L'Islande va se saigner à blanc pour respecter un nouvel accord avec Londres et La Haye au sujet du dédommagement des clients britanniques et néerlandais d'Icesave, la banque en ligne de l'établissement Landsbanki, qui avait fait faillite en octobre 2008 (...).
Les services du premier ministre islandais, Johanna Sigurdardottir, ont annoncé, dimanche 18 octobre, la nouvelle version d'un texte dont la première mouture avait été rejetée par les gouvernements britannique et néerlandais. Il prévoit, cette fois, le remboursement des quelque 3,8 milliards d'euros d'avoirs disparus avec le naufrage de Landsbanki.
La totalité de la dette sera épongée sans limite dans le temps, ce qui devrait coûter, d'après une estimation de la banque centrale, quelque 12 000 euros à chaque Islandais. A Reykjavik, l'opposition au gouvernement social-démocrate et écologiste juge ce calcul trop optimiste... (...).
Même si elle attendait encore un vote des députés, Mme Sigurdardottir a évoqué les nombreux "aspects positifs" de l'accord. Il devrait permettre la poursuite des négociations d'adhésion avec Bruxelles et, surtout, de débloquer l'aide du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci s'était engagé à avancer 10 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros) à l'Islande, mais les paiements ont été vite suspendus, suite au différend sur les garanties de dépôt. Il y a quelques jours, le ministre des affaires étrangères, Össur Skarphedinsson, avait fustigé l'attitude du FMI en invoquant les efforts accomplis "au-delà de ce qui était prévu", en termes de déficits, de stabilisation de la monnaie ou d'emploi(...).
via le monde
