inégalités en hausse :

inégalités en baisse :

Le paysage dressé par nos données est double. (...) Globalement les revenus augmentent, les conditions de vie s’améliorent, on est mieux formé et on vit plus longtemps. Oui mais voilà : ces progrès sont de moins en moins bien partagés. Les plus riches ont vu leurs revenus s’envoler avant la récession, mais celle-ci a entraîné une baisse des revenus financiers et de l’intéressement aux résultats des entreprises qui bénéficient essentiellement aux plus aisés. En même temps, les plus cultivés s’acharnent à défendre l’un des systèmes éducatifs les plus inégalitaires parmi les pays riches. Et ça marche : les scolarités s’allongent surtout pour les plus diplômés.

D’une manière générale, les périodes de ralentissement économique durcissent la compétition, ce qui profite aux plus favorisés. La situation des moins qualifiés, des femmes, des immigrés et des précaires ne se dégrade pas, mais les progrès des années précédentes sont stoppés. Depuis une quinzaine d’années la pauvreté ne baisse plus, le salaire des femmes ne rattrape plus celui des hommes, etc. (...)

via l'observatoire des inégalités