient le plafond (3,86 milliards d’euros en 2008), un détail que Gabrielle Serraz omet de signaler dans son « reportage ». Il est vrai que les rentiers qui pompent les profits de l’usine grenobloise n’écoutent pas tellement de musique rap.

La sauvagerie des ouvriers français ne passe pas non plus inaperçue de l’autre côté de l’Atlantique. Le 23 mars, alors que le patron français de 3M Santé ayant son siège dans le Minnesota, Luc Rousselet, déguste les croissants que lui ont apportés ses employés après trente-six heures de rétention dans son bureau, l’angoisse enfle dans les rédactions américaines. 3M Santé ayant son siège dans le Minnesota, la grève déclenchée à Pithiviers pour s’opposer au licenciement de 110 salariés n’est-elle pas assimilable à un acte de terrorisme contre les États-Unis  ? Sur le site d’informations ABC.com, un confrère installé à Paris témoigne  : « Lorsque des travailleurs sont mécontents dans la France révolutionnaire, les lois de la République sont suspendues. […] Ils peuvent kidnapper ou faire tout ce qu’ils veulent, la police n’interviendra pas parce qu’il est admis que les travailleurs ont tous les droits. Cela explique pourquoi ils peuvent tout à fait retenir quelqu’un en otage, alors que, dans n’importe quel autre endroit du monde, cela serait considéré comme un acte terroriste » (ABC.com, 25.3.09).

in le plan B

Lire la suite...

 

vendredi 26 juin 2009

 

barrière linguistique ? lutte des classes ? apartheid ? mauvais esprit dessillonesque ?

ceux

Fort de France, Martinique, la foule attend le passage du cortège présidentiel.

in libération

 

Le choc des fauxtos...

A l'occasion du grand prix Paris Match 2009, Guillaume Chauvin et Rémi Hubert, étudiants aux arts déco de Strasbourg, ont soumis un photoreportage prétendument consacré à la dégradation des conditions de la vie étudiante.

Copie conforme du catalogue des idées reçues médiatiques, leur projet accumule, dans un noir et blanc misérabiliste, les vues de jeunes gens obligés de se nourrir dans les poubelles ou poussés à la prostitution pour payer leur scolarité.

Témoignant de la parfaite adéquation de cette proposition avec l'entendement journalistique, qui voit l'université comme un repaire de SDF, le jury a décerné le premier prix à ce bel exercice d'agit-prop, publié avec les honneurs dans le numéro de cette semaine (n° 2533 du 25 juin 2009).

via l'ehess

A l’issue de la remise des prix de la 6ème édition du Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant, Olivier Royant, Directeur de la rédaction du magazine et président du jury du Grand Prix, a décidé de réunir le Comité des membres afin de statuer sur la révélation faite par les étudiants Guillaume Chauvin et Remi Hubert, de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, sur leur reportage consacré à la « Précarité Etudiante ».

La « mise en scène photographique » qu’ils avouent avoir faite à l’insu des organisateurs, lors de la remise des prix en public, pour illustrer avec « des personnages fictifs » la réalité des difficultés que connaissent aujourd’hui certains étudiants, les éloigne du règlement du Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant (article 7) et de la philosophie que défend le magazine depuis 60 ans.

Aussi, selon l’article 10 du règlement déposé chez Maitre Venezia, huissier de justice, stipulant que « l’organisateur se réserve le droit de modifier le concours… », il a été décidé d’annuler le trophée du Grand Prix dans cette catégorie. La somme de ce prix augmentera la dotation 2010.

communiqué publié sur le site de Paris-Match

le "reportage" sur le site de Paris-Match

 

Bien mal acquis ne profite jamais! (surtout à ceux auxquels on l'a volé!)

La France s'affiche comme première de la classe en matière de lutte contre la délinquance financière internationale, mais "elle est bonne dernière à l'heure de saisir ou de restituer les avoirs et biens mal acquis qu'elle abrite".

En lançant cette pique dans un rapport publié mercredi 24 juin, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) écrit en connaissance de cause. C'est sur la base de la version précédente de ce document dénonçant les "biens mal acquis" publié en 2007 qu'ont été déposées deux plaintes contre des chefs d'Etat africains, dont le Gabonais Omar Bongo, récemment décédé, et le Congolais Denis Sassou Nguesso, et leurs familles. La première plainte a donné lieu à une enquête de police qui a révélé leur considérable patrimoine immobilier, avant d'être classée sans suite. La seconde a été déclarée recevable en mai, mais l'ouverture d'une information judiciaire reste suspendue à un appel du parquet, qui dépend du ministère de la justice(...)

De fait, si la France se targue de disposer d'un arsenal législatif exemplaire, elle l'actionne peu efficacement, au point de n'avoir "procédé à la restitution d'aucun bien ou avoir mal acquis" aux populations spoliées. Trois propriétés en France de l'ex-empereur centrafricain Bokassa ont été vendues aux enchères... au profit d'une banque.

Et les demandes de restitution formulées par des autorités haïtiennes, togolaises, nigérianes et irakiennes se sont heurtées à des refus français(...)

Pour autant, il ne s'agit pas seulement de mettre en œuvre des principes. Le CCFD considère les restitutions comme "un véritable enjeu de financement du développement". Le document estime le montant des spoliations de "105 milliards à 180 milliards de dollars" pour trente "kleptocrates", soit "plusieurs fois" le montant de l'aide internationale. Et précise que seuls "1 à 4 % des avoirs détournés" ont été restitués. Face à un bilan aussi "pathétique", le CCFD appelle l'Europe à "montrer l'exemple", et la France à accomplir "un geste politique fort".

via le monde

 

Où t'as mis le chlordécone? (Non, pas de jeu de maux aujourd'hui... Trop facile!)

Les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, un polluant extrêmement persistant, soupçonné d'être cancérigène, employé comme pesticide dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) présentent mercredi 24 juin un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du "chlordécone perdu".

Selon les informations des rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites aux Etats-Unis entre 1958 et 1976. La fabrication a ensuite été interdite, les ouvriers et les riverains des sites de production présentant des atteintes neurologiques graves. Environ 200 autres tonnes de chlordécone ont ensuite été produites au Brésil. Or, 300 tonnes seulement ont été utilisées aux Antilles. Le reste a été exporté dans d'autres régions du monde, en particulier dans l'ancienne Allemagne de l'Est (RDA), en Pologne, peut-être en Ukraine. Le pesticide a également été utilisé au Cameroun et en Côte d'Ivoire.

"On pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental de dimension mondiale, qui devrait envoyer à une coopération internationale", écrivent les auteurs. Le chlordécone n'étant plus produit ni utilisé aujourd'hui, ses résidus ne sont plus recherchés. Une enquête sur les zones d'épandage dans le monde est pourtant impérative, selon les rapporteurs (...)

La chlordécone pose un problème particulier du fait de sa persistance dans l'environnement. La molécule, très stable, peut rester présente dans les sols entre un et sept siècles, et continuer à transiter vers les produits cultivés. Les sédiments servent aussi de vecteur de contamination des eaux de rivière, puis des milieux marins (...)

via le monde

Attention aux langoustes, les békés: vos vies valent mieux que la pwofitasion!

 

jeudi 25 juin 2009

 

les USA ont echelon, on a frenchelon, notre marche-pied à nous

flic_jumelles.jpgFrenchelon, vous connaissez ? C’est le réseau espion d’écoute des télécommunications déployé par les services de renseignement militaires français, créé sur le modèle d’Echelon(...).

Le système français est bien moins connu que ne l’est Echelon, ce qui explique aussi qu’aucune carte des stations de Frenchelon n’avait encore à ce jour, et à ma connaissance, été réalisée. Alors j’en ai profité pour, non seulement en dresser la carte, mais aussi en prendre certaines en photo, ou plutôt faire des copies d’écran des photos satellites disponibles en ligne.

bien plus sur bug brother

 

mardi 23 juin 2009

 

Allez en paix et goinfrez-vous!

Rien ne peut empêcher un financier de renaître de ses cendres, pas même la faillite de la Lehman Brothers. C'est ainsi que Mark Walsh, l'architecte des montages immobiliers qui ont plombé la banque américaine, se lance dans une nouvelle aventure : gérer le portefeuille des biens immobiliers... rescapés du naufrage (...)

M. Walsh (...) dirigeait ses activités immobilières lorsque la banque américaine a fait l'acquisition d'Archstone, le géant commercial de ce secteur, quand les prix étaient au plus haut. Cette opération et quelques autres du même acabit avaient alourdi les comptes de Lehman de 43 milliards de dollars (30,9 milliards d'euros) en la lestant d'un parc de locaux commerciaux invendables. Lorsque Barclays a racheté les vestiges de la défunte banque d'affaires, M. Walsh et toute son équipe ont été immédiatement congédiés.

Et voilà qu'aujourd'hui se présente à lui une seconde chance. Car M. Walsh a racheté avec quelques associés l'essentiel des biens immobiliers de la banque faillie, pour 10 millions de dollars en tout. Ce n'est pas la première fois que l'on voit un financier revenir de loin. Lorsque Drexel Burnham Lambert a fait faillite à la fin des années 1980, Michael Milken y était le grand gourou des obligations à haut rendement (junk bonds) : il avait alors fini en prison. Aujourd'hui, il est à la tête d'un cabinet d'analyse économique florissant. Après vingt ans passés à la tête de la société d'investissement Apollo, son ancien collègue de chez Drexel, Leon Black, a lui amassé une fortune que Forbes estime à 3,5 milliards de dollars. Quant à John Meriwether, un an à peine après avoir failli faire imploser Wall Street avec son fonds spéculatif Long Term Capital Management, il revenait tout simplement pour lancer un nouveau fonds. La liste est longue.

Le choix de M. Walsh pour ces nouvelles fonctions est loin d'être absurde. Il sait dans quels placards sont cachés les cadavres que Lehman Brothers a laissés derrière elle(...)

via le monde

Libérez Madoff!

 

lundi 22 juin 2009

 

lààà, ouvre grand la bouche... un euro pour le nucléaire... un euro pour le renouvelable... et gobe bien tout mon enfant.

Je me suis dit, le même argent que l’on met dans les centrales nouvelles générations EPR, on va le mettre dans les énergies renouvelables, c’est un objectif de parité et je le réaffirme, non pas à l’horizon 2015 ou 2020, mais tout de suite, maintenant.

Nicolas Sarkozy, le 9 juin à Chambéry

(...) «On ne sait pas trop si le Président parlait des investissements industriels sur le territoire français, de la recherche. Ce n’est pas très clair», s’interroge un directeur de recherche. L’évocation par Sarkozy des sommes investies dans les réacteurs de troisième génération (les EPR) a particulièrement intrigué les spécialistes : «S’il veut consacrer aux énergies renouvelables autant que ce que coûtent les deux EPR français [10 milliards ndlr], il va falloir s’accrocher», s’amusait-on chez Areva.

(...) Interrogée par Libération, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie nous a finalement confirmé que l’objectif était d’atteindre la parité entre les budgets de recherche publique. Et d’affirmer : «Aujourd’hui, le rapport est de un à deux, avec 400 millions d’euros pour le nucléaire contre 200 millions pour les énergies renouvelables

Tâchons de vérifier : la loi de finance 2009 prévoit 440 millions d’euros pour la seule recherche nucléaire. Côté ENR, l’Etat contribue à la recherche essentiellement à travers l’ANR (Agence nationale de la recherche) et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’ANR revendique un budget de 70 à 80 millions d’euros dédié à l’énergie. Une somme qui couvre les travaux sur les ENR, mais aussi le stockage de l’énergie, la pile à combustible, ou l’efficacité énergétique. L’Ademe, de son côté, a été dotée de 400 millions d’euros sur quatre ans au titre des «fonds démonstrateurs» («terrains d’expérimentation» des nouvelles technologies de l’énergie avant le passage à l’échelle industrielle), et bénéficie en sus de 50 millions d’euros pour financer des projets. Mais là encore, ces sommes ne sont pas réservées aux seules ENR.

En clair, on est bien loin de la parité, et pas encore au niveau des 200 millions évoqués par Chantal Jouanno. Les acteurs de la recherche assurent toutefois que la dynamique est «positive». On part de loin. Les derniers chiffres consolidés de la recherche publique (pour l’année 2006) faisaient état de 477 millions d’euros pour le nucléaire contre 52 pour les ENR.

via libération

 

A19 - vinci lave plus vert

L’objectif est (...) que ce modelé artificiel apparaisse à terme tout à fait naturel.

extrait du dossier "environnement" du site de l'autoroute A19...

vidéo issue du site.

 

vendredi 19 juin 2009

 

fin du déficit public en italie ? (la berlue n'y est pour rien)

C'est une somme à peine imaginable : 134,5 milliards - oui, milliards - de dollars ont été saisis la semaine dernière à la frontière entre l'Italie et la Suisse.

Comme le révélait la presse italienne ces derniers jours, cette somme, qui comprend notamment 249 bons de la Réserve fédérale américaine, d'une valeur nominale de 500 millions de dollars, mais aussi de divers titres d'une valeur de 1 milliard, était cachée dans le double fond d'une valise transportée par deux Japonais. Ces deux derniers ont été arrêtés. (...)

Les bons sont-ils authentiques ou contrefaits ? C'est la question à laquelle tentent de répondre actuellement les douanes italienne, qui ont confirmé l'information sur leur site Web. Une enquête est en cours en Italie, en Suisse et aux Etats-Unis. Contactées par LExpansion.com, les douanes italiennes confirment la saisie des documents et assurent que les bons sont en cours d'authentification. S'ils sont authentiques, l'Italie touchera le jackpot : la loi prévoit en effet une amende lorsqu'on tente de faire passer de l'argent illégalement dans le pays, au-delà de 10 000 dollars, et cette amende se monte à 40% de la somme saisie. Dans le cas présent, 38 milliards de dollars. De quoi éponger le déficit public du pays. Si les bons saisis sont faux, en revanche, il n'y aura pas de miracle pour les finances italiennes...

via l'expansion

 

jeudi 18 juin 2009

 

à la poste, service public payant

"Solutions courrier pour les entreprises" (...)

Pour une entreprise recevant moins de 800 plis par jour, il lui en coûtera 6100 euros par an si elle souhaite disposer de son courrier en 6h et 7h du matin, 4100 euros entre 7h et 8h, et 2500 entre 8 et 11 heure. Mieux, pour bénéficier d'une distribution le samedi (...) il faudra signer un autre chèque.

La direction (...) a aussi décidé de facturer "le temps d'accès", (...) "le temps passé par l'agent entre la voie publique et le bac courrier du client". (...)

Non contente d'avoir inventé la double facturation pour une même lettre, (la direction veut) ne plus garantir la distribution en J+1 (...) cette mesure aurait "des vertus écologiques, mais aussi économiques".

in le canard enchaîné

 

mercredi 17 juin 2009

 

midi à sa porte

Un homme de 20 ans s'est noyé à Calais samedi soir. Il voulait se laver, explique Céline Dallery, infirmière à la permanence d'accès aux soins de santé. Il n'y a plus de douches pour les quelque 500 migrants sans-abri de Calais, qui tentent de passer en Angleterre. Du coup, la permanence est assaillie par ceux qui doivent soigner leur gale, et il n'y a plus de temps pour bien s'occuper des autres malades : tuberculeux, femmes enceintes, blessés. La jeune femme lance un appel au secours.

Que s'est-il passé samedi soir?

Un Erythréen est mort noyé. Il voulait se laver près de l'écluse. Il n'est pas tombé, il était en slip, beaucoup de migrants se lavent à cet endroit. Il venait de manger, d'après ce que m'ont dit les autres. Il a dû être emporté par le courant, l'endroit est dangereux, plein de vase. Il est resté un quart d'heure sous l'eau. Un pompier l'a repêché, il n'a pas pu le ranimer. Il est mort parce qu'il n'a pas pu prendre une douche.

Aujourd'hui, les migrants ne peuvent plus prendre de douches à Calais.

Ça fait six mois que ça dure. Il n'y a plus d'endroit pour se laver, à part à la permanence d'accès aux soins, qui dépend de l'hôpital. Une seule douche pour 500 migrants. Ils se bousculent, certains entrent par la fenêtre. Le Secours Catholique a déposé un permis de construire, mais la mairie a dit non. Elle veut bien des douches du côté de Marck, ce qui implique des allers et retours en camionnette (à 14 km de là, ndlr). La mairie de Calais voudrait rendre les migrants invisibles. En attendant, on ne prend pas en compte un grave problème sanitaire. On n'écoute pas les soignants.

Que constatez-vous?

Une catastrophe. Depuis qu'il n'y a plus de douche, le nombre de visites à la permanence est passé de 15 par après-midi à 40, à cause de la gale. Ça peut se régler de façon simple, il suffit de prendre des antibiotiques, de se laver, et de se changer, mais il n'y a pas de douches. On donne des antibiotiques, payées par l'Assurance maladie mais ça ne sert à rien. Les gens arrivent avec des cas de gale infectée, sur-infectée, font la queue, s'énervent. 

Et les autres malades?

On n'a plus le temps pour les vrais malades. Je parle des diabétiques, des asthmatiques, des blessés par les barbelés, les fractures, les brûlures. Une vieille dame kurde de 72 ans, dans la jungle (1), on n'a pas le temps de s'occuper d'elle. Une Erythréenne, enceinte de six mois, elle aussi dans la jungle. Elle était à Calais depuis deux jours. La poche des eaux s'est fissurée, une bénévole a détecté que quelque chose n'allait pas. On n'a rien pu faire pour qu'elle garde le bébé, elle a accouché en urgence à l'hôpital d'un bébé de 800 grammes, on ne sait pas s'il va vivre. Il y a aussi des cas de tuberculose, un jeune Iranien qui a fait un infarctus dans la jungle, il n'avait plus d'anti-coagulants. Il a été hospitalisé, il est ressorti. Je dois prendre le temps de lui expliquer qu'il doit se débrouiller pour ne plus être à court, il peut mourir. Mais ici, c'est l'usine à gaz.

Quarante personnes se douchent chaque jour, comment font les autres?

Les Erythréens se lavent dans le port, avec cette mort absurde. Les Afghans, dans les rejets de l'usine Tioxide (classée Seveso, ndlr), ils me disent que c'est une eau blanche et chaude. On ne sait pas ce qu'il y a dedans. Il y a un réel problème sanitaire. On ne peut pas laisser les gens se laver dans les flaques d'eau, se baigner dans des endroits dégueulasses. Tout le monde s'en fout, chacun voit midi à sa porte. Et nous, si on devait partir de France, comme s'est déjà arrivé dans l'histoire, si on se trouvait accueilli comme des rats sur le mode "Je suis né ici, j'ai plus de droits que toi qui arrives"? Ça n'a pas de sens. Ça coûte quoi de fabriquer des douches? On a peur d'attirer du monde? Venez les gars, y'a des douches à Calais, ça va être bien! Les gens ne quittent pas l'Afghanistan pour venir se doucher à Calais.

Et maintenant?

Je ne sais plus quoi faire. Faire une lettre ouverte, écrire une lettre au ministère? Demander à Eric Besson de venir nous voir? A Carla Bruni? Qu'ils passent ici. Qu'ils viennent.

in liberation.fr

 

Encore... mais surtout ne changeons rien, hein ?

(Encore un) lien établi entre pesticides et maladie de Parkinson

BLOG-pesticides Arroser abondamment ses champs de pesticides peut refiler la tremblote. C’est, en substance, ce qu’il faut retenir d’une étude publiée par des chercheurs de l’unité «Neuroépidémiologie» de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC). Elle met en relation l’exposition aux pesticides avec la prévalence de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Le résultat est net: le risque de contracter la maladie double avec l’exposition aux produits phytosanitaires. Il augmente aussi avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré.

Cette étude est l'une des dernières pierres à l'édifice scientifique qui planche sur les effets sanitaires des produits phyto. Déjà, en 2006, une étude menée à Harvard considérait que l'exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Une compilation d'études se trouve ici. La maladie de Parkinson a même été reconnue «maladie professionnelle» par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole(...)

Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille regroupe, par exemple, le lindane et le DDT, largement utilisés en France entre les années 1950 et 1990. Caractéristiques de ces produits: leurs molécules ne se dégradent pas dans l’environnement. Si bien qu’on les retrouve des années après dans l’organisme. En 2004, l’ONG WWF avait prélevé quelques millilitres de sang auprès de 39 députés européens. Les scientifiques avaient ensuite analysé les échantillons pour y quantifier la présence de 101 produits chimiques répartis en cinq familles : les pesticides organo-chlorés, les polychlorobiphényles, les retardateurs de flammes au bromure, les phtalates et les composés perfluorés. Au final, pas moins de 76 des 101 substances recherchées avaient été identifiées ! En moyenne, 41 substances ont été détectées par individu, avec un record à 54. Intéressant, surtout quand le produit n’est plus utilisé… Treize d’entre elles ont été systématiquement identifiées dans les prélèvements sanguins, dont un pesticide (le HCB) et un métabolite du DDT.

Dans le communiqué, les chercheurs de l'Inserm prennent leurs précautions: «on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés» écrivent-ils. Toutefois, «aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet).» De même que dire des agriculteurs qui fument, boivent, multiplient les conduites à risque et se retrouvent avec Parkinson? Existe-t-il un lien?

Par ailleurs, le niveau d'exposition est important car nous sommes tous concernés à des doses plus ou moins faibles fixées par le législateur: les LMR, limites maximales en résidus. Quel est l’impact de la contamination résiduelle régulièrement analysée dans les fruits et légumes ? Quelles seraient les conséquences d’expositions à plus faibles doses ? Peut-il y avoir un risque pour le consommateur ? Si oui, qui est en train de le calculer, de le mesurer et de réglementer ? N’est-ce que l’un des je-ne-sais-combien-ième facteurs de risque en matière de santé environnementale avec lesquels il faut vivre sans rouspéter ?

Pour lire les résultats publiés dans Annals of Neurology, c’est ici.

in six pieds sur terre

avant ça :

- y sont beaux mes pesticides

- c'est tout simplement pas possible ok ?

 

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